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Quand une joueuse apprend sur Whatsapp qu'elle est renvoyée

Julien  Sournies
L'application Whatsapp sur un téléphone.
L'application Whatsapp sur un téléphone. / SOPA Images/GettyImages
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Alors qu'elle venait de négocier une prolongation de contrat la veille, une joueuse de deuxième division espagnole a appris le lendemain qu'elle était finalement... licenciée. Explications.

Une situation complètement improbable. En mars dernier, le club de l'AEM Lleila en deuxième division espagnole, a accueilli Tetyana Kytayeka, une réfugiée de guerre ukrainienne. Alors qu'elle venait tout juste d'obtenir un accord pour une prolongation de contrat, l'internationale ukrainienne a au final été licenciée par son président via un message sur Whatsapp.

Lors d'un entretien pour le journal Ara, la principale concernée s'est exprimée sur cet imbroglio. "J'avais la possibilité de retourner en Ukraine, mais Lleida m'a fait comprendre qu'il comptait toujours sur moi. Le 14 juillet, nous avons eu une autre réunion avec la direction et il y a eu des désaccords sur les termes du contrat, mais en quelques jours, nous l'avons résolu. Dans l'après-midi du 20 juillet, nous sommes finalement parvenus à un accord avec le président. Et le lendemain matin, à la place, il m'a envoyé un message pour me dire que j'étais licenciée."

La joueuse n'a plus de foyer

D'après l'ancienne du Zhytlobud-2 Kharkiv, la décision proviendrait finalement de son entraîneur. "Le président m'a envoyé un message disant: 'L'entraîneur ne te garde pas pour la saison prochaine, il a d'autres joueuses.' Bien sûr, j'ai essayé de savoir comment cela avait pu arriver et pourquoi ne me l'avaient-ils pas dit avant. Le président a dit que c'était la décision de l'entraîneur et qu'il ne pouvait en aucun cas l'influencer", a-t-elle déclaré.

Puisque la joueuse a été licenciée, cette dernière a donc été contrainte de quitter son appartement que le club lui avait légué. "Maintenant, je dois chercher un nouveau club, ce qui est difficile à une date aussi tardive. En plus, je dois chercher un appartement pour vivre, puisque j'ai dû quitter celui que le club m'avait fourni", poursuit-elle. Pour l'heure, Tetyana Kytayeka loge chez son sélectionneur Lluis Cortes et ce dernier n'a pas manqué d'afficher sa colère envers le club ibérique.

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