Après avoir ciblé Gattuso, l’Italie change de coupable. L’arbitrage de Clément Turpin cristallise désormais la colère, entre incompréhension et sentiment d’injustice éprouvés pas les Transalpins, éliminés des barrages de la Coupe du Monde.
La colère n’est pas retombée en Italie, mais elle a changé de direction. Au lendemain de l’élimination en barrage de la Coupe du Monde 2026 face à la Bosnie (1-1, 4-5 t.a.b.), une partie de la presse italienne concentre ses critiques sur Clément Turpin. Plusieurs décisions de l’arbitre français sont jugées déterminantes dans le scénario du match.
La main sur le but bosnien, d’abord, alimente les débats. Mais c’est surtout l’expulsion d’Alessandro Bastoni qui fait bondir. La Gazzetta dello Sport évoque ainsi une décision « très sévère », tandis que Corriere dello Sport parle d’un « tournant injuste ».
Pour Tuttosport, « le match change complètement après ce rouge », une analyse largement partagée dans les médias transalpins.
Une frustration immense tournée vers l’arbitrage
Réduite à dix pendant plus d’une heure, l’Italie a progressivement perdu le contrôle d’une rencontre qu’elle maîtrisait. Ce basculement nourrit un sentiment d’amertume très fort. La Repubblica souligne que « l’épisode de Turpin pèse comme une enclume sur l’élimination ».
Certains éditorialistes vont encore plus loin, estimant que « l’arbitrage a conditionné le résultat ».
En 180 minutes de barrages, l’Italie n’aura inscrit que deux buts. Un chiffre qui rappelle aussi ses difficultés offensives, mais dans l’immédiat, c’est bien l’arbitre français qui concentre les critiques. Gattuso, lui, n’est plus seul en première ligne.
