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Red Star - Lens (3-2) : les 5 leçons à retenir de l'exploit retentissant des Audoniens

Matthieu Agro
Ba et Durand ont tous les deux été les principaux héros de cet exploit du Red Star face à Lens
Ba et Durand ont tous les deux été les principaux héros de cet exploit du Red Star face à Lens / GEOFFROY VAN DER HASSELT/Getty Images
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Au terme d'une rencontre spectaculaire, le Red Star FC (N1) fait tomber (3-2) le Racing Club de Lens, l'équipe en vogue de cette saison de Ligue 1. Un exploit sensationnel, écrit dans les tous derniers instants de la partie.


1. Le Red Star a cueilli à froid les Lensois

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Le but de Ba, plein de sang-froid face au but / GEOFFROY VAN DER HASSELT/Getty Images

Malgré le monopole de la possession durant les 20 premières minutes (71%), le RC Lens s'est fait punir par une superbe action collective du club francilien. Dans l'axe, Durand décale parfaitement l'insaisissable Gomel, qui centre au point de penalty.

Ba surgit alors et devance Badé, pour conclure d'un plat du pied parfait, entre les jambes de Farinez (21e). Le gardien nordiste avait déjà été alerté deux minutes plus tôt, sollicité par une frappe sublime de Gomel. Durant ce temps fort, le Red Star aurait pu faire le break (23e), mais Roye a vu sa frappe encore détournée par le portier Venezuelien, homme du match du côté de Lens.

2. Lens, un retour pas souverain

Après une entame délicate, conclue par l'ouverture du score des pensionnaires de National, Lens n'a pas tardé à réagir. Sur un corner frappé par Boura depuis le côté droit, c'est le piston gauche argentin Facundo Medina qui plonge au premier poteau et égalise d'une tête croisée (29e).

Pourtant, malgré le retour des Lensois dans cette première période, c'est bien le Red Star qui s'est procuré les meilleures occasions. Gomel, prêté par les Sang et Or au Red Star, s'est montré encore dangereux (34e) en déclenchant une lourde frappe du droit. Sans les belles performances de Farinez dans les cages, le Racing aurait pu rentrer aux vestiaires avec un ou plusieurs buts de retard.

3. Le bijou de Cheick Doucouré

Il avait déjà été décisif au tour précédent face à Nantes. Dans un match ô combien piégeux, Cheick Doucouré a (cru) délivrer Lens d'une superbe frappe fouettée à l'entrée de la surface (49e), dès le début de la seconde période.

Il faut dire que Lens, habitué à se montrer tranchant en contre en Ligue 1, n'a pas eu énormément d'occasions d'exploiter son arme fatale, face à une formation audonienne laissant clairement la possession et restant regroupée dans un bloc bas en situation défensive.

Mais les rares incursions des 5es de L1 sur attaque rapide se sont avérées dangereuses : ici, elle a même été décisive. Cela n'a malheureusement pas suffi.

4. Le finish héroïque du Red Star

C'est bien là le charme de la Coupe de France. 100 ans après le premier de leurs cinq titres dans l'épreuve, les Franciliens ont redécouvert leur fibre historique : une ADN de club de Coupe qui a ressurgi sublimement durant les dernières minutes du match.

Malgré le score (1-2) longtemps tenu par Lens, on sentait le Red Star, percutant sur ses attaques rapides, capable d'inverser la tendance. Et la fatigue a finalement fait craquer les Nordistes. Irréprochable jusque là, Farinez se manque sur sa sortie aérienne, et permet à Diego Michel de reprendre en première intention dans la surface, pour égaliser (2-2, 83e).

Apathique, la défense lensoise subit, et se fait logiquement punir dans le temps additionnel (90+1). Sur une touche jouée côté gauche par les Franciliens, Dzabana est à la réception d'un centre en retrait. Il effectue le geste parfait : un plat du pied gauche au premier poteau, qui prend Farinez à contre-pied.

Alors que l'on imaginait Lens gérer tranquillement cette fin de match, c'est finalement le Petit Poucet qui a imposé sa loi pour se qualifier pour les 8es de finale de l'épreuve. Les Sang et Or, irrésistibles en championnat, tombent de très haut, et le RS a su faire confiance en sa bonne étoile.

5. Bonus : la ruse des supporters audoniens

Peu après le deuxième but lensois, une trentaine de supporters du Red Star ont réussi à s'immiscer au pied de la future quatrième tribune du Stade Bauer, pour faire monter l'ambiance. Dans les faits, ils n'étaient donc pas vraiment dans l'enceinte. Pas sûr pour autant que ce mouvement ait fait sourire le délégué de la LFP en charge du match.

Bastion historique du football français, le deuxième club le plus populaire de région parisienne possède toujours une forte identité, malgré sa descente récente en troisième division. Et la présence de ces groupes de spectateurs ont ravivé quelque peu les souvenirs de ce football d'avant, celui où le supportérisme était au coeur de la passion footballistique. Fichue poussière dans l'œil.

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