Ligue 1

Les 5 choses que l'OM doit améliorer pour battre le PSG

Olivier Halloua
L'OM a égalisé sur un but casquette.
L'OM a égalisé sur un but casquette. / Xavier Laine/GettyImages
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L'Olympique de Marseille a encore perdu face au Paris Saint-Germain (2-1). Un Classique où les Marseillais n'ont pu démontrer un visage conquérant comme à l'accoutumée. L'écart se resserre au fil des années. Or, pour nous, l'OM a encore quelques marches à franchir avant de pouvoir définitivement rivaliser avec le PSG. Dans au moins cinq domaines, Marseille a été au-dessous de Paris hier soir.


1. Son approche tactique

Jorge Sampaoli
Jorge Sampaoli s'est trompé. / FRANCK FIFE/GettyImages

Jorge Sampaoli a tout changé pour affronter le PSG. Une approche tactique plutôt défensive avec peu de mouvements offensifs. Une patience dans son propre camp afin de trouver quelques circuits. Aucun numéro neuf face à une charnière parisienne décisive dans la relance.

Des boulevards laissés dans le dos. Le tacticien argentin a été timoré comme d'autres entraîneurs avant lui face à Paris. Une décision qui a plongé son équipe vers une prestation fade (3 tirs tentés).

2. La création d'occasions

Dimitri Payet
Dimitri Payet est seul à la création. / John Berry/GettyImages

Dimitri Payet a été le seul titulaire à avoir créé de réelles différences balle au pied. Pape Gueye a tenté quelque fois d'apporter le surnombre par des appels bien sentis. Sinon, le reste de l'équipe n'a rien proposé sur le front offensif. Un triste constat encore plus véridique qu'à l'aller.

Au Vélodrome, nous n'avions pas vu de buts, mais au moins des occasions vendangées. Au Parc, trois tirs seulement et une bagatelle de deux situations collectives orchestrées en 96 minutes. Pour cela, il faudrait plus de constance dans les duels remportés.

3. L'utilisation du ballon dans le camp adverse

Mattéo Guendouzi
Mattéo Guendouzi ne savait pas quoi faire de la balle. / John Berry/GettyImages

Au delà de la création d'occasions, il y a un problème de circulation de balle dans le camp adverse. Les Marseillais ont récupéré des ballons en seconde période. Ensuite, ils ne savaient pas quoi en faire. Par manque de dynamisme et de mouvements, Boubacar Kamara ou Pape Gueye devaient souvent revenir en arrière.

Une solution de repli mais qui n'a aucune valeur ajoutée. Arrivée dans les trente derniers mètres, peu d'appels ou de circuits se mettent en place. A Paris, le trio offensif s'est parfois trouvé et autour les latéraux apportaient beaucoup de relais.

4. L'animation des couloirs

Cengiz Ünder
Cengiz Ünder a vécu une dure soirée. / John Berry/GettyImages

Difficile de créer des dédoublement sans latéraux de métier. Cengiz Ünder jouait à reculons pour revenir pied gauche. Valentin Rongier, milieu de métier, ne l'a jamais vraiment soutenu pour dédoubler pour aspirer Nuno Mendes. A l'opposé, même problème, voire pire.

Gerson, n'est pas un ailier et Luan Peres n'est pas un latéral. Face à une doublette Messi - Hakimi, comment résister ? Dans les couloirs, l'animation n'allait pas que ce soit offensivement ou défensivement. Le PSG était toujours en surnombre. Un maux que l'OM n'a pas su régler au fil des mois. Sur les ailes, son jeu est très lisible, prévisible et sans surprises.

5. La gestions des temps forts et des temps faibles

Neymar face à Caleta-Car et Lopez.
Pau Lopez fait l'erreur sur un temps fort du PSG. / ANP/GettyImages

Sur les quelques minutes de temps forts, l'OM n'a pas su mettre Gianluigi Donnarumma à contribution. Sur le premier quart d'heure où Paris a dominé, Marseille a fait une grossière erreur. En fin du premier acte, le PSG a encore pris d'assaut son rival. Résultat, un penalty offert à force de subir la pression.

Les Phocénes ne savent pas encore gérer un match du début à la fin. Il y a des trous d'air de concentration qui ont couté des résultats au Vélodrome notamment et peut-être un point au Parc. En face, une seule erreur manifeste à noter sur 90 minutes.

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