Kingsley Coman évoque son amour pour les dribbles et Ronaldinho

Tibor Turpin
Kingsley Coman s'est livré pour le magazine SoFoot.
Kingsley Coman s'est livré pour le magazine SoFoot. / Alexander Hassenstein/Getty Images
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Il possède l'un des plus gros palmarès du football français avec 10 titres de champion d'affilée à seulement 24 ans (25 ans le 13 juin). Kingsley Coman s'est livré sans tabou avant l'Euro pour le magazine SoFoot. Il y évoque notamment son amour pour Ronaldinho et le plaisir qu'il prend à dribbler ses adversaires.


Connu pour sa capacité à faire la différence sur les cotés, Kingsley Coman a déclaré son amour à son inspiration : Ronaldinho.

"Je me rappellerai toute ma vie du match de Ronaldinho contre Marseille en 2003, qui se finit par une victoire du PSG 3-0. [...] Je me souviens très bien du moment où Ronnie part en profondeur, dribble le gardien puis le défenseur pour faire une passe sur un plateau à Jérôme Leroy, qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. C'était une action de fou !" déclare-t-il. "En 2006 il y a aussi le Brésil-France de la coupe du monde. J'étais dégouté de voir le Brésil se faire sortir. J'avais beau être supporter de la France, j'étais fan de Ronaldinho avant tout." répond-il avant de poursuivre sur pourquoi il est tombé amoureux du brésilien.

"Cette manière insouciante avec laquelle il jouait, le spectacle qu'il créait. C'est ce qui m'a rendu totalement fan de lui. Pour lui le foot était un divertissement avant d'être un sport. Il me donnait des frissons quand j'étais gamin." nous raconte Coman.

L'amour du dribble.

Cette amour pour Ronaldinho se perçoit à travers le jeu de l'ailier bavarois. Grand spécialiste du cassage de rein, Kingsley Coman adore faire parler sa vitesse et son aisance technique balle au pied.
Il essaye désormais de transmettre aux spectateurs les mêmes sensations que lui avait quand il regardait son mentor jouer.

"Quand je suis devenu pro, c'est l'objectif que je me suis fixé : faire en sorte que le spectateur éprouve ce même genre de sensations quand il regarde mes matchs. Le problème avec le haut niveau, c'est que dribbler tout le monde et puis revenir en arrière, ce n'est plus possible (rires). Ce qui devient le plus important, c'est la victoire et non le spectacle." exprime-t-il sur son rapport aux dribbles.

Restreint dans un club de haut niveau, il explique qu'il doit se contenir pour ne pas ralentir l'équipe et aider au maximum la construction du jeu.

"Je ne peux pas laisser libre cours à 100% de ma créativité. Quand tu évolues dans un grand club, tu es obligé de la brider. Je pourrais prendre le ballon et faire deux ou trois virgules par match, c'est un geste que je maîtrise, mais ca ferait un peu cirque Pinder." explique l'attaquant de l'équipe de France.

Auteur d'une belle virgule dans le match de la France face au pays de Galles, Kingsley Coman a rendu un bel hommage à son idole.

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