La France entre dans son 16ème de finale de Coupe du Monde face à la Suède. A la veille de ce premier match couperet pour les Bleus, Adrien Rabiot s'est présenté en conférence de presse, à New York.
J-1 pour le premier match à élimination directe de l'équipe de France dans cette Coupe du Monde. Demain, les Bleus affrontent la Suède au MetLife en 16èmes de finale du Mondial, et le relâchement est interdit, à en croire les paroles d'Adrien Rabiot, présent en conférence de presse à New York aujourd'hui. Le milieu de terrain, remplaçant face à la Norvège lors du 3ème match de poule, devrait retrouver une place de titulaire au milieu de terrain. Il a d'ailleurs évoqué la complémentarité entre lui, Aurélien Tchouaméni et Manu Koné, l'invité surprise du double pivot jusqu'ici.
Vous jouez à deux récupérateurs en Bleus. Quelle est la différence de jouer avec Tchouaméni et Koné ?
Tchouaméni et Koné sont deux joueurs assez différents. Aurélien se place plus bas et relance entre les centraux. Manu a peut-être plus cette capacité à se projeter ballon au pied et à trouver des passes pour casser des lignes. Il faut s'adapter mais ce sont deux très bons joueurs avec qui il est facile de jouer. On a eu une bonne entente sur ces matches là, et même lorsqu'ils ont joué tous les deux ensemble face à la Norvège.
Vous aviez critiqué la pelouse. Pourquoi ?
En Europe, on est habitué à jouer sur des pelouses d'un meilleur état. Les équipes qui jouent dans ces stades ne sont pas toujours des équipes de foot. On m'a posé la question, et quand on connait les pelouses sur lesquelles on joue, la pelouse n'était pas d'un bon état selon moi. Mais c'est pareil pour les deux équipes qui sont sur le terrain. On est retourné la voir, je pense qu'il y a une amélioration. Elle reste assez dure et il faudra s'adapter : le terrain ne sera pas une excuse.
Comment s'est passé le retour de Didier Deschamps ?
C'était assez compliqué quand il a annoncé le décès de sa maman. Il y a eu un choc. Il a eu toute confiance en nous. On est content de le retrouver. Ce n'est pas évident de devoir faire son deuil dans ces conditions là, mais c'est ainsi, c'est le foot. Je pense qu'il est revenu avec l'envie de bien faire, et d'aller le plus loin possible dans la compétition. C'est quelque chose qui va lui faire du bien. Je pense qu'il est très touché mais qu'il essaye de ne pas trop le montrer pour ne pas affecter le groupe.
Le statut de favori est-il facile à vire ?
On entend et on voit ce qui se dit. On essaye de rester concentré, dans notre bulle. Comme je l'ai dit, jusqu'ici on l'a bien fait. On a très bien bossé, très bien préparé les matches. Il se dit beaucoup de choses, mais c'est le reflet de ce qui se passe sur le terrain. Il y a des éloges, mais il faut rester concentré sur ce qu'on veut faire.
Comment ne pas reproduire l'erreur de l'Euro 2020 face à la Suisse ?
Notre expérience nous sert. Un match comme la Suisse à l'Euro 2020 est un exemple. On ne se relâche pas, on prend les matches au sérieux. Dans ce fameux match face à la Suisse, on a peut-être été superficiel et on l'a payé cash. Tout peut arriver, même quand on est ultra favoris sur un match. C'est ça, le football.
