Équipe de France

Les 7 leçons à tirer du mois de juin des Bleus

Olivier Halloua
Didier Deschamps n'a pas vécu un bon mois de juin.
Didier Deschamps n'a pas vécu un bon mois de juin. / Christian Hofer/GettyImages
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L'Equipe de France a vécu un mois de juin mouvementé. En dix jours, les Bleus ont enchaîné quatre rencontres de Ligue des Nations. Pour la première fois depuis 2015, les hommes de Didier Deschamps n'ont pas glané le moindre succès (deux nuls et deux défaites). Contre la Croatie au Stade de France (0-1), ils n'ont même pas marqué, une première aussi depuis 2019.

A moins de six mois de la Coupe du monde, plusieurs leçons peuvent être tirées de cette trêve internationale pour le sélectionneur tricolore.

1. Une dépendance aux cadres

Raphaël Varane
Raphaël Varane a été blessé. / James Williamson - AMA/GettyImages

Nous avons pu rapidement constater que l'Equipe de France dépendait de ses cadres. Raphaël Varane a dû quitter le rassemblement dès le premier match, N'Golo Kanté et Lucas Hernandez par la suite, Kylian Mbappé a lui aussi manqué un match et Paul Pogba était forfait.

Une absence de cadres qui a couté cher puisque les remplaçants n'ont pas su faire la différence, même avec beaucoup de minutes disputées. Malgré un groupe rajeuni, la France de 2018 a encore beaucoup d'influence sur celle de 2022.

2. Des jeunes pousses encore trop tendres

Boubacar Kamara
Boubacar Kamara n'a pas semblé prêt. / Eurasia Sport Images/GettyImages

Avec ce fleuve de forfaits, nous avons découvert tout un océan de nouveaux. Boubacar Kamara et Ibrahima Konaté ont honoré leur première sélection. Tout deux ont déjà montré quelques limites en tant que titulaire face à des internationaux comme Luka Modric ou Christian Eriksen.

Même des éléments qui ont déjà fait leurs preuves comme Mattéo Guendouzi ou Jonathan Clauss n'ont pas marqué beaucoup de points. L'un semblait émoussé et sans impact alors que l'autre n'a disputé que 14 minutes. William Saliba a lui-aussi déçu, à l'image de son duel raté face à Andreas Cornelius au Stade de France (1-2).

Les petits poucets nous apparaissent un poil trop tendres pour espérer jouer plus.

3. Didier Deschamps perdu entre 3 systèmes

Didier Deschamps
Didier Deschamps a l'air perdu. / Catherine Steenkeste/GettyImages

Didier Deschamps a vécu un drame familial qui a forcément influé sur son approche. Le sélectionneur tricolore a avoué lui-même "ne pas avoir pu transmettre l'énergie nécessaire".

Sur le terrain, son approche était encore illisible. Lors de ces quatre rencontres, nous avons pu voir trois systèmes différents : le 4-2-3-1, le 3-5-2 et le 4-3-3. "DD" et son staff n'ont pas trouvé la solution miracle. En déplacement comme à domicile, les compositions se sont enchainées sans constance.

Encore plus inquiétant, depuis le départ de certains joueurs et le retour de Karim Benzema, Deschamps n'a pas réussi à se stabiliser autour d'une formation-type.

4. Une confiance perdue

Antoine Griezmann
Antoine Griezmann a encore déçu. / Jurij Kodrun/GettyImages

Comme tout effectif, l'Equipe de France a sa période de doutes. Les Bleus viennent d'enchaîner quatre rencontres sans victoire et deux défaites à domicile. Les stars tricolores font moins la différence et perdent plus de duels. Le discours est moins conquérant aussi au vu des résultats. A l'image d'Antoine Griezmann, on sent que cette équipe a perdu confiance

En effet, l'attaquant de l'Atlético de Madrid n'a plus marqué depuis 23 rencontres en 2022. Grizi est devenu une sorte de fantôme qui erre sur les terrains sans idées ni créativité. L'électrochoc se fait attendre et pendant ce temps la France tricote.

5. Remise en cause de la hiérarchie dans les cages

Mike Maignan
Mike Maignan a montré qu'il pouvait devenir titulaire. / James Williamson - AMA/GettyImages

Mike Maignan a pu disputer deux rencontres lors de cette trêve internationale. Sans surprises, le portier de l'AC Milan a démontré un niveau à la hauteur du rendez-vous. Une assurance face à de grand attaquants, une bonne relance et des qualités de leader indéniables, tout ce qui est recherché pour s'imposer dans les cages de la l'Équipe de France.

De là à dépasser Hugo Lloris dans la hiérarchie ? Deschamps ne risque pas de placer son capitaine sur le banc. Néanmoins, la question mérite de se poser. L'ancien Lillois a déposé une graine dans l'esprit de sélectionneur. Attendons de voir si elle germe avant la Coupe du monde.

6. Des confirmations pour Tchouaméni et Nkunku

Aurelien Tchouameni
Aurélien Tchouaméni est toujours aussi important. / James Williamson - AMA/GettyImages

Deux grosses satisfactions ressortent de cette trêve internationale. Aurélien Tchouaméni a tout d'abord maintenu son excellent niveau. Le néophyte du Real Madrid a prouvé une nouvelle fois qu'il faisait partie des indéboulonnables des Bleus. Un milieu technique, athlétique, volontaire et qui respecte les consignes de Deschamps.

Ensuite, vient Christopher Nkunku. La star du RB Leipzig a marqué des points. On le sent épanoui et investi dans son rôle de troisième lame offensive derrière Benzema et Mbappé. Espérons juste le revoir bien plus libre que cantonner à une aile comme lors de la première période face à la Croatie à Paris (0-1).

7. Un couloir droit toujours en chantier

Jules Kounde
Jules Koundé a été en grande difficulté. / James Williamson - AMA/GettyImages

Le bon profil en tant que latéral droit n'a toujours pas été fixé. Jules Koundé a montré encore beaucoup de difficultés à gérer les deux surfaces. Dans son dos, les joueurs arrivaient facilement à se faufiler. Devant, le roc du FC Séville ne se projetait presque jamais.

Même constat pour Benjamin Pavard, toujours maladroit et inefficace. Jonathan Clauss a lui quelques lacunes défensives repérées. En clair, aucun arrière n'a démontré pleine satisfaction jusqu'ici.

Devant eux, l'aile droite reste aussi un mystère. Antoine Griezmann, tout comme Christopher Nkunku, n'arrivent pas à tenir ce poste longtemps, attirés vers l'axe. Kingsley Coman fut le plus percutant mais avec toujours aussi peu de réalisme. Enfin, Moussa Diaby a manqué encore de peps.

C'est un des gros chantiers de Didier Deschamps pour septembre. Il doit trouver un équilibre et deux composants parfaits pour son couloir droit. Pour l'heure, cette aile ne semble pas prête pour la Coupe du monde.

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