Eirbar - Real Madrid (1-3) : Les 6 leçons de la victoire des Merengue qui retrouvent la tête de la Liga

Clément Siéper
Grâce à une très bonne première période, le Real Madrid s'est imposé 3-1 à Eibar
Grâce à une très bonne première période, le Real Madrid s'est imposé 3-1 à Eibar / Juan Manuel Serrano Arce/Getty Images
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En clôture de la 14e journée de Liga, le Real Madrid s'est imposé 3-1 sur la pelouse d'Eibar ce dimanche soir. Grâce à des buts de Benzema, Modric et Lucas Vasquez, la Maison Blanche retrouve la tête du championnat. Pourtant les Basques sont loin d'avoir démérité, voici tout ce qu'il faut retenir de ce match en 6 leçons.

En tête de la Liga

La joie de Sergio Ramos et de Lucas Vasquez : le Real retrouve la première place
La joie de Sergio Ramos et de Lucas Vasquez : le Real retrouve la première place / Soccrates Images/Getty Images

Victorieux sur le terrain d’Eibar, le Real Madrid reprend la tête du championnat, ex-aequo avec l'Atletico Madrid qui possède une meilleure différence de buts (+19 pour l'Atletico, +11 pour le Real) et deux matchs de retard. Huit points, c’est désormais ce qui sépare les Merengues des Blaugranas (avec un match en retard pour le Barça). La belle opération du week-end, c’est peut-être celle-là.

Le Real a imposé sa loi…

Cette saison, les débuts de matchs des hommes de Zinédine Zidane laissaient souvent à désirer. Cette fois, pas question de se mettre en difficultés. Volontaires et concentrés, ils ont fait déjouer le pressing d’Eibar (voir ci-dessus) en exploitant parfaitement les espaces. Une maîtrise collective impressionnante pour premier quart d’heure à sens unique. Résultat, 2-0 au bout de 16 minutes. Propre net et sans bavures.

… Avant de faire la sieste

Puis petit à petit, la Casa Blanca a baissé le pied. En mettant moins d’intensité, les coéquipiers de Raphael Varane se sont rendu le match plus compliqué. A l’image d’un Sergio Ramos, qui aurait pu donner le but de l’égalisation à Eibar sur une relance mal assurée (54e). Le capitaine Merengue aurait même pu concéder un pénalty sur une main dans sa surface, mais a VAR en a décidé autrement... Une équipe aux deux visages, qui s’est fait peur en seconde période.

Benzema comme d’hab’

Encore un qui va faire l’éloge de Benzema, aucune originalité, c'est toujours la même chose… Mais que voulez-vous ! Le Français est tout simplement au-dessus ! Buteur, passeur, leader technique, il aurait pu faire encore plus mal à la défense d’Eibar avec un peu plus de réussite. Mais encore une fois, il a mené les siens vers la victoire. Depuis le départ de Cristiano Ronaldo, l’ancien lyonnais a endossé le costume de super-héros. Robin est devenu Batman. Et à 33 ans, ça lui va plutôt bien.

Au rang des satisfactions, Luka Modric confirme sa belle forme depuis quelques matchs après un début de saison compliqué. Au-delà de son but, il a rayonné techniquement au milieu en donnant le tempo, sans fausses notes. Avec un tel niveau de jeu, il donne une autre dimension au Real. Mention spéciale également à Rodrygo, très remuant sur le côté gauche en l’absence de Vinicius JR. Avec notamment une passe décisive sur l’ouverture du score.

Joueur, Eibar s'est fait punir dans son dos

Bryan Gil a été très remuant
Bryan Gil a été très remuant / Soccrates Images/Getty Images

La Liga contrairement à d’autres championnats frileux, ce sont des équipes joueuses, peu importe le classement ou l’adversaire. Eibar, club du ventre mou, en est le parfait étendard. Sans jamais refuser le jeu, les Basques ont su mettre en difficulté la défense Madrilène à plusieurs reprises. Avec des manieurs de ballon comme le Japonais Mutu ou le jeune Bryan Gil (19 ans) prêté par le FC Séville, l’équipe de José Luis Mendilibar est très agréable à regarder jouer.

Mais cette philosophie offensive avec un pressing très haut sur le terrain a comme principal inconvénient de laisser des espaces dans le dos. Face au Real ça ne pardonne pas, mais ça offre un joli spectacle.

Le coup de patte de Kike

C’est ce qu’on appelle un but de grande classe. 28e minute de jeu, Eibar commence à sortir le bout de son nez après un début de match à oublier. Kike hérite du ballon aux 25 mètres, contrôle, élimination du défenseur, frappe enroulée du droit en pleine lucarne. Courtois ne peut qu’admirer. Incontestablement un des buts du week-end.

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