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Les 5 raisons du coup de mou du RC Lens

Erwan Gendry
Après un début de saison tonitruant, le RC Lens connaît quelques difficultés à l'entame du sprint final.
Après un début de saison tonitruant, le RC Lens connaît quelques difficultés à l'entame du sprint final. / Sylvain Lefevre/GettyImages
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Le RC Lens connaît une période compliquée depuis plusieurs semaines. Si les hommes de Franck Haise se sont relancés dimanche dernier contre Bordeaux (3-2), leur prestation a encore montré des failles qui leur coûtent de nombreux points depuis début décembre. 90min tente de vous expliquer les 5 raisons du coup de moins bien du RCL.


1. Un choix pas convaincant au poste de gardien

Wuilker Farinez
RC Lens v Girondins de Bordeaux - Ligue 1 Uber Eats / Sylvain Lefevre/GettyImages

Début janvier, Franck Haise a fait le choix de désigner deux gardiens numéros un. Jean-Louis Leca et Wuilker Farinez se partagent donc les buts un match sur deux. Une situation que regrette le portier corse : "Vous dire que je l'ai bien pris, c'est mentir". Lui qui réussissait une première partie satisfaisante de saison a été surpris par cette décision.

Depuis cette nouveauté, le RC Lens encaisse plus de buts (treize en sept matchs). Certes, les gardiens de but ne sont pas responsables en totalité mais certains auraient pu être évités, à l'image de la faute de main de Jean-Louis Leca lors du déplacement à l'AS Saint-Étienne, qui a notamment pesé lors de l'instauration de cette rotation au poste. Cette rotation inculquée pour amener une concurrence saine entre les deux joueurs afin de tirer le meilleur d'eux même, a semble-t-il aussi apporté une certaine fébrilité et une baisse de confiance.

2. L'équilibre lensois perturbé par la bonne lecture tactique de leurs adversaires

Przemyslaw Frankowski
RC Lens v AS Monaco - French Coupe de France / Soccrates Images/GettyImages

Si Lens connaît une période compliquée c'est en grande partie parce qu'elle ne surprend plus autant ses adversaires qu'auparavant. Défendre face au système à trois défenseurs centraux de Franck Haise n'était vraiment pas simple pour les techniciens de Ligue 1. Avec un jeu ambitieux tourné vers l'avant, les Lensois déferlent en nombre dans la zone de vérité adverse, de quoi surprendre et désorganiser n'importe quel effectif de Ligue 1.

Face à cette opposition tactique, les entraîneurs de Ligue 1 ont eu le temps de l'observer et trouver des failles pour contrecarrer les plans de l'entraîneur Nordiste. Parmi celles-ci, mettre à mal l'équilibre lensois sur leurs offensives.

Si les coéquipiers de Seko Fofana attaquent toujours en nombre, un bloc compact et bien organisé peut les faire faillir rapidement. Une fois le ballon récupéré, les joueurs adverses n'ont plus qu'à bien mener leur contre, qui, la plupart du temps, se fait avec une supériorité numérique. C'est de cette manière que le FC Lorient de Christophe Pélissier est parvenu à battre les Nordistes.

3. Une passivité défensive sur les phases de possession adverse

FBL-FRA-LIGUE 1-LENS-LILLE
FBL-FRA-LIGUE 1-LENS-LILLE / FRANCOIS LO PRESTI/GettyImages

Ce troisième point s'inscrit dans la continuité du deuxième. Au-delà de se faire perforer en phase de transition, les Lensois éprouvent des difficultés sur certaines phases de possession adverse. En effet lorsque la séquence de pressing est terminée, les hommes de Franck Haise peinent à agir efficacement.

Cheick Doucouré et ses coéquipiers manquent parfois de rigueur dans leur placement lorsqu'il doivent former un bloc compact et solidaire. Une certaine forme de passivité ressort des phases défensives lensoises, où moins de pression est exercée sur le porteur du ballon qu'auparavant.

Ce manque d'activité par rapport à celui qu'on observait en début de saison laisse des espaces suffisants pour permettre à l'adversaire d'amener le danger sur le but du portier nordiste. Dimanche dernier, Bordeaux et Ui-Jo Hwang en ont parfaitement profité, malgré leur revers 3-2.

4. Une dépendance à certains joueurs clés

Jonathan Clauss, Florian Sotoca, Arnaud Kalimuendo, Seko Fofana, Jonathan Gradit
RC Lens v FC Metz - Ligue 1 / John Berry/GettyImages

La bonne entame de saison du RC Lens a été marquée par les prestations XXL de joueurs comme Seko Fofana, Jonathan Clauss ou encore Cheick Doucouré. Mais à l'image de la baisse de régime dans les résultats du RCL, les performances de ces hommes n'étaient pas aussi brillantes que lors des premières journées de Ligue 1.

Finalement, on remarque rapidement que lorsque l'un des joueurs clés, issu de la colonne vertébrale lensoise passe à côté de son match, c'est toute l'équipe de Franck Haise qui plonge. L'exemple le plus récent concerne Seko Fofana. Face à Lorient (défaite 2-0), le milieu de terrain a été complètement transparent tout comme son équipe. En revanche, une semaine plus tard, il est le fer de lance de la victoire des Nordistes (3-2 contre Bordeaux), avec une réalisation et une omniprésence dans l'entrejeu.

Au-delà de sa force collective, le RC Lens s'appuie sur des individualités pour tirer tout un groupe vers le haut. Lorsque celles-ci connaissent un coup de moins bien, c'est toute l'équipe qui en pâtit.

5. Un manque de réalisme offensivement

FBL-FRA-LIGUE1-LENS-BORDEAUX
FBL-FRA-LIGUE1-LENS-BORDEAUX / FRANCOIS LO PRESTI/GettyImages

Avec 32 buts en 18 matchs, Lens a réalisé une grosse 1ère partie de saison dans le secteur offensif. Très efficace devant le but, le collectif lensois ne s'appuie pas seulement sur ses attaquants, Arnaud Kalimuendo (7 buts) et Florian Sotoca (4 buts). Le danger vient de partout à l'image des sept réalisations de Seko Fofana et les quatre buts de Przemyslaw Frankowski.

Cependant, le RC Lens peine beaucoup plus à se montrer dangereux depuis la moitié du mois de janvier. Alors que les hommes de Franck Haise parvenaient à tirer en moyenne 12,9 fois par match depuis le début de saison, la statistique est tombée à 8,6 lors des trois dernières rencontres de Ligue 1.

En plus de ce manque d'occasions, les Nordistes ne sont pas en veine devant le but. À l'image de la rencontre contre Bordeaux, ils auraient pu plier le match si Arnaud Kalimuendo et Florian Sotoca n'avaient pas manqué de réalisme face au but.

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