Olympique de Marseille

Les 5 raisons qui expliquent pourquoi l'OM a du mal à domicile

Olivier Halloua
L'OM affiche le huitième bilan de Ligue 1 à domicile.
L'OM affiche le huitième bilan de Ligue 1 à domicile. / PASCAL POCHARD-CASABIANCA/GettyImages
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Que se passe-t-il au Vélodrome ? L'Olympique de Marseille a patiné toute la saison à domicile. L'enceinte marseillaise ne délivre plus autant de magie que par le passé. Au contraire, les Phocéens affichent le huitième bilan de Ligue 1 à la maison. L'OM termine cette phase aller sur le podium sans performer dans son antre. L'écurie sudiste a quelques circonstances atténuantes. En voici cinq.


5. Le post-crise sanitaire

Le Stade Vélodrome.
Même lors des affrontements classiques de L1, le Vél est complet. / CLEMENT MAHOUDEAU/GettyImages

Pas facile de passer du confinement puis d'un stade à 30% plein à un Vélodrome au complet... L'enceinte marseillaise est de retour à sa capacité maximale. La plupart des joueurs doit se réhabituer à cette ferveur populaire. Au lieu de jouer à domicile comme à l'extérieur dans le calme, les cadres de l'Olympique de Marseille retrouvent le brouhaha des grands soirs.

4. La pression du Vélodrome

Dimitri Payet
Dimitri Payet vit bien cette ferveur. / PASCAL POCHARD-CASABIANCA/GettyImages

Si certains joueurs sont transcendés comme Dimitri Payet, d'autres peuvent perdre pied. Depuis le retour de l'ambiance dingue du Vél', l'OM a galéré. Des défaites étonnantes, des nuls frustrants et une obligation de faire du jeu. Imposer une domination dans l'enceinte marseillaise n'est pas facile. Des éléments ont subi cette pression du résultat. Ils se transcendent plus à l'extérieur loin de 60 000 supporters exigeants. Valentin Rongier l'avait dit : "C'était dur de s'habituer à un tel climat".

3. La motivation de l'opposition

Les joueurs de Reims au Vélodrome.
Reims ravi de marquer au Vélodrome. / PASCAL POCHARD-CASABIANCA/GettyImages

"On a souvent la maîtrise en première mi-temps mais on n'arrive pas à marquer. Le temps passe cela joue pour eux. Ils arrivent à nous mettre un contre. Il faudra voir comment rectifier ça et essayer de marquer plus tôt", affirmait Payet après le nul contre Reims (1-1). Les équipes adverses sont motivées et déterminées. Parfois galvanisées. Pas d'espaces offerts, un gardien au sommet de son art et des attaquants réalistes. Au final, la réception au Vélodrome en devient une épreuve pour l'OM. Les visiteurs n'attendent que de climatiser l'enceinte entière. Marseille ne compense pas cet effort surhumain.

2. Le manque de réalisme

Konrad De La Fuente
Konrad De La Fuente est le visage de ce manque de réalisme. / John Berry/GettyImages

Chaque réception marque un nouveau manqué pour les attaquants marseillais. Arek Milik contre Metz, Konrad de la Fuente contre le PSG et même Mattéo Guendouzi contre Brest, les occasions gâchées se comptent par dizaines. L'OM accumule les longues phases de possession puis manque de peu de marquer. Ce réalisme en déclin a coûté en tout dix points à Marseille au Vélodrome. La trêve peut permettre de recharger les batteries.

1. Le système hasardeux de Sampaoli

Jorge Sampaoli
Jorge Sampaoli propose une tactique étonnante. / SEBASTIEN BOZON/GettyImages

Jorge Sampaoli a aussi sa part de responsabilité. Le tacticien argentin propose un système en 3-4-3 où certains joueurs n'évoluent pas au bon poste. William Saliba en piston droit, Valentin Rongier en arrière hybride, De La Fuente en piston gauche, Amine Harit dans un couloir ou Payet en faux numéro neuf. L'entraîneur olympien cherche à avoir la possession. Pourtant, les résultats ne suivent pas. Il n'a pas encore trouvé la solution pour compenser les mouvements sur les ailes.

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