Alors que la saison de Premier League prendra fin ce week-end, Aston Villa avait rendez-vous avec son histoire ce mercredi. Après une saison éprouvante, les Villans affrontaient le SC Fribourg en finale d'Europa League.
Les Tops et Flops de cette finale d'Europa League entre Fribourg, pensionnaire de Bundesliga et Aston Villa, qui évolue en Premier League, qui s'est conclu par le succès des Villans (3-0), vainqueurs de leur premier trophée depuis 30 ans, et de leur deuxième titre européen majeur après celui de 1982.
De notre envoyé spécial à Istanbul (Turquie)
Les compositions de SC Fribourg - Aston Villa
La composition du SC Fribourg (4-2-3-1)
Atubolu - Treu, Lienhart, Ginter, Kübler - Höfler, Eggestein - Beste, Manzambi, Grifo - Matanovic.
Entraîneur : Julian Schuster
La composition d'Aston Villa (4-2-3-1)
Martinez - Cash, Konsa, Pau Torres, Digne - Tielemans, Lindelöf - Buendia, Rogers, McGinn - Watkins.
Entraîneur : Unai Emery
Les arbitres de SC Fribourg - Aston Villa
La rencontre entre Fribourg et Aston Villa a été arbitrée par le Français François Letexier. Cyril Mugnier et Mehdi Rahmouni étaient ses deux assesseurs chargés de la touche, alors que Jérôme Brisard était en charge de la VAR ce mercredi.
Affluence : 37 324 spectateurs
Score à la pause : SC Fribourg 0-2 Aston Villa
Les xG à la pause : SC Fribourg 0.15 - 0.75 Aston Villa
Score final : SC Fribourg X-X Aston Villa
Les xG au coup de sifflet final : SC Fribourg X.XX - X.XX Aston Villa
Buteurs :
SC Fribourg -
Aston Villa - Tielemans (41e), Buendia (45e+3), Rogers (58e)
Les notes d'Aston Villa en finale d'Europa League
1. Emiliano Martinez : 7/10

Le gardien argentin est décidément un talisman en finales de compétitions. Le dernier rempart des Villans n'a que très peu été mis à contribution. Il réalise sa première intervention à la 34e minute, après une frappe sans grande conviction de Manzambi. Auparavant, il avait vu une frappe topée d’Höfler, passée à côté de son but. Il réalise un bel arrêt en fin de match (85e), bien qu'un hors-jeu ait été signalé au départ. A peu près tout pour une soirée où il aura pleinement profité de la domination de ses partenaires. Excellent au pied, il a relancé proprement à chaque fois, même sous pression.
2. Matty Cash : 6/10

Le latéral polonais a tenu avec efficacité son couloir. Jamais vraiment mis en danger et bien aidé par le positionnement de Lindelöf (voir plus bas), il a pu apporter sur le front offensif sans jamais vraiment être pris dans son dos. Seul bémol, l'avertissement dont il a écopé (21e) après une semelle involontaire sur une tentative de récupération devant Matanovic. Il a voulu s'inviter encore un peu plus à la fête avec une frappe lointaine (70e), qui passera largement au-dessus.
3. Ezri Konsa : 6/10

Le défenseur central anglais n'a que très peu été mis en difficulté. Quasi-parfait dans sa lecture des trajectoires, il a apporté dans les duels aériens. Il a frôlé la correctionnelle avec une touche de balle de trop (18e), surpris par le pressing adverse. Hormis cette petite bévue, largement rattrapée par ses coéquipiers, il a réalisé un très bon match, dans une soirée festive pour Villa.
4. Pau Torres : 7/10

Le défenseur espagnol, fidèle à son style, a réalisé un très bon match. Jamais inquiété défensivement, il a apporté très vite aux Villans de la confiance balle au pied, alternant jeu court et jeu long à la perfection (88% de passes réussies). Il n'a laissé à Matanovic que des miettes, qui n'ont jamais mis en danger Emiliano Martinez. L'un des hommes de l'ombre, pourtant si précieux. Il est remplacé en fin de match par Tyrone Mings (88e), à qui Unai Emery a offert une entrée en jeu symbolique, après sept ans au club.
5. Lucas Digne : 7/10

Le défenseur français sera l'un des joueurs de Didier Deschamps auréolés d'un titre de champion d'Europe. Son match aura été à son image, propre et efficace. Disponible dans son couloir gauche, il a été souvent servi et à l'origine de bons ballons distribués. Il réalise plusieurs sorties de balle propres sous pression (75e). Il est remplacé par Ian Maatsen (81e).
6. Victor Lindelöf : 8/10

Positionné au milieu, comme depuis près d'un mois, le Suédois faisait partie des joueurs les plus rodés à ce genre de matchs à enjeu.
Il a parfaitement alterné entre le milieu, à la récupération en phase défensive, et la position de troisième défenseur central en phase défensive. Son rôle hybride lui a permis de parfaitement lire le jeu, repositionnant régulièrement ses partenaires et notamment Matty Cash, souvent plus haut dans le couloir droit. Il est remplacé par Amadou Onana (66e).
7. Youri Tielemans : 9/10

Privé de ses habituels compères du milieu de terrain, Boubacar Kamara, gravement blessé en janvier dernier, et Amadou Onana, qui vient de reprendre, Youri Tielemans n'a pas tremblé en leurs absences. Les suiveurs assidus des Villans depuis trois ans connaîtront son importance dans le jeu d'Unai Emery et de ses hommes. Précieux défensivement, c'est aussi par son utilisation du ballon qu'il rayonne. Ici, c'est sur une volée zidanesque qu'il est venu faire basculer la finale dans le sens des Villans. Son but sera célébré sur le banc autour d'Austin MacPhee, le magicien des coups de pieds arrêtés de Villa et encore à l'origine de cette merveille de combinaison amenée par un centre millimétré de Rogers (41e). Il est remplacé par Douglas Luiz en fin de match (88e).
8. John McGinn : 7/10

Le capitaine. Calme, serein, il a semblé partager sa décontraction à ses coéquipiers juste avant le coup d'envoi, en tapant dans chacune des mains qui composaient le onze de départ. Son match aura été drôlement abouti, avec une activité folle et de nombreux ballons de qualité distillés. Il s'offre une passe décisive grâce à la frappe sublime d'Emiliano Buendia. La juste récompense pour l'un des joueurs présents depuis les prémices du projet Villa, initié en 2018/19 en Championship (D2 anglaise).
9. Morgan Rogers : 8/10

Auteur de la première frappe du match (3e), obligeant Atubolu à un gros arrêt, il avait donné le ton d'une soirée qui a pris une drôle de tournure. A sens unique. Actif au pressing, il a obligé plusieurs fois le portier allemand à dégager en catastrophe. Récompensé pour son activité, il triple la mise pour Villa en surgissant devant Atubolu (3-0, 58e). Le début d'un été de rêve pour lui ? Il sera l'un des gros noms à suivre, entre le mercato et le Mondial américain.
10. Emiliano Buendia : 9/10

Quel destin pour Emiliano Buendia. Gravement blessé en 2024, puis prêté au Bayer Leverkusen l'an dernier, l'Argentin avait été conservé l'été dernier, Unai Emery décelant en lui un joueur d'expérience, capable d'apporter dans la saison des Villans. Et il restera à jamais dans l'histoire du club de Birmingham. Chouchou des supporters, il est l'auteur d'un but sublime, d'une enroulée imparable venu se loger dans la lucarne opposée juste avant la pause (45e +3). Son nom sera chanté, célébré, tout au long de la mi-temps, comme le symbole que rien ne pouvait échapper aux Villans. Il ajoute à sa légende une passe décisive, bien que contrée, pour Rogers (3-0, 58e). Il manque de peu le doublé (75e), au terme d'une action sublime où il pique devant le gardien. Il est remplacé par Jadon Sancho (81e).
11. Ollie Watkins : 6/10

S'il n'a pas marqué, son activité a grandement mis en difficulté Matthias Ginter, régulièrement au marquage. Par sa présence et sa puissance, il n'a cessé d'imposer au défenseur central allemand des duels, qu'il a souvent remporté. Il manque parfois de justesse dans le dernier geste, à l'image de cette frappe en bout de course (50e) ou de ces gestes techniques en trop (31e).
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