Le XI de l'Équipe de France à la Coupe du Monde 1958

Julien  Sournies
Le XI des Bleus lors du Mondial 1958
Le XI des Bleus lors du Mondial 1958 /
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Pour poursuivre notre série sur les XI de l'Equipe de France à la Coupe du monde, direction l'année 1958. Durant cette sixième édition en Suède, l'Équipe de France a réalisé son meilleur parcours en terminant à la troisième place, après s'être défaite de l'Allemagne de l'Ouest (6-3) lors de la petite finale. Retour sur le cinquième XI tricolore en Coupe du Monde !

Formation : 3-3-4

1. Gardien de but : Claude Abbes

Claude Abbes est le portier emblématique de l'AS Saint-Étienne des années 1950. Le natif de Faugères est appelé pour la première fois en Équipe de France à l'occasion de la Coupe du monde 1954 en Suisse. Doublure de l'iconique François Rometter, il n'a cependant pas disputé la moindre minute lors de la compétition.

C'est durant la Coupe du monde 1958 en Suède, que le gardien des Verts s'est révélé. Toujours en tant que remplaçant de François Rometter lors des deux premiers matchs, Claude Abbes lui a rapidement volé la vedette en devenant le numéro 1 dans les cages tricolores durant le reste du tournoi.

2. Défenseur central : Raymond Kaelbel

C'est sûrement l'un des défenseurs les plus emblématiques de l'histoire des Bleus. Raymond Kaelbel est une icône du championnat de France. Au total, le natif de Colmar a pris part à 472 rencontre en première division et 35 sous le maillot frappé du coq.

Le joueur du RC Strasbourg et de l'AS Monaco a été le taulier défensif des Tricolores lors des Coupes du monde de 1954 et 1958. Durant la demi-finale de 1958 contre le Brésil, il s'est grandement fait remarquer en écœurant la star brésilienne Garrincha.

3. Défenseur central : Robert Jonquet

Dans les années 1950, le célèbre défenseur du grand Stade de Reims Robert Jonquet était considéré comme l'un des tous meilleurs à son poste. Le natif de la capitale était le capitaine indiscutable des Bleus lors des Coupes du monde de 1954 et 1958.

Lors du Mondial 1958 en Suisse, Robert Jonquet a connu un destin tragique. À l'occasion de la demi-finale face au futur vainqueur, il a subi une double fracture du péroné à la suite d'un tacle du Brésilien Vavá. Il est tout de même resté sur le terrain car les changements n'étaient pas autorisés à cette époque. Le Rémois a du contempler depuis le bord du terrain le succès des siens lors de la petite finale contre l'Allemagne de l'Ouest

4. Défenseur central : André Lerond

Durant le Mondial 1958, André Lerond est venu compléter cette défense à trois. Le capitaine de l'OL a grandement brillé lors de la compétition, où il a disputé toutes les rencontres. Au total, le natif du Havre a porté à 31 reprises le maillot tricolores dont dix en tant que capitaine.

Quatre ans plus tard, il sera considéré comme responsable de la non-qualification de la France à la Coupe du monde 1962 au Chili, pour avoir inscrit le but contre son camp, lors du match décisif perdu face à la Bulgarie (1-0).

5. Demi-centre gauche : Jean-Jacques Marcel

Lors de la Coupe du monde 1958, Jean-Jacques Marcel formait un duo d'anthologie avec Armand Penverne en demi-centre. Grand joueur de l'OM des années 1950, il a également participé au Mondial 1954, mais il n'a plus été appelé jusqu'en octobre 1955.

Durant le Mondial en Suède, le natif de Brignoles a retrouvé son statut de titulaire indiscutable. Il n'a cependant pas pu disputer tous les matchs en raison d'une blessure lors du match d'ouverture gagné face au Paraguay (7-3).

6. Demi-centre droit : Armand Penverne

Tout comme Robert Jonquet, Armand Penverne était une figure du Stade de Reims des années 1950. Du haut de ses 39 sélections en Équipe de France, le natif de Pont-Scorff a également participé au précédent mondial en Suisse.

C'est véritablement durant la Coupe du monde de 1958, que le demi-centre se distingue. Il a incontestablement été l'un des grands artisans de la magnifique épopée suédoise. Il a d'ailleurs porté le brassard de capitaine lors du dernier match contre l'Allemagne de l'Ouest en raison de la blessure de son partenaire en club, Robert Jonquet.

7. Milieu offensif : Raymond Kopa

Il est sans aucun doute l'un des plus grands joueurs français de l'histoire. Véritable icône du grand Real Madrid des années 1950, Raymond Kopa a également brillé en sélection. En tant que véritable meneur de jeu et chef de troupe, il a grandement participé au grand parcours tricolore.

Pour preuve, l'ancien rémois été élu meilleur joueur du Mondial 1958. C'est d'ailleurs lors de cette même année, que le natif de Nœux-les-Mines a été récompensé du Ballon d'Or.

8. Ailier gauche : Jean Vincent

Jean Vincent était le véritable couteau suisse de cette sélection tricolore. Ailier gauche de formation, il a longuement été positionné en demi-centre à l'occasion du Mondial 1958.

Le natif de Labeuvrière était un élément central dans le système de jeu de son sélectionneur Albert Batteux. C'est seulement lors de l'ultime affrontement contre l'Allemagne de l'Ouest que Jean Vincent retrouve son rôle d'ailier en l'absence de Roger Piantoni.

9. Avant-centre : Roger Piantoni

Au pic de sa forme avec le FC Nancy en 1954, Roger Piantoni n'a cependant pas pu prendre part au Mondial 1954. Blessé quelques mois plus tôt lors d'un France-Italie, il n'a pas pu se rétablir à temps.

C'est lors du Mondial 1958, que le natif d'Etain tire son épingle du jeu. Avec Raymond Kopa et Just Fontaine, ils incarnaient un redoutable trident offensif. Le Lorrain a disputé les cinq premiers matchs de la compétition et a trouvé à quatre reprises le chemin des filets. Malheureusement, il n'a pas pu participer au match pour la troisième place, à cause d'une appendicite.





10. Avant-centre : Just Fontaine

Lors du Mondial 1958, Just Fontaine a réalisé une performance ancrée à tout jamais dans l'histoire du football. Durant cette édition, l'attaquant tricolore a inscrit 13 buts en seulement six matchs. Depuis, aucun autre joueur n'a réussi une telle performance.

Pourtant, il n'était pas considéré comme titulaire avant la Coupe du monde en Suède. Il ne doit cette opportunité qu'à la blessure de l'attaquant vedette de l'époque René Bliard.

11. Ailier droit : Maryan Wisniewski

Maryan Wisniewski était le plus jeune joueur de l'équipe lors du Mondial en Suède. Le natif de Calonne-Ricouart était réputé pour ses dribbles électriques et sa rapidité fulgurante. Lors du quart de finale contre l'Irlande du Nord, le Lensois avait inscrit un but resté dans les anales, en dribblant pas moins de quatre adversaires.

Dans le même temps, il s'impose comme une référence du RC Lens. Avec ses 93 buts, Maryan Wisniewski est encore aujourd'hui le co-recordman du plus grand nombre de buts marqués sous la tunique Sang et Or.

Écoutez Top 90, l’émission de 90min dans laquelle on débat foot sous forme de top listes ! Rankings, XI combinés, Frankenplayer, à chaque épisode nos avis pour établir à la fin la liste ultime.Dans ce troisième épisode avec Davy DiamantQuentin Gesp et Alexis Amsellem,  on va établir notre Top et Flop 3 des recrues de l'OL des années 2010 ! Cliquez ici pour vous abonner au podcast

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