Le séisme annoncé a fini par provoquer sa première victime. Après l’élimination de l'Italie en barrages face à la Bosnie, la Fédération italienne a officialisé un départ majeur.
Le couperet est tombé. Quelques jours après l’élimination de la Nazionale en barrages de la Coupe du Monde face à la Bosnie, Gabriele Gravina a annoncé sa démission de la présidence de la Fédération italienne. Une décision actée lors d’une réunion à Rome ce jeudi, comme l’indique le communiqué officiel : le dirigeant a « remis sa démission » et convoqué une assemblée élective pour élire son successeur le 22 juin prochain.
Sous pression depuis plusieurs jours, Gravina était directement visé après ce troisième échec consécutif en barrages. Le ministre des Sports avait même appelé à « un renouveau » du football italien, jugeant la situation « inacceptable ».
Face à la crise, le désormais ex-président a reconnu une « responsabilité » dans ce fiasco, évoquant une « crise majeure » du système. Quelques heures plus tard, Gianluigi Buffon l'a imité et a aussi posé sa démission.
Rassegnare le mie dimissioni un minuto dopo la fine della gara contro la Bosnia, era un atto impellente, che mi usciva dal profondo. Spontaneo come le lacrime e quel male al cuore che so di condividere con tutti voi.
— Gianluigi Buffon (@gianluigibuffon) April 2, 2026
Mi è stato chiesto di temporeggiare per far fare le giuste… pic.twitter.com/OWtl0znwd0
Un premier départ qui pourrait en appeler d’autres ?
Cette démission marque un tournant, mais elle ne devrait pas suffire à calmer la tempête. Depuis l’élimination, la presse italienne réclame un grand ménage et une refonte complète du modèle. Le cas de Gennaro Gattuso reste notamment en suspens, alors que son avenir apparaît fragilisé après cet échec retentissant.
Avec une troisième Coupe du monde manquée d’affilée, l’Italie touche un point de rupture historique. Ce départ pourrait bien n’être que le premier d’une longue série.
