OM - Olympiakos (2-1) : Les 5 leçons à retenir de cette fin de calvaire

Dimitri Payet, l'homme du match ce soir.
Dimitri Payet, l'homme du match ce soir. / NICOLAS TUCAT/Getty Images
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Après 13 défaites de rang en Ligue des Champions, l'OM a enfin brisé sa série noire et a remporté sa première rencontre face à l'Olympiakos (2-1) grâce aux deux premiers buts de Payet dans la compétition. Le numéro 10 de Marseille a converti deux penalties grattés dans une seconde période où les Phocéens ont réagi à l'orgueil laissant encore une petite possibilité de qualification en Ligue Europa.


1. L'OM, sauvé par la VAR

Après une première période catastrophique et sans réelle volonté de renverser la tendance actuelle, l'OM a eu beaucoup de mal à entrer dans son match. Mais le destin a enfin souri à Marseille.

Au retour des vestiaires, les hommes d'AVB ont montré un autre visage. Encore timides offensivement, les Olympiens finissent finalement par trouver quelques petits automatismes aux abords de la surface grecque jusqu'à provoquer le premier penalty (53').

Quelques secondes de vérification ont suffi à la VAR pour valider cette première faute sur Thauvin et donner la possibilité aux Marseillais d'inscrire le premier but en Ligue des Champions. C'est désormais chose faite. À ce moment, Dimitri Payet offre le premier but de l'OM depuis le 11 décembre 2013.

Si cette action n'a rien de litigieuse, en revanche, le deuxième penalty (75') est beaucoup plus contestable (main de Rafinha). Peu importe, car il permet de donner l'avantage aux Olympiens dans une rencontre pas franchement maîtrisée. Un peu à l'image de cette campagne européenne.

2. Marseille, trop fébrile en défense

Marseille n'arrive plus à trouver la sérénité nécessaire en défense. Une petite erreur peut devenir fatale. Et c'est encore ce qui s'est passé ce soir contre l'Olympiakos. Souvent en retard dans les duels, les attaquants de l'Olympiakos ont souvent porté le danger dans la surface de Mandanda.

Trop passive, la charnière marseillaise s'est faite surprendre dès les premiers instants de la première période. Même si les Marseillais ont fait preuve de solidarité dans le repli défensif, les joueurs ont manqué d'attention.

En plus des erreurs de relance de Caleta-Car et les montées dangereuses d'Amavi, la défense olympienne n'a pas su mettre le pressing nécessaire pour empêcher le duo Camara-El-Arabi. La preuve en est. Les deux joueurs ont eu beaucoup de libertés sur le front de l'attaque et ont fini par conclure une action en un but de Camara (32') qui aurait pu plonger Marseille dans un gouffre.

3. L'Olympiakos manque de justesse

Ce soir, l'Olympiakos peut regretter son manque de justesse dans le dernier geste. Ces joueurs ont été signalés hors-jeu à six reprises contre zéro fois du côté de l'OM. Une statistique qui a son importance dans cette rencontre apathique entre les deux équipes. Même si la défense de l'Olympiakos a tenté de repousser tant bien que mal les rares assauts marseillais.

À plusieurs reprises, les Grecs auraient pu renverser le cours du match en enfonçant le clou après leur ouverture du score mais la rencontre a fini par jouer en leur défaveur.

Si les milieux, à l'image de M'Vila, ont relativement bien contrôlé le jeu et donner un faux rythme à cette opposition, les combinaisons rapides en attaque et les percées de Camara n'ont pas eu l'effet recherché. Pourtant, l'action qui mène au premier but de la rencontre était un modèle de maîtrise technique ( 22 passes consécutives).

4. Le duo Rongier-Kamara omniprésent

Les deux milieux marseillais ont su se montrer disponible tout au long de cette rencontre
Les deux milieux marseillais ont su se montrer disponible tout au long de cette rencontre / NICOLAS TUCAT/Getty Images

La paire Kamara- Rongier a été la clé de la rencontre. Grâce à une grosse présence au milieu de terrain, les deux Marseillais ont tenté de déstabiliser
l'organisation de leur adversaire.

Par exemple, Kamara est beaucoup venu chercher les ballons au milieu de terrain et a essayé de faire la transition entre l'attaque et la défense tout en étant présent dans les duels. À eux deux, les joueurs ont couvert plus d'un quart du terrain. Leur déplacement vers le sens du but a permis au bloc marseillais de pouvoir monter assez haut pour gêner la relance de l'Olympiakos.

Kamara et Rongier se sont donc appliqués à ne pas perdre le ballon et ont privilégié le jeu en une touche de balle pour accélérer le jeu. Entre une énorme présence physique et de l'animation au milieu de terrain, les deux coéquipiers ont rendu une belle prestation.

5. Le bon état d'esprit de Dimitri Payet


Il est le leader technique de son équipe et il a encore prouvé ce soir. Si la prestation de Payet est loin d'être exceptionnelle, le milieu de terrain a tout de même montré son implication et son engagement dans ce match.

Payet a cherché à varier le jeu et trouver des espaces pour ses attaquants. L'international français a aussi cherché à prendre sa chance et s'est comporté en leader en inscrivant les deux penaltys de la rencontre qui ont permis à l'OM de s'imposer sur le fil.

Un doublé qui est un petit événement quand même, car le premier but est la première réalisation de l'OM en Ligue des Champions depuis des lustres, et le premier de la carrière de Payet dans la compétition. Tandis que le deuxième a réussi à sortir Marseille du néant.

Un nouveau record pour Payet. C'est la première fois qu'un joueur d'un club français marque un doublé sur penalty en Coupe d'Europe. À jamais les premiers, pour le meilleur et pour le pire.