Italie-Espagne (1-2) : Les 5 leçons la belle victoire espagnole

Hubert De Thé
ace à l'Italie, l'Espagne a livré une prestation de très grande qualité.
ace à l'Italie, l'Espagne a livré une prestation de très grande qualité. / Anadolu Agency/GettyImages
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Évoluant à dix pendant plus d'une mi-temps, la Squadra Azzura s'est montrée dépassée par une très séduisante équipe espagnole. Après 37 matchs sans défaite, le champion d'Europe concède ce soir un sérieux revers.


1. Bonucci voit rouge

Leonardo Bonucci
Léonardo Bonucci n'est pas resté très longtemps sur la pelouse. / Claudio Villa/GettyImages

Héroïque durant l'épopée italienne de l'été dernier, Leonardo Bonucci a connu une soirée plutôt cauchemardesque à San Siro. Pour sa 112ᵉ sélection sous le maillot de la Squadra Azzura, le juventino avait pourtant hérité du brassard de capitaine.


Malheureusement pour lui et pour les siens, le très expérimenté défenseur s'est vu exclu après seulement 40 minutes de jeu. Son coup de coude sur Busquets n'est pas d'une violence extrême. Réaliser un geste pareil alors qu'on est déjà averti relève en revanche de l'imprudence la plus totale. Pas à la hauteur d'un capitaine.

2. Gavi impressionne pour sa première

Gavi continue d'impressionner.
Gavi continue d'impressionner. / FRANCK FIFE/GettyImages

À 17 ans et 62 jours, Pablo Martín Páez Gavira, de son nom complet, est devenu ce soir le plus jeune joueur de l'histoire à revêtir la tunique de la Roja. Si la chose aurait pu effrayer certains, il n'en fut rien pour le petit catalan.

Volontaire, juste techniquement, ne ménageant pas ses efforts, le barcelonais a aussi impressionné par son assurance et son aisance. Malgré seulement neuf matchs en professionnels dans les jambes, Gavi a déjà tout d'un grand, allant même titiller le très expérimenté Marco Verratti.

3. L'Espagne montre les crocs

Luis Enrique a vu son travail récompensé par cette belle victoire.
Luis Enrique a vu son travail récompensé par cette belle victoire. / Laurence Griffiths/GettyImages

Après une Coupe du Monde 2018 totalement loupée, l'Espagne avait montré quelques belles choses lors de l'Euro 2020 sans pour autant convaincre. En domptant le vainqueur du championnat d'Europe, la Roja prouve ce soir qu'il faudra compter sur elle dans les prochains mois.

Car au-delà de la victoire, l'équipe de Luis Henrique a clairement impressionné lors de cette demi-finale. Aisance technique, fluidité dans les passes, l'on a parfois même cru revoir la Grande Espagne des années 2010. Si tout n'est pas encore parfait, comme le prouve la faute d'inattention sur le but italien, la renaissance est sur la bonne voie.

4. Le duo Oyarzabal/Torres régale

Ferran Torres, Gavi, Mikel Oyarzabal, Marcos Alonso célèbrent le but de la Roja.
Ferran Torres, Gavi, Mikel Oyarzabal, Marcos Alonso célèbrent le but de la Roja. / Laurence Griffiths/GettyImages

Ferran Torres et Mikel Oyarzabal, voilà deux noms qui n'ont rien de ronflant. On parle évidemment de bons joueurs, mais pas forcément des plus connus, ceux qui rendent fous les réseaux sociaux au fil des week-ends.

Les deux compères de la Roja ont pourtant fait plier la défense italienne avec une facilité parfois déconcertante. On retiendra notamment la sublime passe décisive du basque pour le Citizen sur l'ouverture du score espagnole.

La très belle prestation de Oyarzabal et de Ferran Torres, comme celle des autres espagnoles, souligne en tout cas le magnifique travail de Luis Henrique à la tête de la Roja.

5. Brutale fin de série pour l'Italie

Sur la pelouse de San Siro, l'Italie a connu sa première défaite depuis 38 rencontres.
Sur la pelouse de San Siro, l'Italie a connu sa première défaite depuis 38 rencontres. / Jonathan Moscrop/GettyImages

"Toutes les bonnes choses ont une fin", dit un célèbre dicton. Pour la Squadra Azzura, la chute est cependant violente. En s'inclinant face à la Roja , l'Italie met fin à une incroyable série de 37 matchs sans la moindre défaite. La performance en reste tout de même admirable et il faudra attendre un certain temps avant qu'une autre sélection ne fasse mieux.

Ce revers cinglant sonne tout de même comme un brutal retour sur terre après l'euphorie de l'Euro. Si tout n'est évidemment pas à jeter, le champion d'Europe a ce soir reçu une sacrée claque.

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