Ligue des Champions

Real Madrid - Inter Milan (2-0) : Les 5 leçons à retenir de la victoire maîtrisée des Merengue

Olivier Halloua
Toni Kroos buteur avec le Real Madrid.
Toni Kroos buteur avec le Real Madrid. / Angel Martinez/GettyImages
facebooktwitterreddit

Le Real Madrid assure sa première place contre l'Inter Milan (2-0). Dans une période mouvementée, les Merengue ont fait la course en tête. Toni Kroos d'une superbe frappe des vingt mètres a donné l'avantage aux pensionnaires du Santiago Bernabeu. Ensuite, il a fallu attendre la 60e minute pour que la rencontre tourne court. Nicolo Barella est expulsé pour un geste d'humeur sur Eder Militao. Marco Asensio est venu scellé ce succès d'un enroulé exceptionnel de l'extérieur de la surface. La Casa Blanca se retrouve tête de série en Ligue des Champions pour le tirage au sort, l'Inter passe en tant que second du groupe.


1. Le duo Modric - Kroos au sommet

Toni Kroos
Toni Kroos / Soccrates Images/GettyImages

Personne ne pouvait leur prendre le ballon. C'est encore ses deux hommes qui ont dicté le jeu de la rencontre. Plus de 90% de passes réussies pour ces légendes de la Casa Blanca. Toni Kroos a même ouvert le score d'une splendide frappe.

Luka Modric a lui enchaîné extérieurs du pied et jeux dans les petits espaces avec une aisance déconcertante. Ses sorties de balle permettaient à Vinicius Junior ou Rodrygo de prendre la profondeur facilement. Aucun déchet. Casemiro a parfaitement compensé les montées de ses coéquipiers.

2. L'Inter encore maladroit

Alessandro Bastoni
Alessandro Bastoni / Soccrates Images/GettyImages

Quelle maladresse dans les deux surfaces ! L'Inter Milan peut s'en vouloir après une partition pourtant pertinente. Lors du premier acte, les Nerazzurri tamponnaient les buts de Thibaut Courtois sans parvenir à marquer. Ivan Perisic, Lautaro Martinez ou Marcelo Brozovic ont manqué de peu d'ouvrir le score.

Dans la même lignée, l'Inter a aussi laissé beaucoup de liberté aux Merengue. Sur les deux buts, les joueurs ont tout le loisir de contrôler et d'armer de belles frappes. Aucun joueur n'est sorti à leur rencontre. Alessandro Bastoni, très maladroit ce soir, le représente bien.

3. Le franc réalisme du Real

Marco Asensio
Marco Asensio / Soccrates Images/GettyImages

Dans un sommet européen, le plus important est le réalisme. Marquer sur les seules occasions à sa disposition. Toni Kroos et Marco Asensio l'ont bien intégré. Vinicius, Luka Jovic et même Rodrygo tentaient aussi de transformer des contres en vain. Les attaques étaient comme des piques qui s'enfonçaient sur l'ennemi.

Sur chaque mouvement offensif, le Real a su se montrer dangereux. Samir Handanovic a dû s'employer sur chacune des offensives menées par l'équipe madrilène. Les couloirs intéristes n'ont pas réussi à contenir la fougue des jeunes pousses de Carlo Ancelotti.

4. Barella dépassé et expulsé

Nicolo Barella face à Eder Militao
Nicolo Barella face à Eder Militao / Angel Martinez/GettyImages

Nicolo Barella n'a rien démontré ce soir. Le trio légendaire du Real l'a complètement asphyxié. Impossible pour lui d'imposer son rythme et ses accélérations à de tels joueurs. Déjà dépassé dans l'enjeu, le jeune milieu de l'Inter a dégoupillé à l'heure de jeu.

Un geste d'humeur sur le rugueux Eder Militao. L'arbitre s'est vu obligé de l'expulsé après son coup assené à la jambe de son adversaire. Une erreur de jeunesse qui a coûté une fin de rencontre douloureuse aux siens. Espérons que cela lui serve de leçon, il manquera le huitième de finale aller.

5. Militao - Alaba impériaux

David Alaba
David Alaba / Angel Martinez/GettyImages

Aucun Intériste n'a pu les passer. Quelle présence des deux composants de la charnière centrale d'Ancelotti. Une masterclass de calme et de justesse. Dans la première demi-heure, ils ont repoussé les assauts sans trembler. Edin Dzeko n'a eu que quelques ballons à négocier, toujours coupés par les interventions justes de ses vis-à-vis.

Eder Militao représente même un potentiel homme du match. Sa malice a provoqué l'expulsion de Barella. Et dans le jeu, l'international Brésilien a trouvé le juste milieu entre puissance et gestion des espaces. Lautaro ou Dzeko ont été accompagnés sans difficulté.

facebooktwitterreddit