Alors que l'exercice 2025/2026 est sur le point de se terminer, l'OGC Nice a encore deux échéances capitales ces prochains jours, à savoir les barrages contre l'ASSE mais aussi une finale de Coupe de France à disputer face au RC Lens. Retour sur l'épouvantable saison des Aiglons.
Récit d'une saison dramatique
La saison passée, l'OGC Nice a terminé 4e de la Ligue 1 et pouvait théoriquement participer à la Ligue des Champions. Ça n'a pas été le cas puisque le club azuréen, après avoir drastiquement dégraissé son effectif l'été dernier, a logiquement échoué lors des barrages et a ainsi été ballotté en Europa League. Les supporters ne le savaient pas encore, mais ils étaient en train de vivre les prémices d'une saison qui s'annonçait effroyable. Pourtant, auprès des observateurs du ballon rond, la chute des Niçois était assez prévisible. Rapidement, à Nice, on comprend que l'équipe n'est absolument pas taillée pour assumer les ambitions d'un club qui aspirait à être une place forte du football français.
En C3, le Gym devient la risée des clubs français et termine à une piteuse 33e place avec une seule victoire en 8 rencontres. Le mariage avec Franck Haise vire au cauchemar et des incidents violents entre joueurs et supporters surviennent avant le mercato hivernal. À la mi-saison, le Gym est clairement menacé par la relégation. Une situation incompréhensible, alors que quelques mois plus tôt, les fans rêvaient d'entendre l'hymne de la coupe aux grandes oreilles dans l'enceinte de l'Allianz Riviera. Entre le manque de professionnalisme des cadres, l'inexpérience des jeunes et le niveau insuffisant de certaines recrues, le club s'engouffre dans la crise.
Franck Haise est licencié et remplacé par un ancien de la maison, Claude Puel, entraîneur expérimenté, plutôt habitué à se battre pour les places européennes et qui devra cette fois-ci sauver l'OGC Nice. Malgré quelques coups d'éclat, l'écart est trop important et la bataille du maintien devient de plus en plus cruciale, jusqu'à ces deux dernières journées. Face à l'AJ Auxerre, concurrent direct et le FC Metz, déjà relégué, Nice avait l'opportunité de se sauver. Mais la dynamique négative a gagné le vestiaire et avec 1 point pris lors de ces deux chocs, l'impensable se produit. Seizième, Nice devra disputer des barrages contre l'ASSE (26 et 29/05) pour éviter de descendre en Ligue 2.
Ironie du sort, Nice a un autre rendez-vous important, la finale de la Coupe de France, ce vendredi 22 mai, contre le RC Lens. Il ne fait aucun doute que l'objectif primordial reste le maintien en Ligue 1. Les médias sudistes évoquent même la possibilité de voir une équipe B des Aiglons pour défier les Sang et Or au Stade de France. Quitte à envoyer une équipe inédite pour cette finale de prestige, Claude Puel privilégie le maintien, au détriment d'un titre.
La chute de l'OGC Nice
Pour la première fois depuis 24 ans, l'OGC Nice pourrait évoluer en Ligue 2 la saison prochaine. Une véritable catastrophe pour un club qui visait initialement les places européennes. Car en 2019, lorsque le Gym est racheté par INEOS, Jim Ratcliffe affiche ses ambitions, concurrencer le PSG et participer chaque année à la Coupe d'Europe, si possible la Ligue des Champions. Si l'écart avec Paris est incommensurable, Nice a disputé plusieurs campagnes européennes, sans succès d'envergure.
Mais avec l'entrée du groupe britannique dans le capital de Manchester United fin 2023, l'OGC Nice a été totalement délaissé, à tel point que Jim Ratcliffe souhaite aujourd'hui revendre le club. Le prix initial était de 200 millions d'euros. Une somme bien trop élevée par rapport à la situation économique et sportive. Désormais, un montant de 50 M€ est plutôt évoqué et cela pourrait continuer de chuter en cas de descente en Ligue 2. La banque d’affaires Lazard a d'ailleurs été mandatée afin de dénicher de nouveaux investisseurs.
Très clairement, Nice et ses dirigeants se sont vus trop beaux. À l'instar d'Icare, les Aiglons se sont brûlés les ailes et sont en proie à d'importants regrets. La saison peut encore être sauvée pour éviter une chute trop brutale et mettre potentiellement en péril l'avenir du club. La pérennité de l'OGCN est assurément menacée et l'issue de cette double confrontation contre Saint-Étienne pourrait avoir des conséquences drastiques. Alors que le football français traverse une vive crise, liée à la baisse des droits TV, Nice aurait pu être partiellement épargné avec le soutien inconditionnel d'INEOS. Laissé à l'abandon, le club azuréen va devoir se battre pour se sauver et éviter que cette saison catastrophique ne soit le tombeau d'une institution historique de notre championnat.
