Euro Féminin 2022

Euro 2022 : Les trois choses à attendre de l’Équipe de France contre la Belgique

Justine Saint-Sevin
Grace Geyoro, Sandie Toletti et  Marie-Antoinette Katoto, contre l'Italie, le 10 juillet 2022.
Grace Geyoro, Sandie Toletti et Marie-Antoinette Katoto, contre l'Italie, le 10 juillet 2022. / Jonathan Moscrop/GettyImages
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Les joueuses de Corinne Diacre affrontent la Belgique ce jeudi soir (21h00). Ce deuxième match de poule de l'Euro 2022 face à un opposant, sur le papier, bien plus abordable que l'Italie doit leur permettre de monter en puissance rapidement.

Si la réalité du terrain offre parfois son lot de surprises, l’Équipe de France, troisième nation mondiale et aspirante au titre final, s'avance bel et bien favorite face aux Red Flames, 19es du classement Fifa, jeudi 14 juillet pour jouer son deuxième match de poule de l'Euro 2022.

De la maîtrise sur l'ensemble d'une rencontre

Un rapport de force très largement en faveur des Tricolores, qui n'ont jamais perdu contre la Belgique (2-1, 7-0 en 2011 ; 2-0 en 2017), et devraient profiter de l'occasion pour signer un match plein. Objectif, faire mieux que la "première période quasi-parfaite" et qu'"une deuxième moins aboutie" pour reprendre les mots de Corinne Diacre, réalisées lors du succès contre l'Italie.

D'autant que, les rivales de l'Equipe de France ont décidé que les Bleues ne seraient pas les seules à prendre la lumière. La France a frappé fort ? Frappons encore plus fort. Dès le lendemain, l'Angleterre, poussive pour son entrée en lice, a atomisé la Norvège d'Ada Hergerberg (8-0). Mercredi, l'Allemagne a confirmé sa redoutable efficacité face à des Espagnoles impuissantes face au but bien gardé par Merle Frohms (2-0).

Les Bleues qui peuvent retrouver les Pays-Bas, finalistes du Mondial et champions d'Europe 2017, dès les quarts de finale ne pourront pas se permettre de ne jouer qu'une mi-temps si elles veulent enfin exploser leur plafond de verre.

De meilleurs automatismes en défense

C'était le gros point noir du match d'ouverture contre l'Italie. Et il est certain que les adversaires, quel que soit leur prestige, ont identifié les soucis d'alignement tricolores comme une opportunité à ne pas rater pour déstabiliser les coéquipières de Wendie Renard.

Lors du premier match, presque toutes les occasions transalpines sont venues de ballons en profondeur prenant à revers la défense. Alors que la tendance des derniers entraînements penche vers la reconduction du même onze pour affronter les Red Flames, l'entente et la complémentarité de la charnière Renard-Tounkara, qui devrait être une nouvelle fois préférée à l'expérimentée Renard-Mbock, sera particulièrement scrutée.

Aissatou Tounkara
Aissatou Tounkara, ici contre l'Italie, devrait enchaîner contre la Belgique. / Andrew Katsampes/ISI Photos/GettyImages

Une victoire accompagnée d'une qualification pour les quarts

Avec de telles ambitions, tout autre résultat qu'un succès serait évidemment un coup d'arrêt pour les Bleues. Surtout, une non qualification dès ce jeudi soir viendrait contrecarrer les plans habituels de la sélectionneuse : Corinne Diacre a pour habitude de faire tourner son équipe lors du troisième match de poule.

Les Bleues n'étant jamais à l'abri d'une méforme ou d'une blessure (demandez donc à l'Espagne), les 23 sélectionnées auront potentiellement un rôle à jouer, soit en joker de luxe, soit pour faire souffler les cadres, voire en les concurrençant. Qu'importe, contre la Belgique, l'Equipe de France aura tout intérêt à prendre les commandes du match au plus vite, ce qui permettrait à Corinne Diacre d'insuffler du sang neuf rapidement dans la rencontre.

Des changements qui ne doivent pas empêcher les Tricolores d'aller chercher un résultat. Car les Bleues n'ont pas de temps et d'énergie à perdre. Leurs comparses Anglaises et Allemandes sont d'ores et déjà qualifiées pour les quarts. Il serait avisé de les imiter. "Je sais qu'un Euro est compliqué et chaque match est difficile. Pareil, on avait dit en 2007 qu'on avait un groupe facile, on a galéré face à l'Islande, l'Autriche et la Suisse, donc il faut garder l'humilité", prévenait néanmoins la capitaine des Bleues Wendie Renard après le succès contre l'Italie.

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