Paris Saint-Germain

PSG : Après la débâcle, à qui la faute ?

Alexis Goudlijian
Paris Saint Germain v Real Madrid - UEFA Champions League
Paris Saint Germain v Real Madrid - UEFA Champions League / Soccrates Images/GettyImages
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Renversé contre toute attente par le Real Madrid (1-3) mercredi, le Paris Saint-Germain a connu une nouvelle désillusion européenne en sortant de la Coupe d'Europe par la petite porte... Au moment de chercher des explications à cet échec, des responsabilités partagées se dégagent. Explications


4. Les joueurs ont failli...

Gianluigi Donnarumma
Donnarumma et Marquinhos incarnent la faillite collective du PSG. / Soccrates Images/GettyImages

Les années passent et le bilan reste le même : en Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain démontre d'inquiétantes fragilités mentales. Et le mal se répète chaque année. Si les Rouge et Bleu avaient quelque peu échappé à cette tendance lors des deux éditions précédentes, la faillite mentale du club de la capitale a de nouveau opéré mercredi au Santiago Bernabeu.

Après avoir dominé le Real Madrid pendant 150 minutes de cette double confrontation, le club de la capitale s'est effondré en 17 minutes, avec une impuissance déplorable des joueurs sur le terrain. Hormis Kylian Mbappé, qui a tenté en vain de sonner la révolte, les hommes de Mauricio Pochettino ont failli.

De l'erreur de Donnarumma sur l'égalisation des Merengue, à la charnière Kimpembe-Marquinhos dont la solidité s'est effritée le temps d'un quart d'heure, en passant par les leaders techniques Neymar et Lionel Messi qui se sont effacés durant le temps très faible... les footballeurs parisiens n'ont pas été à la hauteur.

3. Pochettino, un entraîneur à la dérive

Mauricio Pochettino
Mauricio Pochettino n'a pas réussi à réveiller à son équipe à 1-3... / Quality Sport Images/GettyImages

Sur le terrain, l'impuissance des Parisiens a interpellé. Mais ce n'est pas tout. Comme trop souvent, une tendance s'est confirmée : l'entraîneur Mauricio Pochettino a sombré avec ses joueurs et certainement pas assumé son rôle de guide.

L'Argentin, pantois devant le réveil madrilène, n'a pas réussi à réagir ni même à rassurer ses joueurs durant la phase difficile de la partie. Ses changements tardifs avec les entrées de Di Maria et Draxler dans les dix dernières minutes n'ont rien apporté.

Et plutôt que d'assumer une débâcle collective, l'ancien défenseur central s'est vraisemblablement trompé en expliquant la défaite parisienne, par la seule faute non sifflée - au terme d'une action qui prête à diverses interprétations - sur Donnarumma. Il semblerait que l'Albiceleste, annoncé sur le départ en fin de saison, ne soit plus dans le vrai...

2. Les choix de Leonardo posent question

Leonardo Araujo
Leonardo ne fait plus l'unanimité à Paris... / David Ramos/GettyImages

Après, pour expliquer un tel naufrage collectif, il ne faut certainement pas se limiter au terrain. On l'a dit dans l'introduction de cet article, les responsabilités sont partagées et le directeur sportif parisien Leonardo n'est pas exempt de tout reproche.

Depuis son retour en 2019, le Brésilien n'a pas forcément réalisé les meilleurs choix. La construction de l'effectif, plus basé sur l'achat de stars (Messi, Ramos, Wijnaldum...) que la cohérence sportive, lors du dernier mercato d'été interpelle.

Au final, dans un rendez-vous capital, le PSG s'est manqué et à part les latéraux Hakimi et Nuno, aucune recrue n'a pu briller. Et surtout, le PSG a confirmé ses lacunes déjà entrevues depuis plusieurs mois dans l'entrejeu et en attaque, avec l'absence d'un avant-centre de référence.

1. L'implication troublante d'Al-Khelaïfi

Le président du PSG, Nasser Al-Khelaifi, connaît un passage difficile.
FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MESSI-PRESSER / STEPHANE DE SAKUTIN/GettyImages

Et puis, on ne peut pas dissocier Leonardo de son président Nasser Al-Khelaïfi. Depuis trop d'années, le patron du PSG interfère trop souvent dans les affaires sportives, au risque de préserver les égos de certaines de ses stars, plutôt que d'avancer dans une logique sportive.

Le président participe aux passe-droits donnés à certains joueurs. Par exemple, Messi a été autorisé, après la débâcle, à rejoindre Barcelone mercredi soir. Et puis, NAK, condamné par la justice, a laissé ses nerfs prendre le dessus en provoquant un début de bagarre dans les couloirs du Bernabeu.

Pour enfin avancer dans les années à venir, après avoir pourtant progressé lors des deux dernières saisons, sur la scène européenne, le PSG va devoir entamer une sérieuse remise en question. A toutes les échelles.

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