L’Italie est en deuil footballistique. Après une nouvelle élimination en barrages de la Coupe du Monde, la presse transalpine n’épargne personne et multiplie les unes assassines contre Gattuso et ses joueurs.
Le choc est immense. Battue par la Bosnie (1-1, 4-5 t.a.b.), l’Italie voit une troisième Coupe du monde consécutive lui échapper. Au lendemain de ce fiasco, la presse italienne est sans pitié. « Tutti a casa » (« tous à la maison ») titre notamment La Gazzetta dello Sport pour résumer l’ampleur de la débâcle.
De son côté, Corriere dello Sport évoque une « Nazionale à terre », tandis que La Repubblica parle d’un « désastre absolu ». Des formules fortes qui traduisent un sentiment de honte largement partagé. La presse internationale poursuit même une atmosphère de « fin de cycle » et de « faillite collective » autour de la sélection.
Pour beaucoup, cette élimination n’est pas un accident mais « l’aboutissement d’un lent déclin », un constat qui revient avec insistance dans plusieurs éditoriaux.
Gattuso en première ligne, joueurs et dirigeants ciblés
Gennaro Gattuso concentre logiquement les critiques. La Stampa le décrit comme « sans solution », quand d’autres médias pointent « un sélectionneur dépassé par l’événement ». Malgré ses excuses, le technicien est aujourd’hui fragilisé.
Les joueurs sont également visés : « sans caractère », « incapables de gérer la pression », selon plusieurs analyses relayées par RMC Sport. .
Enfin, la fédération italienne n’échappe pas aux reproches, accusée d’avoir mené la Nazionale « dans le mur ». L’Italie, elle, plonge dans une crise profonde.
