De nouveau qualifié pour les demi-finales de Ligue des Champions, le Paris Saint-Germain a fait un pas de plus vers son rêve de doublé européen. De quoi nourrir quelques comparaisons avec l'équipe parisienne qui avait triomphé la saison dernière à Munich.
Toujours affamé de succès, le Paris Saint-Germain s'est qualifié, mardi soir à Anfield, pour son troisième dernier carré consécutif en Ligue des Champions. Une domination qui atteste d'une progression flagrante et linéaire, depuis l'arrivée de Luis Enrique sur le banc parisien.
Au lendemain de ce nouveau succès de prestige sur la scène continentale, l'heure des premières comparaisons est venue. Ce PSG de 2026 est-il supérieur à celui qui avait triomphé à l'Allianz Arena de Munich en mai 2025 ? Le club de la capitale est-il parti pour rééditer sa performance de la saison passée ? Au sein de la rédaction, deux points de vue s'opposent - et se rejoignent.
Oui, ce PSG est supérieur à celui de 2025
La seule victoire acquise à Anfield devrait suffire pour étayer ce propos. Paris a affiché un visage conquérant, tellement sûr de sa force qu'il n'en a jamais été vraiment semblé proche de flancher. Sur deux confrontations, Paris s'est qualifié contre un géant européen avec une telle facilité, une telle lucidité, qu'il s'est imposé 4-0. Un score large, lourd, qui n'est que le reflet de la totale domination parisienne contre Liverpool.

Comme Chelsea avant les Reds, Paris fait preuve d'une insolente maîtrise des éléments. Les Rouge et Bleu accélèrent lorsqu'ils doivent le faire, pour appuyer exactement là où ils doivent le faire. Avec leur statut de champion d'Europe, les Parisiens ont aussi gagné en expérience, en lucidité dans les moments qui comptent. Ils sont encore plus dangereux, plus piquants. Face à Paris, même les plus gros plient. En un quart d'heure, le PSG a fait exploser en vol Chelsea (5-2). Liverpool s'est présenté avec une défense à cinq au Parc des Princes et aura plié dès la première demi-heure. Ce PSG n'a plus peur du challenge, il s'en rit.
Car désormais Paris ne laisse plus que des miettes à ses adversaires, imposant sa force tranquille et son rythme (63% de possession en moyenne, contre 59,5% la saison dernière). Ce PSG n'est pas le grand FC Barcelone, il est lui-même, une version 2.0, qui confisque le ballon avec efficacité, lucidité. Mais surtout maturité. A l'image d'un Willian Pacho encore un petit peu plus impressionnant que la saison dernière, Paris franchit encore un cap.
Le bilan statistique seul permet d'en attester. Battu par Liverpool la saison dernière (0-1), mais aussi Aston Villa (2-3), les Parisiens dominent la phase à élimination directe cette saison. Un nul contre Monaco (2-2) et cinq succès en six matchs "qui comptent". Ce PSG est acteur de sa saison, domine les éléments et veut encore davantage imposer sa supériorité technique, physique et tactique.

Paris a aussi un atout de poids : des leaders qui s'affirment. De Vitinha, toujours aussi clé au milieu, à Khvicha Kvaratskhelia, en passant par Désiré Doué, Ousmane Dembélé et Bradley Barcola, ce PSG ne manque pas de cadres. Des joueurs qui marquent, sont décisifs et résolument collectifs. La dépendance des uns à une individualité est encore effacée par une multitude de buteurs à Paris (13 buteurs différents, 38 buts inscrits), meilleure attaque de la compétition.
Une sérénité qui se confirmera par les chiffres. Quoi qu'il advienne en demi-finales, les Parisiens auront subi moins de défaites cette saison (2 actuellement) que sur l'ensemble de la saison dernière en Europe (5). Une prouesse qui atteste de la supériorité parisienne, encore plus notable.

Non, le PSG de 2025 était supérieur à celui de 2026
Bien attaquer, bien défendre... Le Paris Saint-Germain de 2025 avait porté à la perfection le style Luis Enrique. Une équipe ne formant qu'un seul bloc, capable de faire disjoncter toutes les défenses, et de faire taire les meilleures attaques.
La maîtrise des transitions rapides avait permis aux Parisiens de devenir une redoutable machine, parfaitement huilée pour faire face à l'ensemble des défis qui s'est présenté sur son chemin lors de la deuxième partie de saison 2024/25.
Les montées ravageuses des latéraux, Nuno Mendes et Achraf Hakimi, alliées à la vitesse des offensifs parisiens dégageaient une puissance telle que toute équipe adverse s'exposait à des contres fatals. Encore régulièrement, le club parisien parvient à créer des phases de surnombre. Mais les hommes de Luis Enrique faisaient preuve d'un tel sentiment de puissance en fin de saison dernière qu'il est encore difficile d'égaler cette saison.

Autre aspect fort de la fin de saison dernière, la montée en puissance dans le travail face au but. Redoutables d'efficacité, les Parisiens convertissaient un maximum d'occasions, excellant en expected goals (buts attendus, xG). 5,96 xG créés contre le Stade Brestois sur l'ensemble de la double confrontation, pour 10 buts réels inscrits. Il en va de même contre Aston Villa (3,64 xG pour 5 buts réels) et l'Inter Milan en finale (3,12 xG, 5 buts réels). En 2025, le PSG convertissait à chaque occasion crée, ou presque.
Cette saison, hormis la quasi-anomalie contre Chelsea (5-2), et la manche retour contre Liverpool (2-0), les Parisiens convertissent sensiblement le même nombre de buts réels que de buts attendus. La manche aller contre les Reds indiquait d'ailleurs un ratio légèrement inférieur.
En matière de défense, les Parisiens sont plus exposés. La perte de Gianluigi Donnarumma, auteur d'une saison phénoménale l'an passé a eu un impact, bien que Safonov ait montré un très beau visage lors des deux matchs contre Liverpool (deux clean sheets). Mais les Parisiens ont déjà encaissé plus de buts cette saison (17) que sur l'ensemble de la campagne victorieuse la saison dernière (15).

La moyenne de ballons récupérés par matchs (39,22) est, elle aussi, largement inférieure à celle de l'an dernier (43,11), témoignant d'une domination au milieu de terrain moins visible. Loin devant la saison dernière en Europe, les Parisiens (549) sont deuxièmes cette année, derrière l'Atlético de Madrid (572). Le pressing est moins intense cette saison qu'un an plus tôt, où les Parisiens pressaient jusque dans les pieds des gardiens adverses avec une férocité marquante.
Reste un dernier aspect : la fraîcheur physique des Parisiens. La saison dernière, Paris n'aura montré ses premiers signes de faiblesse qu'à la toute fin de la Coupe du monde des clubs. Epargnés par les soucis physiques, les Parisiens ont été impressionnants de régularité. Cette saison, les blessures, petites ou grosses, se sont multipliées. Les dernières en date, Nuno Mendes et Désiré Doué, ne devraient pas impacter la fin de saison. Mais elles témoignent d'un effectif qui tire la langue après deux saisons de domination et en prévision du Mondial. La perte de Fabian Ruiz depuis de longs mois faisant perdre en expérience à cette machine si bien rodée au milieu de terrain.

Une part de subjectivité est toujours présente dans ce genre de débats. Une chose est sûre, ce Paris Saint-Germain est sur une lancée impressionnante, mêlant maturité, expérience et talent. Et selon vous, le PSG est-il aujourd'hui supérieur, ou à un niveau équivalent à celui de la saison dernière ?
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Les photos contenues dans cet article ont été prises par un appareil OPPO Find X9 Pro. Pour plus d'informations, rendez-vous sur OPPO.
