Stéphanie Frappart dirigera la finale de l’Euro féminin 2025 entre l’Espagne et l’Angleterre. Une annonce saluée par l’UEFA… mais qui provoque déjà la fureur de certains médias ibériques. Le feu couve avant même le coup d’envoi.
C’est officiel. Stéphanie Frappart arbitrera la finale de l’Euro féminin 2025, ce dimanche à Bâle (18h), entre l’Angleterre et l’Espagne. Une reconnaissance majeure pour l’arbitre française, déjà pionnière à de nombreuses reprises. À ses côtés, une équipe 100 % féminine, composée de l’assistante tricolore Camille Soriano et de deux Italiennes.
Mais ce choix ne plaît pas à tout le monde. Le quotidien Mundo Deportivo dénonce une nomination “scandaleuse”, en référence à une décision controversée de Frappart lors du quart Norvège–Italie. Un penalty sifflé pour un accrochage sur Ada Hegerberg… alors qu’elle semblait en position de hors-jeu. La Norvège a raté le tir, l’Italie a gagné, mais la presse espagnole n’a pas oublié.
Soutien de l’UEFA, feu des projecteurs
L’UEFA a défendu sa décision : la faute s’est produite hors phase de jeu active, donc non annulée par le hors-jeu. De son côté, Roberto Rosetti, directeur de l’arbitrage, félicite Frappart, qu’il qualifie de « modèle pour toute une génération ». Avec plus de 110 matchs UEFA et une présence historique en Coupe du monde masculine, la Française impressionne.
Mais en Espagne, la tension monte. La désignation de Frappart avant une finale si attendue réveille les rancunes et les doutes. Le terrain parlera dimanche, mais le climat est déjà électrique.
