Olympique de Marseille

OM - Norwich City (0-3) : Les 6 leçons de la première défaite des Marseillais cette saison

Olivier Halloua
L'OM est passé à côté.
L'OM est passé à côté. / NICOLAS TUCAT/GettyImages
facebooktwitterreddit

L'Olympique de Marseille a été largement battu par Norwich City (0-3). Après un premier quart brouillon, l'OM a encaissé l'ouverture du score sur une frappe splendide des 20 mètres de Jacob Lungi Sørensen. A la pause, les Marseillais n'ont pas semblé en mesure d'embêter leurs vis-à-vis à outrance. A l'heure de jeu, les visiteurs ont doublé puis triplé la mise sur deux têtes à bout portant de Jordan Hugill.

Les Phocéens n'ont pas réussi à revenir au score et s'inclinent pour la première fois de la saison face à une écurie de deuxième division anglaise.

1. Le troisième défenseur central monte toujours

Isaak Touré
Isaak Touré se projette beaucoup. / SOPA Images/GettyImages

En première période, nous avons encore pu observer Isaak Touré se projeter énormément. Alors qu'il est défenseur central gauche, l'international U19 français avait pour consignes d'accompagner certaines offensives.

Touré a même failli marquer sur un coup de billard et a tenté quelques dribbles dans l'entrejeu. Conséquence, en contres, sa présence n'était pas autant assurée.

L'attaquant de formation a démontré des qualités certaines dans l'utilisation du ballon. Cela démontre une puissance athlétique de l'ancien Havrais. En revanche, tactiquement, ses montées nous semblent toujours farfelues. Il nous apparait impossible de reproduire de telles enjambées en Ligue 1.

2. Un front offensif brouillon

Dimitri Payet
Dimitri Payet a encore été maladroit. / John Berry/GettyImages

En première période, ce fut particulièrement laborieux de créer des mouvements. L'OM a vu son front offensif galérer pour mettre Tim Krul en danger. Le gardien de Norwich City a eu un énorme arrêt à faire d'entrée puis plus rien.

Dans les trente derniers mètres, les Phocéens ne faisaient que peu de différences ou de bons choix. Les deux occasions marseillaises sont provenues de passes lasers pour des centres de Jordan Amavi et Cengiz Ünder.

Personne ne prenait d'initiatives et les joueurs n'étaient pas encore assez affutés pour prendre de la vitesse. Comme face à Marignane, Bamba Dieng fut le seul en vu par ses nombreuses accélérations.

3. Gigot dépassé, des boulevards derrière

Samuel Gigot
Samuel Gigot a eu du mal. / James Williamson - AMA/GettyImages

Même si l'OM n'a pas concédé beaucoup d'occasions, on a rapidement senti que cette charnière n'était pas stabilisée en première période. En contres, les trois défenseurs n'étaient coordonnés et ont manqué de justesse pour relancer. Bon nombre d'occasion sont provenus d'erreurs de transmissions.

Evidemment, sa tendance va évoluer au fil de la préparation voire même de la saison. Norwich City était en phase terminale de sa pré-saison, et ça s'est senti dans la gestion de la profondeur.

Samuel Gigot ne nous a pas montrés son meilleur visage, après de beaux débuts contre Marignane. Le néophyte défensif a multiplié les approximations et couvrait beaucoup d'appels dans le dos.

Notre premier sentiment s'est confirmé avec trois buts encaissés et au moins huit occasions franches.

4. Des créateurs loin de la surface

Dimitri Payet, Matteo Guendouzi
Dimitri Payet était loin de la surface. / John Berry/GettyImages

Un constat déjà observé face à Marignane, l'OM voit ses créateurs reculés d'un cran. Dimitri Payet était sur les ailes ou même à la première relance, Gerson devait plus servir ses latéraux que perforer et seul Cengiz Ünder a conservé ce rôle de pur dynamiteur.

Les principaux passeurs ou créateurs de la saison dernière ne semblent plus concernés par la dernière passe mais l'avant-dernière. On attend des pistons de créer ces décalages et parfois même aux milieux de marquer de près.

On a vu beaucoup de dédoublements et d'appels dans la profondeur, avec moins de place à la folie comme Payet ou Gerson avaient l'habitude. Les deux semblaient logiquement perdus.

Comme nous l'expliquions précédemment, Marseille ne s'est contenté que d'un enchaînement de centres imprécis ou mal sentis. Aucune combinaison ou débordement de ses meilleurs joueurs, étant si loin de la zone de vérité.

5. Des joueurs peu tranchants dans les duels

Pape Gueye
Pape Gueye n'y était pas. / John Berry/GettyImages

Sur chaque duel ou pressing, on a ressenti la différence de préparation des deux équipes. Norwich City clôture bientôt sa présaison tandis que l'OM la prépare. Les joueurs d'Igor Tudor manquaient de tranchant pour récupérer les ballons ou bien déclencher des pressings haut.

Pape Gueye en a été l'exemple-même impliqué clairement sur l'ouverture du score de Norwich. Son renvoi a été brouillon et sa sortie sur le buteur très en retard. Tous les éléments de Tudor n'ont pas réussi à surpasser le défi physique de la formation britannique.

6. Amavi, seule satisfaction des pistons

Pape Gueye
Jordan Amavi a été le seul à se projeter. / FRANCOIS NASCIMBENI/GettyImages

Jordan Amavi fut bien le seul à créer le moindre danger sur la cage adverse durant ces 90 minutes. Son activité était pertinente et deux de ses centres ont failli s'avérer décisifs. L'OM a vu quatre des cinq autres profils se saborder à la tâche.

Or, c'est particulièrement inquiétant au vu de l'importance énorme de ses latéraux dans le système d'Igor Tudor. Ils ont la charge de délivrer des caviars comme participer à la construction et au repli défensif. Ce soir, nous n'avons pratiquement rien vu de tout cela.

facebooktwitterreddit