Recrue la plus onéreuse de l'histoire de l'OL à son arrivée depuis la Sampdoria, Joachim Andersen n'a pas convaincu Rudi Garcia depuis ses débuts avec le club rhodanien.

Troisième dans la hiérarchie des défenseurs centraux, le Danois de 24 ans est parti s'exiler en Premier League à Fulham, le temps d'un prêt. Nous confiant en exclusivité respecter la décision du coach, il n'en reste pas moins quelque peu rancunier.



"Je suis à un âge (24 ans) où il est crucial pour moi de beaucoup jouer. Ça n'avait pas de sens pour Lyon d'avoir un joueur aussi cher (recruté 24 M€ + 6 M€ de bonus en provenance de la Sampdoria, NDLR) sur le banc. C'est une situation où on est tous les deux perdants."


Le pragmatisme à la Scandinave. Lucide sur sa situation, Andersen est parti gagner du temps jeu en prêt à Fulham pour potentiellement revenir plus fort à l'OL.


"Il me paraissait clair que je n'allais pas avoir ma chance cette saison avec le coach (Rudi Garcia, NDLR)" Joachim Andersen

Victime des choix de Rudi Garcia


Une décision compréhensible, propulsée par les choix de Rudi Garcia. Lui préférant Marcelo et Jason Denayer pour sa charnière centrale, le coach lyonnais n'a jamais donné sa pleine confiance au défenseur nordique, auteur de 35 matchs sous les couleurs rhodaniennes, depuis son arrivée en juillet 2019.


Une situation difficile à vivre, comme nous l'a confié l'ancien roc de la Sampdoria et de Twente, lors d'un entretien exclusif :


"Je n'étais plus très heureux à Lyon car je voulais jouer davantage. Quelques jours avant la fin du mercato, j'ai eu quelques conversations avec les dirigeants où je leur ai clairement dit que je voulais partir en prêt, nous a informé l'international danois. Il me paraissait clair que je n'allais pas avoir ma chance cette saison avec le coach (Rudi Garcia, NDLR). Les négociations se sont alors accélérées et Fulham était un choix évident."


Andersen entre acceptation et résignation


Respectant la décision du coach, Andersen nous a cependant admis ne pas comprendre parfaitement ses choix :


"C'est le football. Évidemment, c'est une situation frustrante. Parfois, un coach va préférer d'autres joueurs, sans que vous compreniez pourquoi. C'est sa décision et je la respecte, mais j'ai besoin de jouer."


Point d'orge de cette frustration, le Final 8 de la Ligue des Champions, où le Danois a ciré le banc lors de l'exploit face à Manchester City (3-1), et la défaite en demies face au Bayern Munich (0-3) :


"C'était un moment spécial pour le club et une formidable aventure à vivre de l'intérieur. Mais je ne peux m'empêcher d'avoir un sentiment amer. Je voulais absolument jouer ces matchs. Ça reste un beau souvenir, dont je me rappellerai quand je serai à la retraite, mais sur le moment j'étais surtout déçu."


Une amertume dont Rudi Garcia en est, implicitement, le principal responsable.