Elu homme du match face à l'Irak pour son doublé (3-0), Kylian Mbappé s'est arrêté face aux journalistes au Lincoln Field de Philadelphie, après cette rencontre de près de quatre heures.
Il avait l'air exténué, mais Kylian Mbappé a pris la peine de venir adresser quelques mots après le très long France - Irak dont l'histoire se souviendra comme, surement, l'un des matchs les plus longs de l'histoire de la Coupe du Monde. Auteur d'un doublé - son deuxième en deux matches dans ce Mondial - le capitaine de l'équipe de France a été questionné sur plusieurs sujets : le scénario de la partie, le duel à distance avec Lionel Messi, et le premier but d'Ousmane Dembélé, notamment.
Nouveau match, nouvelle victoire, qualification... Soirée parfaite ? Quelle analyse faites-vous de cette rencontre face à l'Irak ?
C'était une soirée très longue, déjà. On a passé beaucoup de temps. Emotionnellement et nerveusement c'est très difficile car on devait rester concentrés et concernés dans le vestiaire pendant quasimment deux heures. C'est très difficile. Ca demande beaucoup, les joueurs ont dû faire un grand effort, le staff aussi. C'est très compliqué de garder tous les joueurs concernés.
Mais ensuite on a fait le boulot. On est très contents de la manière dont on a joué. On va essayer d'analyser ce qu'on peut améliorer. Je pense qu'il y a des choses qu'on aurait pu éviter, et qu'on a eu deux ou trois temps qu'on aurait pu mieux gérer. Dans l'ensemble, c'est une belle soirée.
Vous en êtes déjà à 4 buts dans cette Coupe du Monde. Où situez-vous le nombre de buts qu'il vous faudra pour être meilleur buteur du Mondial ?
Ce n'est pas une chose à laquelle je pense pour l'instant. Aujourd'hui, l'important est d'avoir un cadre collectif avec des repères et être sûr de nos forces dans les moments qui vont compter. J'ai toujours marqué des buts en Coupe du Monde. Ce n'est pas une chose sur laquelle je dois m'inquiéter. La priorité, c'est d'arriver sûrs de nos forces en tant qu'équipe. Plus on avancera dans la compétition, plus on sera mis à rude épreuve. Pour gagner une Coupe du Monde, il faut battre tout le monde.
Avez-vous été agacé par les deux heures d'attente ?
Ce n'est pas de l'agacement mais la partie du terrain où on attaquait était regorgée d'eau. Ils ont passé vingt minutes à nettoyer la partie où on défendait, pas pas là où on attaquait. C'est un désavantage. Je voulais qu'ils passent le même temps pour nettoyer les deux parties du terrain. Où quitte à choisir, nettoyer celle où on attaque (rires). Mais les agents n'y étaient pour rien. On leur a dit d'aller là-bas et ce n'est pas grave. Le fait d'attendre deux heures et de voir qu'ils n'ont pas protégé la pelouse alors que normalement, c'est censé être fait, c'est un petit énervement mais ça passe.
Léo Messi et vous même êtes lancés dans une course au meilleur joueur ?
Comme je l'ai dit hier, Léo marque toujours. Il a toujours marqué et marquera toujours. Si je veux regarder ce que Messi fait, je vais devoir faire encore plus. Je pense seulement à aider mon équipe. En aidant mon équipe, je marque des buts, et en marquant des buts, je me rapproche de ces sphères de joueurs là. Mais on a un grand chemin qui sera compliqué. On essaiera de sortir victorieux de ce chemin.
Ousmane Dembélé a marqué et adressé une passé décisive. Ce match va-t-il lancer sa Coupe du Monde ?
Toute l'équipe voulait qu'il marque. On a voulu l'alimenter car c'est un joueur essentiel pour nous. Quand il joue comme il a joué aujourd'hui, pour nous ce sera "tout bénef" et l'équipe sera encore meilleure. Il y a une volonté claire dans notre équipe pour qu'Ousmane se sente bien, à l'aise, peu importe où il joue. On veut qu'il puisse jouer son football car c'est un joueur unique et spécial. Il a été décisif aujourd'hui mais même s'il ne l'avait pas été, on sent dans ses prises de balle et initiatives qu'il se sent très bien. C'est très bien pour l'équipe. On est très contents.
