OM : Pourquoi Roberto De Zerbi a préféré quitter Marseille en plein milieu de saison
- L'OM est quatrième de Ligue 1.
- Roberto De Zerbi a quitté Marseille dans la nuit de mardi à mercredi.
- Un ancien de Rennes pourrait le remplacer.
Par Olivier Halloua

L'Olympique de Marseille a perdu son coach mercredi dans la nuit. Roberto De Zerbi a préféré partir ne sentant plus son groupe concerné par son discours et ses idées. Le tacticien italien et la direction marseillaise ont longuement réfléchi avant d'acter cette séparation surprenante.
Récit d'une séparation inévitable entre l'Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi. La lune de miel aura pris fin dès le début de l'année 2026. Déjà lors de sa première saison à la tête du club et régulièrement lors de cet acte 2, ses hommes enchaînaient les montagnes russes. L'OM est la pire équipe dans les dix dernières minutes d'Europe cette saison.
Le mois de janvier a démarré dans un vacarme assourdissant avec le revers face au FC Nantes au Vélodrome (0-2). Des Canaris qui n'ont plus gagné depuis et qui n'avaient plus remporté le moindre match en Ligue 1 depuis le mois d'août... Le Trophée des Champions perdu lui aussi dans les dernières minutes fut vécu comme un drame. Facundo Medina pleurait sur le terrain et beaucoup d'autres cadres du vestiaire ressortaient de ce match marqués. L'élimination en Ligue des Champions conclut un enchaînement terrible. Une défaite lourde à Bruges combinée à un but symbolique du gardien du SL Benfica poussèrent un peu plus De Zerbi vers la sortie.
L'OM menait de deux buts face au Paris FC et a été rejoint dans le temps additionnel encore par la suite (2-2). Comble d'un début d'année 2026 cauchemar, De Zerbi et ses hommes ont pris encore un peu plus l'eau face au PSG (5-0). La pire défaite dans l'histoire du Classique comme ultime rencontre à Marseille pour le natif de Brescia.
De Zerbi a acté son départ
Après cette sorte de mirage vécu au stade ou devant la télévision par les supporters, le communiqué tombe vers 3h du matin mercredi. Fin de l'ère De Zerbi, fin d'un projet de trois ans finalement bouclé en 16 et fin d'un quasi calvaire pour le tacticien italien. Pas qu'il n'était pas guilleret de diriger cette équipe, dans cette ville et dans un stade aussi volcanique mais plus qu'il ne se sentait plus à la hauteur.
RMC Sport annonçait tout comme Fabrizio Romano que De Zerbi ressentait ce choix comme une évidence après des semaines entières à cogiter. L'enchaînement de déconvenues malheureuses dont toutes les compétitions, hormis la Coupe de France, a eu raison de lui. La fatigue morale apparaissait au quotidien. D'ailleurs, il ne s'en cachait pas à Pierre Sage après la victoire face au RC Lens : "je ne dors pas la nuit".
En fin de compte, il a respecté ses dires : s'il pensait être le problème, il partirait. C'est ce que le sulfureux Roberto a fait. Son discours ne semblait plus passé, ses choix tactiques ou d'hommes déplaisent par séquence, il était temps d'arrêter le tir. "Je ne comprends pas pourquoi cette irrégularité existe", lançait souvent l'ancien de Brighton en conférence de presse. Un signe d'un fossé de plus en plus imposant avec son groupe. Le revers 5-0 face au PSG est un miroir resplendissant d'une fracture totale.
La direction, Medhi Benatia, Pablo Longoria et comparses, n'a pu que constater les dégâts. La réunion tardive de mardi a amené à cette séparation non désirée mais certainement nécessaire. La saison peut encore être sauvée avec un titre en Coupe de France et une qualification en Ligue des Champions. Le divorce a été demandé avant de faire le mois de trop. Pour une fin de saison heureuse ? Réponse bientôt.
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