Euro Féminin 2022

Interview Exclusive : Jessica Houara-d'Hommeaux évoque les chances des Bleues avant l'Euro 2022 (Partie 2)

Steeven Occhipinti
Jessica Houara-d'Hommeaux s'est désormais confiée sur la compétition.
Jessica Houara-d'Hommeaux s'est désormais confiée sur la compétition. /
facebooktwitterreddit

Après s'être confiée sur son rôle de consultante pour Canal + durant l'Euro 2022, Jessica Houara-d'Hommeaux est, cette fois-ci, revenue sur la compétition. Entre les favorites, les joueuses à suivre ou encore les chances des Bleues, l'ex international tricolore (64 sélections) s'est exprimée sur de nombreux sujets !


Il y a de nombreuses nations qui peuvent prétendre à la victoire finale. Est-ce qu'on peut parler de l'Euro le plus indécis de l'histoire ?

Oui, je pense que c'est l'Euro le plus indécis de l'histoire. Mais c'est le plus indécis parce que c'est le plus relevé. Il y a beaucoup d'équipes qui peuvent prétendre au titre. Avant, on parlait souvent de l'Allemagne. Bien sûr, il y a eu les Pays-Bas en 2017, mais c'était une surprise. On parlait également de la France, on parlait un petit peu de la Suède, des pays nordiques.

Maintenant, on parle de l'Angleterre, de l'Espagne. La Suède, l'Allemagne et la France sont toujours là. L'Italie qui commence à monter, les Pays-Bas qui sont les tenants du titre. J'en ai déjà cité sept. Sept nations qui peuvent vraiment prétendre au titre. Et il ne faut pas oublier l'Islande qui est toujours difficile à jouer. Je l'ai vécu. On a gagné 1-0 très difficilement (ndlr : à l'Euro 2017).

Il y a plein d'équipes comme ça qui sont aussi difficiles à jouer. C'est l'Euro le plus relevé depuis des années. Parce que, et c'est normal, le football féminin se développe, et forcément le niveau progresse. Au fur et à mesure de chaque Euro, dans quatre ans si on en reparle, on dira sûrement la même chose : "c'est l'Euro le plus relevé".

Est-ce que ce n'est pas un tournant qui peut être pris pour le football féminin cet été ?

Ça peut marquer un tournant. Même si je pense que le tournant a déjà commencé à se faire. Quand on voit le nombre de spectateurs pour aller voir des matches de football féminin en Espagne, en Angleterre, en Italie... Personne n'aurait pu imaginer que Barcelone remplisse son stade, qu'en Angleterre, les stades soient remplis pour les matches internationaux.

En France, on est encore un peu à la traîne, hélas, par rapport à ça. Mais je pense qu'il y a déjà un tournant qui a commencé à se faire, très clairement. Depuis une ou deux saisons, on le voit en Europe, tout commence à vraiment prendre de l'envergure sur le football féminin. On l'a vu un peu lors du Mondial 2019, en France, c'était quand même une très belle compétition. Il y avait beaucoup de monde dans les stades.

J'espère, qu'en regardant ces matches-là, les gens qui ne sont pas spécialement adeptes du football féminin vont se rendre compte que le niveau commence à être vraiment élevé. Et je pense que ça peut aussi permettre de changer certaines mentalités et certaines visions que l'on a du football féminin.

Manchester Previews - UEFA Women's EURO 2022
Le match d'ouverture va se dérouler à Old Trafford. / James Gill - Danehouse/GettyImages

A lire aussi : Interview Exclusive : Jessica Houara-d'Hommeaux explique le son rôle de consultante avant l'Euro 2022 (Partie 1)

C'est aussi les gros clubs européens qui permettent d'accélérer la progression du foot féminin.

On le voit, tous les gros clubs en Angleterre ont une équipe féminine. En Espagne, ça commence à être le cas. Quand on voit le nom des équipes qui jouent dans le championnat d'Espagne, ça a quand même fière allure. L'Italie, c'est exactement pareil ! On voit vraiment tous les cadors : le Milan, l'Inter, la Juve, la Roma. Toutes ces équipes-là ont des équipes féminines.

Forcément, ça permet de faire progresser le football féminin. En Allemagne, ça commence à être le cas aussi. On voit quand même de grosses équipes. On voit le Bayern Munich, on voit Wolfsburg. Ce sont des équipes qui sont de très haut niveau chez les garçons et qu'on commence à voir de plus en plus au haut niveau dans le football féminin. Si on me dit de regarder un Bayern - Barcelone ou un PSG - Barcelone, forcément, ça me donne envie même dans le football féminin. Parce que les noms donnent envie.

C'est ça aussi qu'il faut qu'on arrive à obtenir en France. Le problème, c'est que tout est souci d'économie et on le sait. Le problème, c'est que faire et investir dans une section féminine, ça coûte de l'argent. Au début, il n'y a pas forcément de retour sur investissement. En France, nos clubs sont un petit peu malades économiquement parlant. Le cadet de leurs soucis, c'est d'investir de l'argent dans une équipe féminine. Ne pas avoir de retour, parce qu'au début, il n'y en a pas. Et c'est ça, c'est compliqué parce qu'ils ne vont pas très bien.

Il est clair que la crise sanitaire n'a pas aidé...

Exactement. Je pense qu'en Angleterre, les clubs ne souffrent pas trop de tout ça. En Espagne, ça l'air d'aller aussi. Mais j'ai l'impression qu'en France, on est peut-être l'un des pays les plus impactés.

Heureusement que l'OL et le PSG permettent à la France de briller au niveau européen !

Oui heureusement ! Mais en même temps, j'aimerais qu'il y ait d'autres clubs qui puissent le faire. Pour homogénéiser un petit peu notre championnat. Et que ça puisse se ressentir sur notre équipe de France. Parce que plus le niveau est relevé, plus ça va attirer du monde dans les stades, plus il va y avoir de recettes, plus ça va grandir. En fait, c'est un cercle vertueux.

Surtout que les joueuses tricolores pourraient commencer à aller voir ailleurs...

Il y a de plus en plus de joueuses qui s'expatrient à l'étranger, en Angleterre, en Espagne, aux USA. Il n'y en avait pas autant avant... Et là, il y en a beaucoup plus, parce que déjà, c'est toujours intéressant, et enrichissant personnellement parlant, de découvrir une autre culture. En plus de ça, financièrement et en termes de qualité de championnat, ce n'est peut-être plus le Français qui est le plus attractif. Avant, c'était le championnat français, maintenant ce n'est plus le cas. Forcément, les joueuses ont aussi envie, tous les week-ends, que ce soit difficile.

Pour en avoir discuté, l'engouement à l'étranger est totalement différent de ce qu'il se passe en France. Quand on est joueuse, on a aussi envie de jouer pour un public. Quand on entend ses copines qui sont à l'étranger et qui disent : "Il y avait tant de monde dans le stade", ça donne envie ! Et quand on voit que tous les week-ends, c'est difficile... Je le dis, on a envie de se frotter au plus haut niveau. On a envie, au fur et à mesure, de franchir des paliers. Forcément, on peut avoir envie d'aller à l'étranger et c'est normal !

"Bon courage à Corinne Diacre pour aligner son trio ou son quatuor offensif."

Jessica Houara-d'Hommeaux

Ce n'est pas forcément intéressant de jouer pour l'OL ou le PSG et de gagner sur des scores fleuves chaque week-end !

Non... Même si cette année, on a vu le PSG et Lyon avoir plus de difficultés. Il y a plus de scores accrochés. Tant mieux ! Mais, les trois-quarts du temps, on sait que le titre va se jouer entre Lyon et Paris. En même temps, à l'étranger, c'est un petit peu le cas aussi. Il ne faut pas se leurrer. En Espagne, c'est entre le Barça et l'Atlético. Et le Barça met des scores fleuves à beaucoup d'équipes. En Angleterre, ça se joue beaucoup entre Chelsea, Arsenal et Manchester City. Il y a quand même ce phénomène-là aussi dans les pays étrangers. Mais je pense que quand on est Française, on a aussi envie de voir ce qu'il se passe ailleurs.

Revenons sur l'Euro, est-ce que vous pouvez citer vos quatre favorites avant la compétition ?

L'Angleterre à la maison. La France. La Suède, elle est toujours là dans toutes les compétitions, c'est fou. Et après, c'est difficile. J'hésite entre l'Espagne et les Pays-Bas. Mais je vais dire l'Espagne (ndlr : depuis l'interview, l'Espagne a perdu sur blessure deux joueuses majeures : Jennifer Hermoso et Alexia Putellas).

Concernant les Bleues, pensez-vous qu'elles ont le potentiel pour aller au bout ?

Comme chaque compétition, elles ont le potentiel. En termes de qualité intrinsèque, elles rivalisent avec toutes les équipes qu'il y a dans ce championnat d'Europe. Après, il va falloir passer ce cap des quarts de finale. Est-ce qu'elles vont enfin réussir ? Est-ce qu'on va enfin réussir ? Parce que j'ai envie de dire nous ! On va voir comment ça va se passer. On va voir comment le groupe va vivre. On va voir comment le groupe va réagir.

Forcément, ça va être des matches très intenses, très difficiles. Beaucoup plus difficiles que ce qu'elles peuvent jouer lors des éliminatoires de l'Euro ou de la Coupe du Monde. Elles font partie des favorites comme à chaque compétition. Et j'espère que ça va passer cette fois-ci.

FBL-WOMEN-FRA-VIE-FRIENDLY
Les Bleues ont une attaque incroyable. / FRANCK FIFE/GettyImages

Quels sont les points forts des Bleues pour cet Euro ?

Leurs points forts, c'est un peu tout. Défensivement, on est forte, mais offensivement, on a un potentiel exceptionnel. Bon courage à Corinne Diacre pour aligner son trio ou son quatuor offensif. Il y a d'autres qualités, parce que défensivement, je pense qu'il va falloir faire fort pour marquer des buts. Quand on a Wendie Renard, Griedge Mbock, Aïssatou Tounkara, Sakina Karchaoui, Ève Perisset, et encore, j'en passe. Je pense que défensivement parlant, on n'est pas mal non plus, avec Pauline Peyraud-Magnin dans les buts, c'est plutôt pas mal aussi.

Mais offensivement parlant, c'est notre atout premier. On est capable de marquer à tout moment. On est capable de marquer sur coups de pieds arrêtés. On a de très bonnes tireuses de coups de pieds arrêtés. En plus de ça, on a des joueuses de tête magnifiques. Il y a Wendie Renard, c'est exceptionnel. Mais au-delà de Wendie Renard, il y en a beaucoup d'autres. Il y a Marie Antoinette-Katoto, elle a un jeu de tête magnifique. Il y a Griedge Mbock, c'est pareil. Et j'en oublie sûrement.

Et le point faible des Bleues ?

Ce n'est pas être méchante pour les milieux, mais je pense que notre milieu manque un petit peu d'expérience, par rapport aux années précédentes. Il y a des joueuses de très grande qualité, ça il n'y a rien à dire. Mais c'est peut-être "le point faible". Même si je n'aime pas dire ça, parce que ça dénigre un petit peu les milieux qui ont été prises dans la liste des 23 et ce n'est pas le but du tout. Il y a quand même des très bonnes joueuses.

Et au niveau de l'expérience internationale ? Est-ce que le fait de bloquer sur ces quarts de finale, ça peut jouer dans les têtes, en arrivant dans les matches couperets ?

Oui forcément, ça peut arriver. En même temps, l'avantage de ces joueuses, même si elles ont connu tous les précédents échecs, elles ont connu des finales et des titres en club. Ça aide quand même ! Parce qu'il y a cette expérience en club et parce que ce cap des quarts de finale a été passé en club.

Honnêtement, moi quand j'étais joueuse, il y avait déjà ce cap des quarts. Et je n'y pensais pas plus que ça. On en parle après forcément, une fois que c'est passé et que l'on n'a pas réussi. Mais moi à l'Euro, j'ai jamais pensé à ce cap des quarts avant le match. Pas du tout.

C'est notre rôle de média. On doit trouver des choses comme ça. Mais en tant que joueuse, je n'ai jamais eu cette pression des quarts de finale. On se donnait des objectifs : on veut passer les quarts de finale, c'est un objectif. Parce qu'on veut faire mieux que les compétitions précédentes. Mais il n'y avait pas cette pression du quart de finale.

Comment jugez-vous les résultats de Corinne Diacre depuis son arrivée en 2017, à la tête des Bleues ?

En termes de résultat pur, quand on voit le nombre de victoires, il n'y a rien à dire. Forcément, on aurait aimé que ça aille plus loin à la Coupe du Monde en France. Mais comme tous ses prédécesseurs, j'ai envie de dire. C'est juste que là, c'était accentué parce que c'était en France. En termes de résultat pur, on ne peut pas lui reprocher grand-chose. Il y a quand même beaucoup de victoires. Si on ne regarde que les résultats, et on oublie ce qu'il s'est passé extra-sportivement parlant, son bilan est plus que positif.

Et justement, avec ses méthodes, est-ce que ça change votre perception de son bilan ?

Ce n'est pas le mot "changer". Mais forcément, moi j'ai eu les retours des joueuses. J'ai ce ressenti de joueuse. Pas seulement du monde extérieur et des médias. Forcément, ça peut jouer un petit peu sur ma manière de penser. Même si là, tous les échos que j'ai, c'est qu'il y a une grosse évolution. Tout le monde a pu se remettre en question et la sélectionneure aussi.

Amandine Henry
Amandine Henry n'a pas été convoquée pour cet Euro. / Elsa/GettyImages

Vous avez été une joueuse internationale. En quoi des absences majeures, comme Amandine Henry ou Eugénie Le Sommer, peuvent impacter l'état d'esprit général du groupe ?

Je ne sais pas si ça va impacter l'état d'esprit général. Les joueuses ont l'habitude du haut niveau. Je ne pense pas que ça puisse impacter l'état d'esprit général du groupe. Ces joueuses-là auraient pu emmener leur expérience des grandes compétitions, des grands rendez-vous etc... Parce qu'elles en ont vécu. Ce sont des leaders, tout simplement, dans un groupe. Des leaders pas que de paroles, des leaders sur le terrain.

Après je ne pense pas que ça ait un impact spécifique et énorme sur la mentalité du groupe. C'est juste que ce sont deux leaders dans un groupe à la base. Il y a donc peut-être deux leaders en moins. Mais peut-être qu'il y a deux autres leaders qui vont se révéler sur cette compétition.

Après, il y a énormément de jeunes talents chez les Bleues. Et cette insouciance peut permettre à la France d'aller au bout !

De toute façon, pour gagner une grande compétition, il faut un mix. Il faut de l'expérience, mais il faut aussi de la jeunesse. Il faut que ce mixte prenne bien, tout simplement. C'est ça qui va faire qu'on va aller loin ou pas dans cet Euro.

On l'a vu à la Coupe du Monde 1998. Il y a avait des jeunes. Il y avait David Trezeguet, il y avait Thierry Henry. Il y avait tous ces jeunes-là. On a vu que ça amène de l'insouciance. On a vu en 2018. Lucas Hernandez, Benjamin Pavard... Ce sont des joueurs qui n'avaient pas l'habitude de ces compétitions-là. Au final, ils ont été titulaires et ça a marché. Ils ont amené quelque chose de différent. C'est très important d'avoir un mixte. Il faut que ça prenne, tout simplement. Mais j'ai l'impression que, en tout cas des échos que j'ai, ça se passe plutôt bien dans le groupe.

"Canal + met un dispositif comme si c'était un Euro ou une Coupe du Monde pour le football masculin."

La consultant de Canal +

Surtout que l'on parle de jeunes talents qui jouent déjà au très haut niveau !

Les trois-quarts des jeunes qui sont prises ont énormément d'expérience ! Peut-être celle qui a le moins d'expérience, c'est Ella Palis, avec Mylène Chavas et Justine Lerond, la deuxième et troisième gardienne. Mais le reste, c'est... Selma Bacha, elle est toute jeune, mais avec Lyon elle a une expérience hors norme. Elle a moins l'expérience internationale, mais elle a une expérience de très haut niveau avec l'OL. Donc ça ne m'inquiète pas trop tout ça quand même.

Maintenant que vous êtes dans les médias, je voulais avoir votre sentiment sur la couverture de cet Euro. Est-ce que vous pensez que la compétition est suffisamment mise en avant ?

J'ai quand même l'impression que oui. Je parle de Canal +, parce que c'est le sujet que je connais le plus. Quasiment tous les matches sont sur Canal + et Canal + Sport. Il y a peut-être un ou deux matches qui vont être sur Canal + Décalé, pour une question de planning. Mais c'est vraiment exceptionnel.

Tous les soirs, il y a une émission. Il y a Hervé Mathoux qui va être sur l'Euro, Laure Boulleau, François Marchal, Aline Riera, Anne-Laura Salvatico, Xavier Giraudon... Canal + met un dispositif comme si c'était un Euro ou une Coupe du Monde pour le football masculin. Ce sont les mêmes dispositifs, avec des émissions tous les soirs, avec de la continuité.

Chez TF1, c'est pareil ! On a quand même le droit à Bixente Lizarazu et Grégoire Margotton. Enfin voilà quoi. Il y a des émissions. On a la chance d'être sur TF1 et sur Canal +. Médiatiquement parlant, en termes de télévision, je pense que cet Euro est pris très au sérieux, en tout cas en France.

Après, le parcours des Bleues peut jouer dans les audiences...

Très clairement. En tant que joueuse, on a cette pression-là, un minimum. Quand on joue, on oublie, mais on sait qu'il suffit d'un très gros parcours pour que le football féminin puisse exploser derrière. On l'a vu en 1998 avec les garçons. Le nombre de licenciés, etc... Tout a changé en France. Il y a un engouement après un titre qui est énorme. En plus, le football est quand même l'un des sports les plus populaires au monde. Plus les Bleues vont aller loin, plus elles vont faire un beau parcours, plus elles vont faire rêver les gens. Et plus ça va permettre au foot féminin en France d'éclore encore plus.

On prend de l'avance, mais une finale de la France contre l'Angleterre, ou l'Espagne, dans un Wembley à guichets fermés. Ça peut faire accélérer les choses de manière considérable, non ?

Oui très clairement ! Plus on va loin, plus on touche un grand nombre de personnes. Au fur et à mesure, les gens en parlent, les gens s'y intéressent. C'est comme dans toutes les grandes compétitions. Quand on voit les finales des Bleus en handball ou au basket, peut-être que les gens, toute l'année, ils ne regardent pas spécialement, et là, il y a une finale, ils vont être devant leur télé. Peut-être qu'après on habitue les gens à regarder du handball, du basket féminin... Ce genre de compétitions ! Là, il faut que le foot ce soit pareil.

Enfin, si vous deviez citer quelques joueuses à suivre, que ce soit pour la France ou pour d'autres nations, qui choisirez-vous ?

En France, on pense tous à Marie-Antoinette Katoto. Mais j'ai envie de dire Pauline Peyraud-Magnin. Parce que le poste de gardien de but, c'est un poste qui est tellement décrié dans le football féminin. Et elle est très peu connue. Beaucoup de monde gagnerait à la connaître en tant que gardienne, mais en tant que personne aussi. Je pense que ça peut aussi être une joueuse à suivre, au-delà de Marie-Antoinette Katoto, qui est un phénomène.

Sinon, c'est difficile. En Angleterre, j'aime beaucoup Keira Walsh. Joueuse de Manchester City, numéro 6. Pour moi, c'était la plaque tournante de City et ça sera l'une des plaques tournantes de l'Angleterre. J'aime beaucoup cette joueuse. En Angleterre, ça peut être l'une des joueuses à suivre.

En Suède, j'ai envie de dire Caroline Seger. Parce qu'elle est là depuis tellement d'années. C'est un exemple de joueuses, en termes de professionnalisme, d'investissement... Les joueuses ne vont peut-être pas la découvrir parce qu'elle est là depuis tellement longtemps. J'ai encore hâte de voir ce qu'elle peut donner, à 37 ans dans une grande compétition.

Et en Espagne, je dirai la défenseure centrale Maria Leon. Je l'aime bien à Barcelone. J'aime beaucoup ce style de défenseures, très propre, techniquement très à l'aise, un peu à l'Espagnole de toute façon.

A lire aussi :

Interview : Les grandes ambitions de Pauline Peyraud-Magnin

Interview : Kenza Dali se confie avant l'Euro 2022

Euro 2022 : Les quatre joueuses à suivre de l'équipe de France

facebooktwitterreddit