Manchester City - Real Madrid : Les tops et flops de la qualification de Man City (2-1)

David Silva, Bernardo Silva
Les joueurs de City se congratulent après le match | Pool/Getty Images

Pour le retour de la Ligue des Champions, Man City s'est payé le scalp du Real Madrid. Vainqueur 2-1 comme à l'aller (4-2 score cumulés), les Citizens retrouveront l'Olympique Lyonnais en quart de finale.

Un vrai match de foot, un Benzema toujours au top, une défense du Real au plus bas... et bien plus encore ! Installez-vous confortablement pour les TOPS/FLOPS.

Les tops

Le retour du foot, du vrai

Le son délicieux de cette douce musique... Pour tous les amoureux du foot, la reprise de la Ligue des Champions se résume à un immense bonheur. C'est encore plus vrai quand le spectacle est au rendez-vous. Et ce vendredi soir, il faut mettre en avant les deux équipes qui nous ont offert un match très agréable à regarder.

Des intentions, de l'intensité, du suspense, des buts. Une succession de temps fort, temps faibles de chaque côtés. Par moments l'impression que ça jouait d'un but à l'autre. Non vraiment, aucune des deux équipes ne s'est cachée, en cherchant systématiquement à jouer vers l'avant. Vivement la suite.

Le pressing de City en première mi-temps

Ils n'ont pas laissé aux hommes de Zinédine Zidane le temps de prendre leurs marques. D'entrée, les Skyblues ont effectué un gros pressing, gênant considérablement les premières relances madrilènes. Etouffés, les Merengue sont allés à la faute en concédant l'ouverture du score très rapidement. Bis répétita en deuxième mi-temps sur un bon pressing de Gabriel Jesus.

Benzegoal, encore et toujours

Son nom était sur toutes les lèvres avant le début du match. Et le capitaine d'un soir ne s'est pas caché. Indispensable pour la conquête du titre en Liga, Karim Benzema l'est tout autant en Ligue des Champions. Même si ça n'a pas suffit, il a eu le mérite de redonner de l'espoir à toute la Casa Blanca en égalisant en première mi-temps.

Sûrement sous-côté durant les années Ronaldo, il réalise une de ses meilleures saisons. Montrant au monde, qu'il fait bien partie du gratin. Même si peu d'entre nous en doutaient.

A ses côtés, Rodrygo a su animer le côté droit de tout son dynamisme, étant notamment passeur décisif sur le but du français.

Les trois mousquetaires (Sterling, Gabriel Jesus et De Bruyne)

Le feu follet Anglais ne cesse de faire des misères à bien des défenses, et l'arrière-garde du Real n'y aura pas fait exception. Que faire quand l'ancien des Reds déboule de la sorte ? Court sur les appuis, il est presque impossible de l'arrêter une fois lancé. Buteur sur l'ouverture du score, Sterling aurait du cependant en ajouter d'autres avec un peu plus de réalisme. Moins en vue en seconde période.

A ses côtés, Gabriel Jesus ferait presque oublier l'absence de Sergio Aguero. Passeur décisif pour Sterling sur le premier but après un bon pressing, il a remis ça sur le second. Cette fois en se chargeant personnellement de la sentence après un lob subtil sur Courtois.

Mais pour que le vice-champion d'Angleterre puisse exister offensivement, il faut toujours un bon Kevin de Bruyne. Sans réaliser sa meilleure performance, le meneur de jeu a toujours cette capacité à transpercer les défenses, soit par la passe, soit en percussion. Avec lui, l'équipe de Pep Guardiola possède de solides arguments pour aller au bout.

Après un début de match compliqué, Madrid a su relever la tête

L'ouverture du score précoce de City laissait présager le pire. Mais après vingt premières minutes compliquées, le Real a su relever la tête et sortir du pressing des Anglais. Retrouvant leur maîtrise collective, les Merengue ont su poser leur jeu et arracher l'égalisation. Avant le but de Gabriel Jesus (2-1, 68'), ils étaient largement dans le coup et pouvaient encore prétendre à la qualification.

Plombé par sa défense, le champion d'Espagne ne pouvait rien espérer de plus. Mais il a au moins eu le mérite de ne pas baisser pavillon.

Les flops

Varane et la défense du Real se sont plombés

On l'attendait en capitaine du navire... mais il l'a fait couler dès les premiers instants de ce match. En subissant le pressing de Gabriel Jesus et de toute son équipe, Raphael Varane a offert sur un plateau le premier but à City (0-1, 9e). Il a récidivé en seconde, cette fois en manquant sa tête en retrait. Puni immédiatement par l'international Auriverde (1-2, 68'). Vraiment pas ce qu'on attendait de la part du Champion du monde en l'absence de Sergio Ramos ce soir.

Son compère du soir n'a pas été très rassurant non plus. Diego Militao étant proche d'imiter le français en fin de première mi-temps à la suite d'une relance hasardeuse, sans conséquences (42'). Les deux axiaux ont semblé subir de plein fouet le pressing des Citizens dans la transmission de leurs passes. Tout comme Carvajal et Casemiro, pas irréprochables non plus.

Le fantôme d'Eden Hazard

Une fois de plus, il a traversé le match comme une ombre. Malgré quelques combinaisons avec Benzema laissant présager le meilleur, Hazard n'a pas su peser sur cette partie. Face à la défense parfois fébrile de Man City, il aurait pu (et du) apporter afin de faire basculer la rencontre. Loin du compte cette année, il est temps que la saison s'arrête pour le Belge.