Norvège - France (1-2) : Les 3 leçons de la victoire difficile des Bleues

Olivier Halloua
La France de Cascarino a galéré pour s'en sortir.
La France de Cascarino a galéré pour s'en sortir. / JOSE JORDAN/GettyImages
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L'équipe de France s'est remise en selle en vainquant la Norvège (1-2). Après vingt minutes assez soporifiques, Kadidiatou Diani a lancé la rencontre en marquant sur une belle combinaison avec Sakina Karchaoui. Quelques minutes plus tard, Roman Heug a égalisé de la tête à bout portant. Le second acte était tout aussi ronchonnant dans les deux camps et la France a pris l'avantage sur une tête déviée par Viviane Asseyi à la suite d'un corner.

Les quelques changements tactiques de Corinne Diacre n'ont pas amélioré les choses malgré ce succès court de ses joueuses.

Les leçons de la rencontre

1. Karchaoui et Diani, les seules forces offensives

Sakina Karchaoui
Sakina Karchaoui a porté le danger en vain. / JOSE JORDAN/GettyImages

Hormis quelques éclairs de Sakina Karchaoui et les accélérations de Kadidiatou Diani, que ce fut pauvre offensivement. Les Bleues n'ont pas créé le moindre mouvement intéressant avec ce front remanié par Corinne Diacre.

La latérale gauche du Paris Saint-Germain a été très active dans son couloir offrant la passe décisive à sa coéquipière. Autour, pas beaucoup d'appels ou de combinaisons. Il a fallu un corner dévié par Viviane Asseyi pour sceller un succès douloureux.

C'est dans la lignée des deux dernières sorties de l'équipe de France conclues par deux défaites où les buts furent déjà rares.

2. Un gros manque de marquage en défense

Wendie Renard
Wendie Renard était encore prise dans le dos. / Jonathan Moscrop/GettyImages

Que ce soit sur le but ou sur plusieurs situations concédées par les Bleues, le manque de marquage a coûté cher. Wendie Renard ou Elisa De Almeida n'ont pas souvent réussi à contenir les appels tranchants des petits gabarits norvégiens.

Sur les ailes, Eve Perisset, principalement, a été en grande difficulté pour empêcher les nombreux centres de la Norvège de parvenir dans les six mètres. Un manque d'agressivité légèrement corrigé à la pause par Diacre et son staff.

3. Un entrejeu encore peu entreprenant

Clara Mateo
Clara Mateo / BSR Agency/GettyImages

L'entrejeu des Bleues était en grande difficulté dans un domaine en particulier. Aucune des trois joueuses du trident a pris l'initiative pour créer des circuits de passes offensifs. La création d'occasions était si faible au fil des minutes que Kadidiatou Diani comme Delphine Cascarino ont dû redescendre très bas.

Ce n'est pas suffisant pour mettre en difficulté un bloc bas de deux lignes de quatre. Corinne Diacre s'est particulièrement trompé avec le positionnement illisible de Clara Mateo. Elle ne savait pas où se placer ni comment aider les siennes sur les ailes. On a souvent entendu un adjoint de la sélectionneuse tricolore lui dire "propose Clara". Mais comment peut-elle en étant si près de sa buteuse ?

La Norvège a baissé physiquement à l'heure de jeu et les joueuses sorties du banc ont apporté l'apport souhaité. De ce fait, le match a semblé plus facile surtout au milieu.

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