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Ezequiel Lavezzi, l'entretien exclusif : "Le PSG a gagné le respect qu'il recherchait depuis le premier jour"

E. Lavezzi, ancien attaquant du PSG, s'est entretenu avec 90min avant la finale de Ligue des Champions
E. Lavezzi, ancien attaquant du PSG, s'est entretenu avec 90min avant la finale de Ligue des Champions | Aurelien Meunier/GettyImages

A la veille de la finale de Ligue des Champions, la deuxième d'affilée pour le Paris Saint-Germain, Ezequiel "Pocho" Lavezzi s'est entretenu exclusivement avec 90min et a posé son regard sur l'évolution du PSG, et évoqué ses souvenirs au club.

Ancien attaquant du Paris Saint-Germain entre 2012 et 2016, Ezequiel Lavezzi a marqué les premières années de l'ère QSI par son énergie, sa générosité et sa popularité auprès des supporters parisiens. À la veille de la finale de Ligue des Champions entre le PSG et Arsenal (Budapest, samedi), l'Argentin, figure athlétique du groupe Vanquish, a accepté de revenir sur son histoire avec le club de la capitale, son regard sur l'évolution du projet parisien et les chances de l'équipe de Luis Enrique de décrocher une nouvelle couronne européenne.

L'entretien d'Ezequiel Lavezzi

90min : Bonjour Ezequiel, merci d'être avec nous. Quand on te parle du PSG aujourd'hui, quelle est la première image ou le premier souvenir qui te revient de ton passage à Paris ?

Ezequiel Lavezzi : Bonjour, c'est un plaisir d'être avec vous. La première chose qui me vient à l'esprit, ce sont les moments passés dans le vestiaire. Nous avions construit un groupe magnifique. Je pense aussi à la ville, qui est extraordinaire. Mais quand j'y réfléchis davantage, il y a évidemment les titres remportés et tous les moments de rire partagés avec mes coéquipiers.

Tu as vécu les débuts du projet QSI, à une époque où l'objectif ultime du club était déjà de remporter la Ligue des Champions. Quel regard portes-tu sur le chemin parcouru depuis ?

Ezequiel Lavezzi : Il y a eu énormément de changements, et dans le bon sens. Nous avons posé les premières pierres de ce grand PSG que nous voyons aujourd'hui. À notre époque, il y avait une immense impatience. Beaucoup pensaient qu'il suffisait d'investir de l'argent, de construire une équipe du jour au lendemain et de gagner la Ligue des Champions. Mais dans le football, il faut du temps pour bâtir l'identité d'un grand club européen. Aujourd'hui, je vois un PSG installé dans l'élite mondiale. Le club dispute des finales, joue les premiers rôles chaque saison. Il a énormément mûri sur le plan institutionnel et a gagné le respect que nous recherchions dès le premier jour.

Au PSG, tu as joué sous les ordres de Carlo Ancelotti et Laurent Blanc. Qu'ont-ils apporté au club et quelles étaient leurs principales différences ?

Ezequiel Lavezzi : Ce sont deux très grands entraîneurs, mais avec des approches très différentes. Carlo est presque comme un père pour ses joueurs. Sa gestion humaine est exceptionnelle. Il est capable de gérer un vestiaire rempli de stars avec une sérénité incroyable. C'est lui qui nous a transmis cette mentalité européenne et cette culture de la victoire qui manquaient encore au club.

Laurent était différent. C'était un homme qui connaissait parfaitement le football français. Avec lui, nous pratiquions un football magnifique. Il aimait avoir le ballon, contrôler le jeu, développer un football technique. J'ai énormément appris avec les deux.

"J'essayais d'apporter de la bonne humeur au quotidien"
E. Lavezzi à 90min

Tu as toujours entretenu une relation particulière avec les supporters parisiens. Ressens-tu encore cet attachement aujourd'hui ?

Ezequiel Lavezzi : Oui, totalement. Et c'est quelque chose qui me touche énormément. Je pense que les supporters parisiens ont apprécié le fait que je donnais toujours tout sur le terrain. J'essayais aussi d'apporter de la bonne humeur au quotidien. Après le match des légendes que nous avons joué récemment, énormément de personnes m'ont écrit pour me rappeler des buts, des souvenirs, des moments vécus ensemble. Voir que cet attachement existe encore après toutes ces années est probablement la plus belle récompense que le football puisse offrir. J'espère qu'ils pourront remporter une deuxième Ligue des Champions consécutive et continuer à écrire l'histoire du club, parce qu'ils le méritent.

Le PSG va disputer une nouvelle finale de Ligue des Champions contre Arsenal. Quel sentiment cela te procure-t-il ?

Ezequiel Lavezzi : Cela me procure énormément de joie. Voir le PSG à nouveau aux portes de la gloire européenne, face à une équipe aussi forte qu'Arsenal, montre que tout le travail accompli depuis des années n'est pas le fruit du hasard. C'est aussi une fierté personnelle parce qu'on a le sentiment d'avoir participé, à notre manière, aux débuts de cette aventure. La Ligue des Champions est une compétition extrêmement difficile, mais le fait de voir Paris s'installer durablement à ce niveau montre que sa place est aujourd'hui parmi les plus grands clubs d'Europe.

Durant ton passage à Paris, aviez-vous le sentiment que le PSG pouvait déjà remporter cette compétition ? Que vous manquait-il ?

Ezequiel Lavezzi : Bien sûr. Nous avions le sentiment de pouvoir battre n'importe qui. Nous possédions un effectif incroyable avec Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Edinson Cavani, Thiago Motta et beaucoup d'autres grands joueurs. Mais si je dois être honnête, il nous manquait cette maturité européenne que possèdent les clubs qui ont déjà gagné la compétition. Nous pouvions réaliser un match exceptionnel puis commettre une erreur de quelques minutes qui nous coûtait très cher. À ce niveau-là, les détails font toute la différence. Il nous a probablement manqué un peu d'expérience et peut-être aussi un peu de réussite dans certains moments clés.

"Marquinhos ? Le voir aujourd'hui capitaine du PSG, symbole du club et détenteur de records me rend très fier."
E. Lavezzi à 90min

Marquinhos est aujourd'hui l'un des symboles du PSG. Que t'inspire sa trajectoire ?

Ezequiel Lavezzi : Marquinhos quel homme ! C'est quelqu'un d'exceptionnel. Je me souviens parfaitement de son arrivée au club. C'était un jeune garçon très discret, mais avec une personnalité remarquable et une énorme envie d'apprendre. Le voir aujourd'hui capitaine du PSG, symbole du club et détenteur de records me rend très fier. Ce n'est pas facile de rester autant d'années au plus haut niveau dans un club où la pression est aussi forte. Il a réussi grâce à son humilité, son professionnalisme et parce qu'il est un leader positif. C'est exactement le genre de joueur que tout le monde aimerait avoir dans son équipe.

Le PSG actuel regorge de talents offensifs. Y a-t-il un joueur que tu apprécies particulièrement ?

Ezequiel Lavezzi : Si je dois en choisir un, je dirais Khvicha Kvaratskhelia. J'ai toujours aimé les joueurs rapides, ceux qui provoquent, qui osent et qui n'ont pas peur de perdre le ballon. Aujourd'hui, le PSG possède plusieurs joueurs de ce profil. Des joueurs capables d'éliminer leur adversaire en un contre un et de faire basculer un match en quelques secondes. Ce football vertical, rapide et joyeux, c'est celui que j'aimais pratiquer.

Pour terminer, selon toi, qu'est-ce qui peut faire la différence dans une finale de Ligue des Champions comme PSG-Arsenal ?

Ezequiel Lavezzi : La tactique est évidemment très importante à ce niveau, mais dans une finale, ce sont souvent les petits détails qui font la différence. Le talent individuel compte énormément, tout comme la capacité à gérer la pression. Ce sont des matches où la tension est maximale. L'équipe qui saura le mieux contrôler ses émotions et frapper au bon moment aura de grandes chances de l'emporter. Je suis convaincu que les joueurs du PSG aborderont cette rencontre avec le cœur chaud et la tête froide.

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