Les 5 leçon à tirer pour l'OM après le Classique

Dimitri Payet est le maître à jouer.
Dimitri Payet est le maître à jouer. / John Berry/GettyImages
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L'Olympique de Marseille doit apprendre. Suite à son beau résultat dans le Classique (0-0), plusieurs leçons peuvent être tirées du côté de l'OM. Même si la prestation d'ensemble apparaît prometteuse, plusieurs domaines de jeu semblent perfectibles. Jorge Sampaoli le sait, un Marseille plus cinglant l'aurait emporté face à un Paris-Saint-Germain moribond.

Alors, nous tirons cinq enseignements de cette rencontre animée entre les Phocéens et l'ogre de la Capitale.


5. Lopez a eu le déclic

Pau Lopez
Pau Lopez encore décisif. / Jonathan Moscrop/GettyImages

Pau Lopez n'est plus la victime des langues de vipère. Il fallait lui laisser le temps d'adaptation. Désormais, le portier espagnol s'impose sur sa ligne à plusieurs reprises. Kylian Mbappé, Neymar ou Ciro Immobile, tous échouent à inscrire le moindre but.

Même à la relance, son pied droit oblige le PSG à intensifier son pressing. Tout le bloc prend son temps en jouant court. On peut dire qu'il a eu le déclic.

4. Des ailes inconstantes

Cengiz Under
Cengiz Under apporte beaucoup mais peine dans le dernier geste. / Silvia Lore/GettyImages

Tout le jeu marseillais penche sur les ailes. Cengiz Under déborde régulièrement Achraf Hakimi jusqu'à provoquer son expulsion. Or, aucun de ses mouvements ne donne une frappe cadrée ou un réel danger pour la charnière parisienne.

Pol Lirola a réussi deux centres dans le match face au PSG. Un but refusé puis un raté énorme de Konrad de La Fuente. La dernière passe ou bien la frappe manquent souvent de justesse. Pourtant, au vu de la qualité des joueurs, on peut s'attendre à mieux.

3. Milik difficile à trouver

Arkadiusz Milik
Arkadiusz Milik ne trouve pas encore sa place. / Silvia Lore/GettyImages

Difficile de lui reprocher quoique ce soit. Arek Milik tente de dézoner proche de ses milieux, sans réel apport. Autour de lui, peu de mouvements pertinents lui permettant de se retrouver en bonne position. Déjà contre Lorient, il aura fallu soixante-dix minutes pour Payet lui distribue un bon ballon.

L'attaquant international polonais ne touche que peu de ballons dans la zone de vérité. Il lui manque un poil de réussite pour obtenir le rendement qu'on lui connait.

2. Une charnière stabilisée

William Saliba
William Saliba, MVP du Classique. / NICOLAS TUCAT/GettyImages

Une de ses satisfactions se situe en défense. Sampaoli a trouvé la formule gagnante. William Saliba assure la relance de manière spontanée et tient toujours la même rigueur en dernier rempart. En outre, la bonne surprise provient du retour de Duje Caleta-Car. Plus incisif sur chaque duel, il s'impose dans l'axe défensif.

Enfin, Luan Peres contient les assauts sur l'aile gauche. Par contre, le Brésilien affiche des sautes de concentration sur quelques situations. La complémentarité entre les trois centraux apparait au grand jour. En trois jours, plusieurs des meilleurs artificiers ont buté sur leur puissance physique.

1. Payet-dépendance

Dimitri Payet
Dimitri Payet crée les actions de son équipe. / CHRISTOPHE SIMON/GettyImages

Un des plus gros problèmes de l'OM devient offensif. D'autant plus flagrant face au PSG. Sans un exploit individuel de Dimitri Payet, aucun vrai mouvement collectif ne se crée. Le milieu offensif olympien doit créer des situations dangereuses seul. Et tous ses coéquipiers gravitent autour de lui.

Or, le résultat en filigrane reste poussif. Aucun but contre lors de quatre des cinq derniers matchs. Il manque une autre source de danger que les attaquants marseillais tardent à représenter.