RB Leipzig - Atlético de Madrid (2 -1) : Les 5 leçons à retenir de la qualification historique du club allemand

Aug 13, 2020, 11:49 PM GMT+2
Dani Olmo
Leipzig, fidèle à son jeu, a montré un beau visage | Pool/Getty Images
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D'un côté, l'insouciance et la jeunesse du RB Leipzig, de l'autre, une équipe plus expérimentée en Ligue des Champions : l'Atlético de Madrid, qui devait faire fi des deux cas de coronavirus détectés et se concentrer sur le match. Après une rencontre équilibrée, l'équipe allemande s'est imposée 2-1. Elle affrontera le PSG en demi-finale.

C'était avant tout un duel de coach, une confrontation entre deux visions du football bien différentes. Le jeu défensif prôné par Diego Simeone, face à la volonté d'attaquer de Julian Nagelsmann. Après une première mi-temps légèrement dominée par Leipzig, malgré un score vierge à la pause, la situation s'est décantée en deuxième période. Peu après la reprise, Marcel Sabitzer a trouvé Dani Olmo dans la surface, qui trompe Jan Oblak de la tête. Grâce à une belle réaction, les Colchoneros ont obtenu un penalty, transformé par celui qui l'a obtenu : Joao Felix (70ème). Contre le cours du jeu, sur une frappe déviée (88ème) le jeune Tyler Adams a qualifié son équipe, pour ce qui est un moment historique dans l'histoire du club de la Saxe. Leipzig prouve qu'elle est capable de grandes choses, même sans son ancien joueur vedette Timo Werner.

1. La victoire du "gegenpressing"

Julian Nagelsmann, Christopher Nkunku, Konrad Laimer, Dayot Upamecano, Marcel Sabitzer
Julian Nagelsmann donne ses consignes | Pool/Getty Images

Sans rougir, malgré leur statut d'outsider, les joueurs de Julian Nagelsmann ont très vite annoncé la couleur. Fidèles à leur principe de jeu, ils ont étouffé l'Atlético de Madrid dans le premier quart d'heure, grâce au "gegenpressing".

Ils ne se sont jamais posé de questions, malgré une baisse de santé physique en fin de match. Leur détermination et leur audace a fait la différence.

2. Les Colchoneros trop irréguliers offensivement

Joao Felix
Les joueurs de l'Atlético peuvent nourrir des regrets | Pool/Getty Images

Même si, comme à l'accoutumée, ils ont pu compter sur leur solidité défensive, les Colchoneros ont manqué d'inspiration sur le plan offensif. Hormis les coups de pied arrêtés, peu d'occasions à se mettre sous la dent.

Pas beaucoup aidés par un Diego Costa transparent, pour leur permettre de conserver le ballon dans la moitié de terrain adverse, ils ont subi l'agressivité de la formation allemande. À noter tout de même les bonnes prestations des joueurs composant le couloir gauche : Lodi et Carrasco.

3. Upamecano taille patron

Dayot Upamecano, Marcos Llorente
Upamecano a impressionné dans ce match | Pool/Getty Images

Sans doute un match référence pour le jeune défenseur français. Il a montré l'étendu de son talent. Marquage irréprochable, très bon dans les duels, et des relances précises : il sait tout faire.

Son adversaire direct du soir, Diego Costa, n'a pas beaucoup existé. Upamecano a même été dangereux sur le plan offensif, grâce à une tête (45ème) et une frappe (57e). Le natif d'Évreux a même perturbé Lodi dans une situation pourtant bien délicate, le poussant à la simulation (62ème). Le défenseur devrait être important pour faire face à la vitesse de Kylian Mbappé.

4. Joao Felix : le phénix

Joao Felix
L'entrée de Joao Felix a fait beaucoup de bien aux Colchoneros | Pool/Getty Images

Vivement critiqué, car il n'a pas donné satisfaction pour sa première saison, peu aidé par le prix conséquent pour lequel il a été acheté (126 millions d'euros), Joao Felix a répondu présent dans ce quart de finale.

Entré en jeu à la 58ème minute, il a dynamisé le jeu offensif des Colchoneros. Après deux actions de classe, le Portugais provoque un penalty, et se fait justice lui-même (70ème). On aurait aimé le voir titulaire, si on se base sur le niveau qu'il a affiché dans ce match.

5. La belle histoire d'Adams

Tyler Adams
Tyler Adams félicité par ses coéquipiers | Pool/Getty Images

Voilà un joueur qui symbolise son équipe à la perfection. La jeunesse mise en lumière. Entré en jeu à la 72ème minute, le milieu de 21 ans a libéré sa formation grâce à une frappe audacieuse aux dix-huit mètres. Comme on dit, la chance sourit à ceux qui provoquent celle-ci.

Grâce à lui, le RB Leipzig (fondé en 2009) accède à la première demi-finale en C1 de son histoire. Il s'en souviendra pendant très longtemps.

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