Équipe de France

Italie - Belgique : qui déteste-t-on le plus ?

Jean Dubas
Zidane et Umtiti n'ont pas eu le même sort face aux nos rivaux.
Zidane et Umtiti n'ont pas eu le même sort face aux nos rivaux. / Getty Images
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Le choc des quarts de finale de l'Euro 2020 oppose, ce vendredi, la Belgique et l'Italie. Deux nations avec lesquelles la France entretient une certaine rivalité, plus ou moins récente et exacerbée. Laquelle de ces deux pays du football aime-t-on le plus détester ?


Forte de sa présence au haut niveau depuis de longues années, la France a eu le temps de se faire nombre d'ennemis et de se créer quelques rivalités, contre ou de son plein gré.

Des "géguerres" fabriquées par les médias, les supporters, et parfois justifiées par les joueurs eux-mêmes comme lors de ce fameux France - RFA, en 1984.

Ce vendredi, en quart de finale de l'Euro 2020, se présentent face à face deux des nations avec lesquelles les Bleus entretiennent une certaine rivalité.

L'Italie : une longue histoire et de lourds traumatismes

  • 1986, le début d'une longue rivalité

On a eu tendance à l'oublier ces dernières années avec la baisse de régime de l'Italie et le peu de confrontations majeures entre les deux équipes, mais la Squadra Azzura est bel et bien un grand rival de la France, et ce depuis des dizaines d'années.

Pour cela, il faut remonter à ce fameux 17 juin 1986. A l'époque, la France est considérée en Europe, vainqueur de l'Euro, deux ans auparavant. Les Bleus ne sont cependant pas encore assez craints au niveau mondial. L'Italie, championne du monde en titre, l'est, elle, bien évidemment.

Michel Platini et les siens chamboulent l'histoire entre les deux équipes en sortant les Italiens dès les huitièmes de finale de cette coupe du Monde 1986 au Mexique.

  • 2000, l'Italie rebouche le champagne

14 ans plus tard, les deux équipes se retrouvent en finale de l'Euro 2000 et la France, au bord du gouffre, inscrit un but de dernière minute grâce à Wiltord avant de l'emporter sur le fameux but en or de Trezeguet.

Certains supporters italiens, qui avaient sorti trop tôt le champagne en tribune, s'en souviendront.

  • 2006, le traumatisme d'une génération

Six années plus tard, l'heure de la revanche en finale de la coupe du Monde 2006. Un véritable traumatisme pour toute une Nation et une génération.

Alors que certains se sont forgés avec le drame de Séville, d'autres n'oublieront jamais une finale "hold-up" marquée par l'exclusion de Zinedine Zidane et un tir au but sur le barre de David Trezeguet. Bien des jeunes Français ont construit leur histoire avec le football sur cette désillusion affreuse.

La Belgique : une rivalité encore unilatérale ?

Après avoir évoqué tous ces traumatismes et évènements marquants de la rivalité franco-italienne, celle entre la Belgique et la France fait bien pâle figure.

Dôtés d'une génération dorée depuis la deuxième partie de la dernière décennie, les Belges vivent une première désillusion lors de l'Euro 2016 en France, sortis par les Gallois dès les quarts de finale.

  • 2018, le début de tout

Deux ans plus tard, ce petit pays de 11 millions d'habitants rejoint les demi-finales du Mondial 2018 après avoir fait tomber le Brésil en quarts. Historique.

Les Diables Rouges se heurtent à la France en demi-finale et cèdent sur un corner dans un match serré. La pilule sera difficile à avaler et naîtra alors une géguerre entretenue par les supporters et certains joueurs belges.

  • L'éloge du "seum"

Une rivalité à premier abord enfantine entre supporters français qui se moquent régulièrement du "seum" belge tandis que ses voisins attendent patiemment l'heure où la France fautera. Celle-ci semble être bien arrivée.

Eliminée dès les huitièmes de finale contre la Suisse, les Bleus ont donné une occasion au voisin belge de savourer une "mini-revanche". Les scènes de liesse dans quelques endroits en Belgique après cette déconvenue française laissent néanmoins présager une rivalité grandissante entre les deux pays voisins dans les années à venir.

Pour le moment, il apparaît évident que le Français et l'Italien seront toujours des bien plus grands rivaux. Une demi-finale entre Bleus et Diables Rouges lors de cet Euro aurait pu changer la donne mais il n'en sera rien.

L'Italie reste toujours notre rival le plus historique et certains souvenirs sont impérissables.

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