Près de neuf ans après, Marseille est venu à bout du PSG au Parc des Princes pour le compte de la troisième journée de Ligue 1 (0-1). Entre électricité dans l'air, solidité marseillaise et nervosité parisienne, voici les différents enseignements à retenir de ce match.



Paris Saint-Germain ( 4-3-3) : Rico - Florenzi, Kehrer, Kimpembe, Bernat - Gueye, Herrera, Verratti -Sarabia, Neymar, Di Maria


Olympique de Marseille (4-3-3) Entraineur : Mandanda - Sakai, Gonzalez, Caleta-Car, Amavi - Kamara, Rongier, Gueye - Thauvin, Payet, Lopez


9 ans après, l'OM l'a fait


Quel exploit incroyable de la part des Marseillais ! En faisant mentir tous les pronostics, les coéquipiers de l'indispensable Florian Thauvin sont venus à bout de Paris au Parc des Princes (0-1). Près de neuf ans après la dernière victoire phocéenne dans le Classico (Novembre 2011), le Vieux -Port peut à nouveau exulter.

Car après tant de désillusions depuis l'arrivée des Qataris, les Olympiens ont su profiter de la meilleure des manières de la préparation tronquée des Parisiens. Entre absences, retours tardifs après la Ligue des Champions et Covid-19. Mais la troupe d'André Villas Boas n'a rien volé, et se permet même de mettre son adversaire du soir à six points. 18ème de Ligue 1. Si on l'avait cru...


Un Classico électrique


Clairement, les deux équipes ne se sont pas observés et sont tout de suite rentrées dedans. De l’impact, de l’intensité, des duels musclés, tout était réuni ce dimanche soir.

Visiblement, les déclarations de Payet dans la presse n’ont pas plu à Neymar. Le Brésilien a donné le ton en se chauffant avec ce dernier, à la suite d’un tacle un peu musclé envers le Français (11e).

Ensuite, pratiquement chaque faute a donné lieu à des regroupements houleux entre les deux équipes. Verratti, Alvaro, Amavi, Kurzawa et tous les autres, personne n’a baissé les yeux.

La bagarre entre Benedetto et Paredes en fin de match aura été le sommet d'une tension palpable tout au long de la rencontre. Résultat des comptes ? Cinq cartons rouges. Une atmosphère électrique comme on les aime. Un Classico, un vrai.


Marseille ne s’est pas caché


Souvent à côté de la plaque ces dernières années lors de leurs déplacements dans la capitale, les Marseillais ont su répondre présents cette fois. Irréprochables dans l’engagement, ils ont regardé leurs homologues les yeux dans les yeux, sans trembler.

Logiquement dominé, l'OM a eu toutes les peines à dépasser le milieu de terrain. Quoi qu'il en soit, les coéquipiers de Valentin Rongier ont su rester solidaires et ont piqué sur coup de pied arrêté (0-1, 31e). Ils auraient même dû corser l'addition sans une erreur d'arbitrage (64e).

Pas flamboyant dans l'ensemble, mais le résultat est là. Villas-Boas a su souder un groupe depuis la saison dernière, autant solidaire que combatif. Cette victoire, c'est avant tout la sienne.


Paris a eu le ballon, sans réussite


On ne va pas se mentir, le seul club à l'étoile français a clairement subi la plupart du temps, comme évoqué ci-dessus. Le PSG a monopolisé le ballon en jouant de plus en plus haut au fur et à mesure du match. Pourtant, ils ne se sont pas crées autant d'occasions qu'on aurait pu le croire.

Et lorsque ce fut le cas, Mandanda a répondu présent (2', 57', 59') ou la réussite les a fui (18', 70'), à l'image d'un Neymar en jambes mais pas assez tueur. Mieux que contre Lens avec le retour de ses individualités, les Parisiens n'ont pas assez pesé dans la surface adverse malgré une nette domination dans le jeu.

La présence d'un véritable attaquant de pointe aurait apporté d'autres options. Deux matchs, zéro but. Invraisemblable.


Le PSG trop nerveux


Grosses tensions entre Payet et Neymar dès le début de match

Paris s'est trompé. Face à l'intensité proposée par les visiteurs, les hommes de Thomas Tuchel n'ont pas donné les bonnes réponses. Extrêmement nerveux à l'image de Neymar, les Parisiens ont mis des coups, même s'ils en ont pris aussi, c'est vrai.

Mais il a régné un sentiment inhabituel d'irritation côté Francilien tout le long du match. Des grosses fautes "gratuites" qu'on n'a pas l'habitude de voir, énormément de contestations. Non, vraiment, Paris a perdu le duel de la lucidité face à l'OM. Donnant l'impression que l'expérience était de l'autre côté.

Comme illustration la plus nette, les rouges de Paredes, Kurzawa et Neymar, après cette fameuse bagarre en fin de match. Les supposés propos racistes d'Alvaro envers l'international auriverde sont, en revanche, aussi regrettables que condamnables.


Thauvin, encore et toujours


Thauvin lors de son but en première période

C'est à se demander comment ses coéquipiers ont fait pour s'en passer la saison dernière. Déjà en jambes face à Brest avec un but et deux passes décisives pour son véritable retour, Thauvin a de nouveau été décisif ce dimanche soir.

Logiquement moins en vue que le week-end dernier dans un match dominé par les joueurs de la capitale, le champion du monde tricolore a trouvé le moyen de faire parler la poudre en se faisant oublier au second poteau (31e). Tout en finesse, comme d'habitude.