Olympique de Marseille

OM - Marignane Gignac (4-1) : Les 6 leçons à retenir de la première rencontre amicale sous Tudor

Olivier Halloua
L'OM a bien débuté.
L'OM a bien débuté. / Chris Ricco/GettyImages
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Pour son premier match amical, l'Olympique de Marseille a tranquillement disposé du Marignane Gignac (4-1). A la pause, les Marseillais menaient déjà grâce à une réalisation de Cédric Bakambu sur une déviation astucieuse de Mattéo Guendouzi suite à un corner. Dans le jeu, on a ressenti beaucoup d'envie mais une maitrise tactique logiquement fragile. D'entrée de seconde période, l'OM a vu les joueurs de National 2 revenir à égalité sur une grosse erreur de relance.

Pourtant, Bamba Dieng a redonné rapidement l'avantage aux Phocéens sur contre, quelques minutes plus tard. L'international sénégalais a triplé la mise sur penalty en fin de rencontre puis sur un dernier contre. Un premier galon pertinent pour des Marseillais concentrés.

1. Isaak Touré, défenseur omniprésent

Isaak Touré
Isaak Touré a réalisé une belle première. / SOPA Images/GettyImages

Isaak Touré a été impressionnant durant les 45 premières minutes sur le terrain. Défenseur central situé à gauche de la charnière à trois, il était très libre de ses déplacements. Igor Tudor l'a autorisé à se déplacer dans les espaces et rejoindre parfois le milieu de terrain.

A la vitesse, physiquement et à la relance, l'international U19 français semblait facile. On le sent investi et omniprésent dans toutes les situations de jeu. Sa qualité de ressorti de jeu lui a permis de se signaler à plusieurs reprises. Touré a gagné des points par sa fougue aux côtés d'un Samuel Gigot plus stable.

2. Tous les joueurs portés vers l'avant

Sead Kolasinac
Sead Kolasinac était plus adapté. / John Berry/GettyImages

On l'a bien senti, la consigne d'Igor Tudor est de jouer l'attaque. Isaak Touré, Pol Lirola ou Sead Kolasinac étaient tous portés vers l'avant. Tous devaient chasser la balle le plus haut possible sur le terrain et accompagner dès qu'ils le pouvaient les offensives.

Hormis Samuel Gigot cantonné à une gestion de la profondeur et du hors-jeu, tous les autres éléments de l'OM se tournaient vers l'attaque. Cela a ses vertus avec de nombreuses combinaisons et une variété de possibilités. En revanche, les joueurs de Marignane l'ont bien remarqué, la gestion du contre s'annonce compliquée sans un bon repli.

Le but de l'égalisation est provenu d'une grossière erreur de relance qui prend source de ce bloc haut.

3. Gerson sans repères

Gerson Santos da Silva
Gerson a été perdu. / John Berry/GettyImages

Gerson a disputé 45 minutes presque fantomatique. On ne juge aucunement l'international brésilien sur ce match. En revanche, nous constatons qu'il a du mal à se situer dans ce trident de l'entrejeu. Un coup trop haut, un autre trop axial, les automatismes manquent encore pour lui.

Mattéo Guendouzi prenait aussi beaucoup de place par ses déplacements incessants sur toute la largueur. Igor Tudor devra réajuster tout ce petit monde dès la semaine prochaine.

4. Un front offensif brouillon sans Dieng

Bamba Dieng
Bamba Dieng a marqué le seul but construit. / John Berry/GettyImages

Le seul but sans Bamba Dieng est provenu d'un corner bien dévié par Guendouzi. Nous n'aurons vu que deux ou trois mouvements construits tout le long de cette première période. Peu importe l'origine du mouvement, les occasions furent encore rares.

Dimitri Payet a été maladroit, Cédric Bakambu fut buteur mais transparent. Bamba Dieng comme Cengiz Ünder ont eux apporté plus de dynamisme à leur entrée lors du second acte.

L'international sénégalais a touché deux fois le poteau, puis inscrit un triplé sur deux contres et un penalty qu'il avait obtenu. Son coéquipier turc a tenté beaucoup et délivré une merveille de passe pour son artificier.

Le système de Tudor lui sied pour l'heure à ravir avec ses nombreuses transitions rapides dans la profondeur. A poursuivre !

5. Rongier capitaine et de retour au milieu

Valentin Rongier
Valentin Rongier a pris une dimension. / John Berry/GettyImages

Logiquement, Valentin Rongier est de retour dans l'entrejeu. Sous Jorge Sampaoli, le milieu marseillais prenait place dans un poste hybride dans le couloir droit. Il a pu apporter sa qualité de passes et de vision de jeu au trident de la seconde période de Tudor.

Avec sa saison plus défensive, on le sent plus athlétique et bien plus performant à la récupération. En l'absence de Dimitri Payet ou Mattéo Guendouzi, Rongier a endossé le brassard de capitaine. Un signe du poids dans l'esprit de son entraîneur comme dans le vestiaire.

6. Elmaz et Said Mmadi intéressants

Bartug Elmaz
Bartug Elmaz a pu démontrer ses qualités. / ANP/GettyImages

Deux minots sont vraiment sortis du lot, selon nous. Tout au long de la rencontre, Yakine Said M'Madi a pu s'imposer avec justesse en défense centrale. Le roc de 19 ans a eu quelques déchets dans la relance mais athlétiquement, c'était prometteur aux côtés d'éléments plus expérimentés.

Bartug Elmaz a lui pu se montrer pendant 45 minutes. Sa patte droite a créé quelques situations sur coup de pied arrêtés. Le jeune milieu turc n'a pas eu beaucoup de ballons aux abords de la surface adverse. Malgré tout, on a ressenti une maitrise technique et tactique.

Salim Ben Seghir a lui beaucoup tenté avec toujours autant de maladresses dans la zone de vérité.

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