Depuis l'annonce du report du choc de Ligue 1 entre le PSG et le RC Lens, faite jeudi matin, le football français est divisé, furieux. C'est notamment le cas de Joseph Oughourlian, qui n'a pas manqué de le faire savoir à Vincent Labrune, président de la Ligue de Football Professionnel.
Le choc pour le titre en Ligue 1 entre le PSG et le RC Lens a été lancé loin des terrains. Jeudi matin, la LFP a annoncé le report officiel de cette rencontre, initialement prévue le 11 avril, au 13 mai prochain. Une décision prise dans le but de permettre aux Parisiens de bénéficier d'une semaine de repos entre leur deux affrontements contre Liverpool en quarts de finale de Ligue des Champions. Mais dans le Nord, ce choix suscite de l'incompréhension, un certain sentiment d'impuissance.
Joseph Oughourlian n'a pas manqué de le faire savoir à Vincent Labrune. Selon l'Equipe, le propriétaire artésien serait furieux face à ce qui s'apparenterait être une décision dénaturant "considérablement le calendrier lensois". Le directeur général du club, Benjamin Parrot, va plus loin. Ce dernier se plaint d'une décision portant "atteinte au mérite de la saison lensoise", ajoutant qu'il paraissait inconcevable que le calendrier du "plus puissant" soit allégé, pendant que celui du "plus faible" était alourdi.
La défense de Labrune n'a qu'ajouté de l'huile sur le feu
Face à ses déclarations, Vincent Labrune se serait défendu en rappelant à Joseph Oughourlian qu'il aurait lui-même fait partie des votants pour la mesure visant à protéger les clubs tricolores européens, afin que la Ligue 1 ne puisse luter avec le big four.
Mais la déclaration suivante de l'ancien président de l'OM fut celle de trop pour Oughourlian. Labrune déclarant que ces mêmes mesures avaient permis l'arrivée du consortium BlueCo à Strasbourg, le propriétaire lensois aurait enragé, rétorquant que non, il n'y avait pas de quoi se vanter qu'un pensionnaire de Ligue 1 ne soit que secondaire dans une multipropriété. Si les Nordistes n'obtiendront certainement pas gain de cause dans ce report malgré leur protestations, on se doute que ces dernières ont été entendues au sein de la plus haute instance du football professionnel français.
