Super League

Super League : La réponse argumentée de Florentino Perez à l'UEFA

Alexis Goudlijian
Florentino Pérez n'épargne absolument pas l'UEFA.
Florentino Pérez n'épargne absolument pas l'UEFA. / Soccrates Images/Getty Images
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Lors d'un passage dans l'émission "El Chiringuito", Florentino Pérez a justifié le projet de création d'une Super League européenne. Nommé à la tête de ce projet pharaonique mais très clivant, le patron du Real Madrid a adressé un message clair à l'UEFA.


Avec la création d'une Super League européenne, les cadors du football européen, hormis le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain, ont déclaré la guerre à l'UEFA et aux instances traditionnelles. Une décision qui fait couler de l'encre un peu partout sur le Vieux continent.

À l'occasion d'un passage dans l'émission "El Chiringuito" - un véritable talk show à l'espagnole - le président du Real Madrid Florentino Pérez, qui a d'ailleurs été choisi par ses pairs pour diriger la nouvelle organisation, a expliqué le projet et justifié la naissance de celui-ci.

"Nous le faisons pour sauver le football."

Florentino Perez

Pérez tance l'UEFA... et la C1

"Ce n'est pas une ligue fermée, ce n'est pas vrai, c'est ouvert. Nous croyons aux mérites des équipes. Nous sommes favorables à ce principe. L'UEFA gagne 120 millions. Et si nous, nous générons plus d'argent, l'UEFA y participerait trois ou quatre fois plus.

Nous le faisons pour sauver le football. Nous allons parler à l'UEFA et à la FIFA, nous l'avons dit dans le communiqué. Je ne comprends pas qu'ils soient en colère», a souligné le président merengue, très critique envers la réforme prévue de la Ligue des Champions.

"'UEFA travaille sur un autre format. Personne ne le comprend et cela ne génère pas de revenus pour sauver le football. C'est pour sauver tout le monde, pas seulement Madrid ou les grands. Nous voulons sauver le football pour vivre les 20 prochaines années l'esprit tranquille car la situation est dramatique."

Mettre fin à un "monopole"

Très agacé contre la réaction des instances classiques, Pérez n'épargne absolument pas les dirigeants actuels du football européen : "L'UEFA est un monopole et elle doit être transparente. Nous voulons améliorer et sauver le football. Je ne possède pas Madrid. Je suis venu à Madrid pour sauver le club et je l'ai fait de manière désintéressée car la situation économique était très mauvaise, les joueurs n'étaient pas payés. Maintenant, nous voulons aider et sauver le football», a terminé l'homme d'affaires.

Le message est passé.

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