Olivier Giroud

AC Milan/Equipe de France : Les révélations de Giroud sur Ibrahimovic, les Bleus et Benzema

Alexis Goudlijian
Olivier Giroud réalise des débuts convaincants avec l'AC Milan.
Olivier Giroud réalise des débuts convaincants avec l'AC Milan. / Nicolò Campo/GettyImages
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Dans le cadre d'un entretien avec le journal L'Equipe ce samedi, l'attaquant de l'AC Milan, Olivier Giroud, a évoqué divers sujets, de la concurrence avec Zlatan Ibrahimovic à sa mise à l'écart de l'équipe de France, tout en passant par le retour de Karim Benzema chez les Bleus. Voici quelques extraits.


Depuis le début de sa carrière, Olivier Giroud n'a jamais fait l'unanimité, mais l'attaquant a toujours montré une force de caractère assez impressionnante. Partout où il est passé, le vétéran de 35 ans a marqué des buts et réussi à s'imposer comme un joueur important. Il continue maintenant de le faire du côté de l'AC Milan avec 4 réalisations inscrites sur ses 11 premières apparitions.

L'occasion pour le Français de se frotter à la concurrence d'un certain Zlatan Ibrahimovic. Une chose est sûre : le natif de Chambéry se régale aux côtés du Suédois.

La concurrence avec Zlatan

Interrogé par le journal L'Equipe, Giroud a confié tout le bien qu'il pensait du géant scandinave. "Ibra ne m'a pas fait peur. C'est aussi une chance de pouvoir évoluer à ses côtés, de pouvoir continuer à apprendre avec quelqu'un d'une telle richesse. Ibra est un leader. On se complète et on se partage le temps de jeu."

"Son charisme, sa présence dans le vestiaire et son leadership sur le terrain sont au-dessus, a ajouté Giroud. Moi, je suis là pour la valeur ajoutée, une expérience également. Mais l'important est que tous les deux, on a encore faim de compétition et de trophées. On reste décisifs et même complémentaires." Avant de finir sur ces jolis mots.

"On échange, on parle de tout et de rien. Après, c'est vrai que sa personnalité en impose. Il est très respecté. Je pense aussi qu'il a un vrai respect pour moi qui ai gagné de grandes choses et qui dure dans le football de haut niveau comme lui. Mais il n'oublie jamais de rappeler à tout le monde qui est le boss ! Quand j'ai signé, il a dit que j'étais une bonne recrue, mais qu'il n'y avait qu'un seul ''King'' à l'AC Milan, et que c'était lui."

Les Bleus, le regret de Giroud

Au cours de son entretien, Giroud a forcément aussi évoqué sa mise à l'écart de l'équipe de France, lui qui n'a plus été appelé depuis la fin de l'Euro.

"Je ne sais pas si je serai la personne qui dira, un jour, j'arrête l'équipe de France. À partir du moment où je suis sélectionnable, le coach sait que je suis là s'il a besoin de moi. Mais ma priorité actuelle est d'être focus sur l'AC Milan, admet le Tricolore. Le reste est désormais du bonus. (...) Le titre de mon livre est : Toujours y croire. Ça fait partie de ma nature. Je me suis toujours battu, encore plus dos au mur. Alors, je ne vais pas dire que je n'y crois plus..."

Celui qui se félicite d'avoir "marqué l'Histoire" des Bleus, avec son statut de 2e meilleur buteur de l'Histoire de la sélection avoue tout de même qu'il lui est difficile de regarder les matchs de la sélection actuellement.

"Avec beaucoup d'honnêteté, ça aurait été dur, beaucoup trop frais, d'aller voir les mecs et la finale à San Siro. Mais ça m'a fait quelque chose. Un sentiment bizarre même si j'étais heureux pour les gars devant ma télé. C'est dur de ne pas vivre ça avec ce groupe que je connais depuis longtemps et avec qui j'ai partagé tellement de belles choses. Comme toute personne sensible, j'avais un pincement au coeur", a reconnu Giroud.

Benzema, Giroud n'a pas changé d'avis

Giroud, qui reste bloqué à 46 buts en 110 sélections, a également fait le lien entre sa mise au ban progressive et le retour de Karim Benzema en Bleus, au moment de l'Euro. Et s'il l'avait déjà dit, l'ancien de Chelsea estime que le timing choisi pour réintroduire l'avant-centre du Real Madrid en sélection a bousculé l'équilibre de nos champions du monde.

"Ce rappel a créé un déséquilibre tactique au niveau de l'équipe et dans notre façon de jouer. Je le dis avec franchise, et sans rien contre Karim. Il s'est passé beaucoup de choses malgré lui. On l'a bien remarqué sur certains matchs. L'équipe de France a pu pallier ce problème d'adaptation tactique bien après. On l'a surtout constaté avec la Ligue des Nations. Mais il a fallu du temps", estime le Rossonero.

"Malgré lui, Karim a bouleversé rapidement notre façon de jouer qui était bien établie avec certains profils offensifs depuis cinq ans. La mayonnaise ne pouvait pas prendre du jour au lendemain surtout avant une compétition comme l'Euro. Il y a des affinités et des repères tactiques à trouver. On n'a pas le même profil non plus", a terminé Giroud.

Voilà une réaction honnête, qui risque encore une fois de faire jaser... alors que pour la 3e fois de suite, Giroud ne figure pas dans le groupe retenu par le sélectionneur Didier Deschamps.

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