Borussia Dortmund - PSG : Les 5 choses qui ont changé pour les Parisiens depuis la phase de groupe

  • Le PSG affronte le Borussia Dortmund en demi-finale de Ligue des Champions 2024
  • Les deux écuries s'étaient déjà fait faces durant la phase de groupe avec une victoire du PSG chez lui (2-0) et un match nul à Dortmund (1-1)
  • Le match aller aura lieu au Signal Iduna Park ce mercredi 1er mai à 21h00
Luis Enrique, le maestro du PSG
Luis Enrique, le maestro du PSG / James Gill - Danehouse/GettyImages
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En pleine reconstruction depuis l'arrivée de Luis Enrique sur le banc et les départs de Lionel Messi et Neymar l'été dernier, le Paris Saint-Germain a parfaitement su se mettre au niveau au cours des derniers mois. Loin de son niveau balbutiant en phase de poules, le PSG aborde cette nouvelle double confrontation avec le Borussia Dortmund avec un statut de favori.

1. Le PSG a trouvé sa structure

Luis Enrique
Luis Enrique a trouvé son équilibre / Michael Regan/GettyImages

Le PSG a désormais un système tactique établi. Après diverses expérimentations, dont des configurations en 3-4-3 et 4-2-4, Luis Enrique s’est arrêté sur un 4-3-3 flexible, adaptatif selon l’adversaire.

L’équipe s’articule autour de Donnarumma dans les buts, avec Nuno Mendes, rétabli de ses blessures, et Achraf Hakimi sur les flancs. La défense centrale est assurée par Lucas Hernández et Marquinhos. Au milieu, Vitinha orchestre le jeu en « regista », facilitant la relance sous pression, épaulé par Fabian Ruiz et Warren Zaïre-Emery en rôles de milieux box-to-box.

L’attaque est menée par Bradley Barcola et Ousmane Dembélé sur les ailes, avec Kylian Mbappé en pointe. Bien que ces positions soient ajustables, Luis Enrique sait réagir tactiquement pour tirer le meilleur de son équipe face à différentes menaces.

À l’approche du match, la seule absence notable est celle de Kimpembe, un coup dur, mais rare pour le PSG, souvent éprouvé par les blessures.

2. Le PSG sait jouer sans Mbappé

Kylian Mbappe
Kylian Mbappé l'arme fatale, mais plus indispensable, du PSG / Alex Caparros/GettyImages

Depuis décembre, un séisme, pas si surprenant que ça, mais néanmoins important a parcouru Paris : Kylian Mbappé va quitter le PSG. Conscient de cette réalité, l'entraîneur parisien a pris les devants, exploitant l'avance en Ligue 1 pour préparer son équipe à l'absence de celui qui est sans conteste son atout majeur.

Le PSG ne s'appuie plus autant sur son talent individuel, rompant avec une dépendance observée dans le passé, notamment avec des stars comme Neymar et Messi. Bien que Mbappé demeure le meilleur buteur de l'équipe, le quart de finale contre Barcelone a prouvé que le PSG peut triompher sans devoir s'en remettre exclusivement à une performance exceptionnelle de l'attaquant français.

Mais Kylian en est conscient : c’est sa « Last Danse » à Paris. Pour un joueur déterminé à laisser sa marque partout où il passe, on peut s’attendre à ce qu’il donne le meilleur de lui-même, surtout dans le stade qui a été le théâtre de son ascension européenne un fameux soir de printemps 2017.

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3. Bouleversements de statuts

Randal Kolo Muani
Kolo Muani est dans le doute actuellement / Franco Arland/GettyImages

On vient de parler de Mbappé mais lors des affrontements de septembre et de décembre entre le PSG et le BVB, certains joueurs, comme Milan Skriniar et Randal Kolo Muani, jouissaient de statuts bien plus solides, participant à chaque rencontre de la phase de groupes de la Ligue des Champions.

Aujourd'hui, ils figurent parmi les joueurs de rotation. Skriniar, blessé en janvier, se retrouve cinquième dans la hiérarchie défensive, derrière la paire Lucas Hernandez-Marquinhos, Danilo Pereira et le jeune Lucas Beraldo. Ce dernier, arrivé de São Paulo en janvier, s'est imposé grâce à ses qualités de relance, malgré quelques lacunes au duel, convainquant Luis Enrique de le titulariser contre le Barça en quart de finale aller.

Quant à Kolo Muani, l’ex-numéro 9 de Francfort a cédé sa place à Bradley Barcola, désormais plus aguerri aux joutes européennes. En outre, Luis Enrique lui préfère Gonçalo Ramos comme joker, lui qui a inscrit cinq buts dans ses huit derniers matchs, souvent après une entrée en jeu en court de match.

La transformation la plus notable est celle de Vitinha, le jeune Portugais, qui s'épanouit enfin à Paris. Initialement utilisé pour compenser les espaces laissés par Mbappé sur le flanc gauche, il est dorénavant central dans les plans de l’entraîneur espagnol. Positionné en « regista », il est le pivot permettant au PSG de relancer sous pression, de casser les lignes adverses par ses passes ou ses courses, d’offrir un soutien dans le jeu de position offensif et de marquer de loin avec une précision redoutable, trouvant le chemin des filets près de neuf fois cette saison, dont huit depuis l'extérieur de la surface. Sa confiance accrue se traduit par une moyenne impressionnante de plus de 20 mètres par tir.

4. Sûre de ses forces

Vitinha Ferreira
La montée en puissance de Vitinha en 2024 est impressionnante. / Eurasia Sport Images/GettyImages

Lors de leur premières confrontations, le PSG abordait alors une saison charnière. Exit Neymar, Messi et Verratti, et welcome Luis Enrique, Barcola et Lucas Hernández, pour le meilleur comme pour le pire.

Au cours de ses premiers mois, le tacticien espagnol a multiplié les expérimentations. Aujourd'hui, il semble maîtriser et comprendre pleinement son effectif, qui lui rend bien la confiance qu'il accorde à chacun de ses joueurs.

Ce PSG sait désormais qui il est et quel est son football.

5. L'expérience

UEFA Champions League 2023/24Borussia Dortmund v Paris Saint-Germain
Le PSG connaît son adversaire / ANP/GettyImages

Ayant déjà affronté Dortmund deux fois lors de la phase de poules de la Ligue des Champions, le PSG peut tirer parti de ces expériences pour mieux cerner son adversaire, capitaliser sur des stratégies efficaces et minimiser les erreurs passées. Certes, cette logique pourrait également s'appliquer à Dortmund, mais en reconnaissant que le PSG, favori de ce duel, dispose de meilleures individualités, cet avantage semble plus prononcé en leur faveur.

Formé au Stade Lavallois et passé par l'Olympique Lyonnais, Oumar Solet a rejoint, en 2020, l'ambitieux Red Bull Salzbourg. Pilier de la défense du champion d'Autriche, il s'est confié en exclusivité pour 90min. Il évoque son parcours, ses rêves de grand club, de football international et l'Euro 2024, où l'équipe de France croisera le fer avec son pays d'adoption, l'Autriche.

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