Samedi soir, la finale de la Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b) a également été vécue au Parc des Princes, où la rencontre était retransmise sur écran géant. 90min était présent pour vivre le deuxième sacre des Rouge et Bleu dans l'enceinte de la Porte d'Auteuil.
2025 ne leur avait pas suffit. Les supporters du PSG sont à l'image de leur équipe. Ils en veulent toujours plus. Alors pendant que Luis Enrique et ses hommes partaient à Budapest pour y glaner contre Arsenal une deuxième Ligue des Champions consécutive, eux s'en allaient au Parc des Princes pour vivre, encore une fois, une soirée inoubliable. Ça n'a pas manqué. Samedi soir, l'antre parisienne a vécu un nouveau moment d'anthologie.
Le coup d'envoi de cette finale donné à un horaire inhabituel (18h), les rues parisiennes se sont remplies très tôt dans la journée. Aux abords du Parc, nombreux étaient ceux qui erraient déjà Porte de Saint-Cloud sur les coups de 13h00, à cinq heures du coup d'envoi. Dès l'ouverture des portes, une heure plus tard, tout aussi nombreux étaient ceux qui se ruaient en direction de leur place.
Le club, lui, n'a pas oublié ses supporters restés à la maison. Un énorme show musical, long de trois heures, a été servi en guise d'apéritif au Parc des Princes. Des grands noms du rap tels que Naza, Rim'K, La Mano 1.9 ou encore Triangle des Bermudes ont ainsi performé en dessous de l'écran géant devant lequel tout un stade allait vibrer quelques heures plus tard.
Le groupe Triangle des Bermudes fait « charger » le Parc des Princes, qui commence à répondre plus présent que jamais. #PSGARS : H-2 @90minFR pic.twitter.com/4uAELPYQX3
— Julien Thieffine (@julien_thf) May 30, 2026
Le plat de résistance fut plus compliqué à digérer
Après l'apéritif, il était l'heure de passer à table pour ces supporters qui trépignaient désormais d'impatience depuis de longues heures. L'annonce de la composition parisienne, faite comme elle l'a toujours été faite, avec la présence de l'habituel speaker du club Vincent Royer, était reprise à tue-tête par les 48000 supporters sur place. Ces mêmes supporters ont rapidement été calmés par une équipe d'Arsenal déterminée à gâcher la fête.
Après l'ouverture du score de Kai Havertz (6e), le Parc s'est éteint. Le coup de canon de l'attaquant allemand, venu se loger sous la barre transversale de Matvey Safonov, est venu refroidir un Parc des Princes jusqu'ici bouillant. Les chants se sont subitement arrêtés, les supporters se sont assis, tout un stade a douté.
Douté jusqu'à la pause. À l'image de son équipe, le public parisien ne parvenait pas à relever la tête, à réagir. Au retour des vestiaires, les chants ont repris. Sans être aussi puissants qu'avant la rencontre, mais ils avaient le mérite d'être là. Pour que les chants basculent dans l'hystérie, il a fallu attendre la 61e minute, et cette action où Christian Mosquera fauche Khvicha Kvaratskhelia dans la surface de réparation, et où Daniel Siebert accorde un pénalty au club de la capitale. "C'est rouge, met le deuxième jaune", pouvions nous entendre dans les travées de l'enceinte parisienne, désireuse de voir le défenseur espagnol écoper d'un deuxième avertissement suite à cette faute.
Le Parc n'obtient pas gain de cause. Mais les contestations ont pu laisser place, quatre minutes plus tard, à une exceptionnelle célébration lorsqu'Ousmane Dembélé s'est élancé pour transformer ce pénalty et égaliser dans cette finale. Insuffisant, en revanche, pour faire entrer de nouveau le Parc des Princes dans une folie pure. La faute à un scénario étouffant, stressant. L'année dernière, la finale contre l'Inter Milan s'est déroulée sans la moindre embûche, et l'antre parisienne pouvait savourer. Samedi soir, cette finale si tendue a empêché les supporters rouge et bleu de profiter de la même sorte. Un mal pour un bien, peut-être.
Après le réveil, L’EXPLOSION
— Julien Thieffine (@julien_thf) May 30, 2026
Quelle ambiance au Parc des Princes #PSGARS @90minFR https://t.co/52LxbBRTEO pic.twitter.com/j90Pqn2CmW
Au bout du bout, le Parc savoure
Après 90 minutes, le Parc des Princes arrivait à peine à profiter, savait ce qui l'attendait. Après 120 minutes, le constat était le même. La tension était palpable à Budapest, elle l'était tout autant à Paris. Alors ces 48000 supporters le savaient : ils allaient devoir passer par une insoutenable séance de tirs au but. Cet exercice dans lequel le PSG brille, lui qui reste alors sur cinq séances consécutives remportées brillamment, certaines avec un titre au bout : ce fut le cas des trois dernières qui ont permis au club de la capitale de remporter la Supercoupe d'Europe, la Coupe Intercontinentale et le Trophée des Champions.
Celle-ci était la plus importante de toute. Au bout de celle-ci se trouvait le trophée le plus important de tous. "Allez Gonçalo (Ramos)", "Allez Dez (Doué)" : chaque tireur parisien qui s'approchait du point de penalty était acclamé par le Parc, dont les célébrations après chaque tir au but transformé avaient tout d'un ouf de soulagement. Celle qui a suivi la tentative manquée d'Eberechi Eze côté Arsenal, a en revanche fait trembler l'enceinte parisienne. Joie de courte durée, puisque la tension est immédiatement réapparue suite à l'échec de Nuno Mendes.
Mais à 21h00 précise, trois heures après le coup d'envoi de cette finale, les supporters parisiens voyaient enfin le bout du tunnel. C'est à cette heure que Gabriel, le dernier tireur des Gunners, s'est élancé sous les yeux d'un Parc des Princes au sein duquel le temps semblait s'être arrêté l'espace d'un instant. Un silence, suivi d'un vacarme assourdissant.
Certains l'ont compris plus vite que d'autre. Certains ont en effet rapidement compris que la tentative du Brésilien ne prenait absolument pas la direction du but de Matvey Safonov, et allait offrir à Paris sa deuxième Ligue des Champions consécutive. Mais après quelques secondes, c'est un stade tout entier qui exultait.
Le PSG l’a fait. Le PSG est double champion d’Europe. Sublime. #PSGARS @90minFR pic.twitter.com/XaCfNuXEHi
— Julien Thieffine (@julien_thf) May 30, 2026
Plus beau que la première ?
Évidemment, la sensation d'un premier sacre européen ne peut être égalée. Pourtant, cette soirée vécue samedi a de quoi faire éclore le débat. Car remporter une Ligue des Champions après un tel scénario, un tel combat, a de quoi rendre la victoire encore plus belle. Certains seront peut-être de cette avis.
Ce qui est sûr, c'est que la finalité est la même. La finalité, ce sont ces petits pas de Marquinhos, trophée en mains en direction de ses coéquipiers, avant que le capitaine parisien, l’icône de ce projet de longue haleine, ne soulève cette deuxième Ligue des Champions.
La finalité, c'est ce Parc des Princes brillant de fumigènes, qui accompagne ce moment d'un immense cri de joie, sur fond de "I Will Survive", chanson devenue mythique lors des exploits footbalistiques français.
La finalité, c'est que le Paris Saint-Germain est devenu samedi soir le premier club français à remporter deux fois d'affilée la plus prestigieuse des compétitions européennes. Devenu par conséquent la premère équipe de l'hexagone à compter deux C1 à son palmarès. La finalité, enfin, c'est que la ville de Paris, son club et ses supporters ont vécu, samedi soir, la plus belle soirée de leur vie. Encore une fois.
