Les 6 clés du Clasico entre le FC Barcelone et le Real Madrid en Supercoupe d'Espagne

Pedri et Gavi sont des clés du milieu de terrain barcelonais
Pedri et Gavi sont des clés du milieu de terrain barcelonais / JOSEP LAGO/GettyImages
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Après la victoire des deux équipes aux tirs au but en demi-finale de la Supercoupe d'Espagne, le FC Barcelone et le Real Madrid vont se retrouver pour la deuxième fois de la saison. Un match important qui peut marquer un tournant pour les clubs dans la suite de leur saison. 90min décrypte pour vous les principales clés de ce deuxième Classico de la saison.

1. Le Real peut égaler le Barça en victoires de la Supercoupe

Real Madrid v Elche - La Liga
Marcelo porte la Supercoupe d'Espagne / Anadolu Agency/GettyImages

Pour la 12e fois de son histoire, le Real Madrid remet son titre en jeu en Supercoupe d'Espagne. Et pour la 8e fois de l'histoire de la coupe, nous allons avoir le droit à un Clasico en finale. Mais cette fois-ci, nous ne serons pas sur un classique comme les autres. Le Real Madrid peut égaliser son ennemi catalan en termes de victoire. À 13 victoires pour le Barca contre 12 pour Madrid, les Merengue ne sont plus qu'à une petite unité de rattraper leur retard.

D'autant que ce n'est pas la première fois qu'un Clasico à lieu en finale. Sur les sept finales Real-Barça en Supercoupe d'Espagne, le Barça en a remporté qu'une seule en 2011. A cette époque, Xavi était encore joueur du FC Barcelone et Benzema était déjà au Real depuis deux saisons.

2. Deux gardiens essentiels à leurs équipes

Marc-Andre ter Stegen
Marc-Andre ter Stegen a sauvé le Barça bien des fois / Quality Sport Images/GettyImages

Passé par une période de trouble, Ter Stegen est de nouveau le patron de la cage barcelonaise. Solide durant le match, Ter Stegen est rentré dans la tête des joueurs du Betis Seville lors des tirs au but. Décisif à deux reprises, il envoie les siens directement en finale. Il faut dire que depuis la saison dernière, le portier allemand a retrouvé son niveau d'entant. C'est lui-même qui l'a dit, à la fin de la rencontre jeudi soir. "Je pense que je joue à un très bon niveau depuis environ un an. Nous devons mieux défendre. Nous devons avancer. Ce match a été un énorme effort. Nous avons beaucoup souffert et ils ont atteint notre côté du terrain trop facilement. J’aimerais avoir moins de travail à faire honnêtement."

La situation est semblable pour Thibaut Courtois au Real. Alors que Madrid est aussi allé jusqu'aux prolongations mercredi soir face à Valence, les envolées de Thibaut Courtois ont permis à la Maison Blanche de tenir. Pourtant, ce n'est pas passé loin pour Valence et notamment lors d'un face-à-face entre Courtois et Fran Perez où le Belge s'est imposé in extremis de la jambe. Et c'est lui qui détournera le dernier tir des Chauves-souris pendant la séance de tir au but. Preuve de la magnifique saison du géant de 2 mètres, il vient d'être nominé pour le trophée The Best dans la catégorie des gardiens.

3. Un milieu du Barça qui gagne en osmose

Gavi, Pedri Gonzalez
Gavi et Pedri gagnent en automatismes avec De Jong / Soccrates Images/GettyImages

21 ans, c'est la moyenne d'âge du milieu de terrain aligné par Xavi jeudi soir contre le Betis. Avec Gavi (18 ans), Pedri (20 ans) et De Jong (25 ans), Xavi possède un milieu de terrain pétri de talent et ultra complémentaire.

Retrouver un milieu à la hauteur, c'est ce dont rêve tous les Cules aujourd'hui. Habitué pendant des années à l'inséparable trio Xavi-Iniesta-Busquets, le FC Barcelone peine à retrouver une telle osmose. Mais avec l'éclosion de Gavi, la montée en puissance de Pedri et un semblant de confiance retrouvé par Frenkie De Jong, les supporters du Barça commencent à espérer.

Souvent préféré à l'un des trois pour son expérience, Busquets apparaît de plus en plus comme un parasite au milieu. En retard sur bien des actions, lent dans ses courses, la vista du champion du Monde 2010 ne suffit plus. Frenkie De Jong paraît le plus à même aujourd'hui de remplir cette fonction de milieu récupérateur.

4. Xavi - Ancelotti : Deux bilans contrastés

Xavi, Carlo Ancelotti
Xavi et Ancelotti ont des bilans différentes / David Ramos/GettyImages

Si le retour de Xavi en Catalogne était vu comme un rêve pour les supporters barcelonais, plus d'un an après les résultats sont quelque peu contrastés. Si tout va bien pour le Barça en championnat (1er à 3 points du Real Madrid), les résultats en Europe peinent à contenter tout le monde.

Éliminé pour la deuxième fois consécutive de la Ligue des Champions, le FCB est, cette année encore qualifié pour la Ligue Europa. Même si l'arrivée de Xavi a mené quelques changements, notamment au niveau des cadres vieillissants, le catalan ne parvient pas à inverser complètement la tendance. Mais peut-on vraiment lui jeter la pierre ? Avec un effectif pas au niveau, Xavi est parvenu à se qualifier pour la Ligue des Champions l'année dernière. Cette année avec une équipe en pleine reconstruction, il parvient à être leader de la Liga. Malgré tout, aussi important soit Xavi pour le club, il ne lui reste plus beaucoup de cartouche pour prouver qu'il est l'homme de la situation.

200 matchs sur le banc avec le Real Madrid avec un bilan de 146 victoires, 26 nuls et 28 défaites. Ce sont les statistiques impressionnantes de Carlo Ancelotti avec les Merengues. Avec lui, le Real a remporté 8 trophées supplémentaires, dont deux ligues des Champions. Une chose est sûre, Carlo Ancelotti est une machine à gagner et un expert de la coupe d'Europe. Cette année encore, les coéquipiers de Benzema se sont facilement qualifiés pour les 8e de finale de la C1 en finissant premier de leur groupe.

Mais en championnat, Madrid n'y arrive pas. Avec 2 défaite, les hommes d'Il Mister ont trois points de retard sur le rival barcelonais. Loin d'être lâché pour la course au titre, les Meringues doivent tout de même se remettre de cette mauvaise passe post Coupe du Monde. Malgré leur victoire 0-2 face à Valladolid, ils s'en sortent d'une courte tête face à une équipe de D4 en coupe d'Espagne, perdent 2-1 à Villarreal en championnat et sont emmenés jusqu'aux tirs au but en demi-finale de coupe d'Espagne.

5. Un FC Barcelone Lewandowski-dépendant

Robert Lewandowski
Le Barça s'en remet beaucoup à Lewandowski / Yasser Bakhsh/GettyImages

"Robert ne marquera pas toujours. Le reste d’entre nous doit continuer à marquer des buts", ce sont les mots de Xavi après la victoire à l'arraché du Barca en Coupe d'Espagne (3-4 contre Intercity). Et le coach du Barça ne s'y trompe pas, Robert Lewandowski a marqué 19 des 49 buts de Barcelone cette saison. L'attaquant polonais est donc impliqué dans environ 39% des réalisations catalanes cette saison.

En Liga, il est le meilleur buteur avec 13 buts. Derrière lui, le premier blaugrana est Ousmane Dembélé avec 5 buts. Alors oui le barça a enfin retrouvé son goleador et c'est une bonne nouvelle. Mais cette dépendance met aussi le FCB dans une situation plus que délicate lorsque le polonais n'est pas là. Sans réel remplaçant au poste de numéro 9, Barcelone va devoir trouver une solution en championnat. Le sportif polonais de l'année étant suspendu pour trois matchs à cause de son carton rouge contre Osasuna.

6. Une défense barcelonaise qui se cherche

Jules Kounde, Ronald Araujo
La paire Koundé-Araujo ne parvient pas encore à montrer l'étendue de son talent / Soccrates Images/GettyImages

Le Barça semblait avoir trouvé sa paire défensive. Avec seulement cinq buts en 14 journées de Liga, le FC Barcelone était la meilleure défense des 5 grands championnats. Avec 11 clean sheet, même Ter Stegen avait retrouvé des couleurs. Mais voilà, depuis la reprise après le Mondial au Qatar, la défense n'y est plus. Avec six buts encaissés en quatre matchs, le Barça semble retomber dans ses travers.

À l'image de Jules Koundé, qui dès les premières minutes face au Betis Seville en Supercoupe d'Espagne, offre une balle de but à Nabil Fekir sur une mésentente avec son gardien. Par chance, un bon retour de Ronald Araujo empêchera le français de marquer. Alternant la défense centrale et latérale, l'ancien bordelais n'a plus le même impact qu'avec le FC Séville.

Si Xavi n'a pas encore choisi sa défense centrale type (Garcia, Koundé et Araujo ont tous environ 600 minutes en Liga), un joueur sort du lot depuis la reprise. Pourtant, c'est le joueur le moins utilisé jusqu'alors par Xavi. Avec six matchs de Liga comme titulaire, Andrea Christensen parait comme le défenseur central le plus en forme de la reprise. Impactant physiquement, important dans le duel aérien, le Danois s'est pleinement adapté à sa nouvelle équipe.

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