Juventus : Les confidences impitoyables de Giorgio Chiellini sur Mario Balotelli et l'Inter Milan

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FILIPPO MONTEFORTE/Getty Images

Sur le flanc pendant une grande partie de la saison, le roc de la charnière centrale turinoise en a profité pour écrire un livre.

Le confinement inspire des poètes parfois oubliés ou des âmes délaissées de leur leitmotiv inconditionnel d'un sport qui sera bouleversé à tout jamais. Alors forcément, dans cette période peu prospère à la pratique du football, certains sportifs laissent couler l'encre d'une plume toujours plus étoffée pour conter des anecdotes croustillantes, des échecs qui ont façonné le parcours ou une trajectoire ou encore des rencontres qui ont marqué toute une carrière. Giorgio Chiellini se livre à cœur ouvert dans son prochain livre.

Le retour d'un champion

L'imposant défenseur turinois n'est pas un préposé à se plaindre, ni même à rechigner pour aller au combat. Non, l'international italien est l'un de ses guerriers façon Serie A qui prouve journée après journée tout l'acharnement d'un travail qui a porté ses fruits. Mais comme tout homme, le natif de Pise à ses limites. Et les siennes prennent racines au niveau du genou.

Annoncé comme le véritable taulier de cette équipe piémontaise, Giorgio Chiellini, à l'exception faite de Gianluigi Buffon, est l'un des rares rescapés d'une formation qui truste toujours les sommet en Serie A. Mais pour combien de temps ?

Si la délimitation est indéfinissable, la Vieille Dame pourrait connaître un nouveau cycle dans les deux à trois prochaines années après avoir assommé la grande botte de son football toujours plus discipliné. Légèrement contestée cette saison par une redoutable formation laziale et un renouveau presque inespéré de l'Inter, la Juventus se sait menacée. Et l'absence d'un cadre indéfectible à la bonne réussite de la Juve ne fait que confirmer les maux certains observés ces derniers mois.

Touché au genou, Giorgio Chiellini a cruellement manqué à l'effectif turinois qui a dû batailler pour ne pas sombrer lors de rencontres étriquées au tableau d'affichage. Son grand retour face à Brescia, où joue un certain Mario Balotelli, n'a pas manqué d'éveiller la satisfaction des tifosi turinois qui se réjouissent du come-back de la tourelle italienne.

Mais en attendant d'avoir recouvré pleinement ses facultés, Giorgio Chiellini a livré plusieurs anecdotes sur son parcours. Mario Balotelli en prend pour son grade.

"Mario Balotelli méritait une gifle"

Un livre, des lignes et des mots soigneusement choisis, le défenseur de la Juventus n'a pas manqué d'égratigner son coéquipier en sélection nationale.

"Balotelli est une personne négative sans aucun respect pour l'équipe. En 2013, lors d'un match de Coupe des Confédérations contre le Brésil, il ne nous a pas du tout aidés. Il méritait une gifle. Des gens pensent qu'il fait partie des cinq meilleurs joueurs du monde, je n'ai même jamais pensé qu'il pourrait faire partie des dix ou vingt premiers."

Aussi bien apprécié que détesté, le fantasque buteur italien n'est pourtant pas la cible désignée de Giorgio Chiellini.

"Felipe Melo est encore pire: le pire des pires. Je ne supporte pas les gens irrespectueux, ceux qui veulent toujours aller à contre-courant. On était toujours dans la confrontation avec lui. J'ai dit aux entraîneurs: c'est une pomme pourrie. Je n'ai plus de rancune et je ne m'en soucie plus, si je dois partager un moment avec eux, je le ferai. Je ne suis pas le meilleur ami de tout le monde mais ce sont les deux seuls qui ont dépassé une limite acceptable. Le problème n'est pas de savoir si vous jouez bien ou mal, si vous avez un jour sans, le problème c'est de manquer de respect et d'être lâche. Une fois ça va, si ça se reproduit, ça ne passe pas."

Pour rappel, l'ancien milieu de terrain brésilien de la Juventus avait signé en 2015 à l'Inter, tout comme Mario Balotelli qui a défendu les couleurs du club lombard entre 2006 et 2010. Une destination qui n'est visiblement pas recommandable à en croire les propos du Turinois.

"Je les déteste (Inter) comme Michael Jordan déteste les Pistons (rivaux des Chicago Bulls). Il est impossible de ne pas les détester. (...) La haine sportive est essentielle dans le football."

Les Intéristes apprécieront les éloges de Giorgio Chiellini. Mario Balotelli se demande toujours : "Why always me ?"