Liverpool a disposé tranquillement d'Arsenal, en fermeture de la troisième journée du championnat anglais, ce lundi à Anfield. Domination outrageuse, tournant du match et les choix d'Arteta, voici les enseignements à retenir de cette rencontre.



Liverpool a étouffé Arsenal


Dès le début du match, la physionomie était posée. Un Liverpool ultra-dominant dans le sillage de sa triplette au milieu, Fabinho - Wijnaldum - Keita, opposé à un Arsenal très vite dépassé.

En contrôle, les Reds ont monopolisé le ballon, alternant de longues phases de possession dans la moitié de terrain adverse. Tantôt jeu court, tantôt jeu long, toujours avec justesse. Dominateurs dans tous les compartiments du jeu, ils ont étouffé des Gunners bien trop timides.

Très (trop) bas sur le terrain, les joueurs d'Arteta ont subi pendant la quasi-intégralité du match. Incapable d'enrayer les offensives adverses, ils n'ont cessé de subir la pression.

Offensivement la copie est tout aussi pâle pour les pensionnaires du Nord de Londres, qui n'ont presque jamais réussi à enchainer les passes. Dans l'incapacité à se sortir du pressing très haut des champions en titre.


Le tournant du match


Et pourtant, Arsenal avait pris les commandes. L'une des rares fois où les Canonniers ont réussi à repartir de derrière, ils ont fait mouche. Maitland-Niles, bien aidé par Robertson (voir par la suite), a vu son centre finalement atterrir dans les pieds de Lacazette aux six mètres. 1-0 contre le cours du jeu (25').

Cela a tout du hold up pendant... deux minutes et 27 secondes. C'est le temps entre l'ouverture du score et l'égalisation de Sadio Mané (1-1, 28'). Les coéquipiers de David Luiz n'ont pas tenu la distance. En difficultés et plus qu'heureux d'ouvrir le score, ils se sont tirés une balle dans le pied en se faisant égaliser aussi rapidement.

Lacazette a également eu la balle du 2-2 en deuxième période en se présentant seul face Alisson (62'). Une impression d'infériorité, mais tout de même quelques petits regrets. Même si en face Liverpool s'est procuré largement plus d'occasions, et aurait logiquement pu (dû) corser d'avantage l'addition.


Robertson à double tranchant


Andy Robertson a alterné le bon et le moins bon ce lundi.

Il a dû passer par toutes les émotions. Alors que son équipe domine sans mal une équipe d'Arsenal aux abois, l'Ecossais s'est d'abord fait remarquer malgré lui. Sur un centre anodin, il a complètement manqué son dégagement et remis en jeu Lacazette seul face à Allison, qui ne s'est pas fait prier pour ouvrir le score (25').

Mais le latéral gauche a de la ressource. Quelques minutes plus tard, il s'est fait oublier au second poteau, bien servi par Alexander-Arnold dans le dos de la défense. Plein de sang-froid, il a crucifié Leno pour permettre aux siens de prendre l'avantage dans ce match (2-1, 34e). Il aurait pu couler, il s'est au contraire rattrapé. Une belle force de caractère.


Arteta s'est-il tiré une balle dans le pied ?


Si Arsenal a autant subi, est-ce la faute de Mikel d'Arteta ? Evidemment, il serait bien injuste de lui amputer la prestation très compliquée des siens. Mais tout de même.

D'habitude si propres dans la relance, ses Gunners ont donné l'impression de renier leurs principes de jeu. Alors il est vrai, le pressing de Liverpool n'a pas aidé. Mais son équipe avait montré face à City où Chelsea en Cup l'année dernière, qu'ils étaient capables de ressortir de derrière sans paniquer.

Lors de ces deux rencontres, ils avaient également montré qu'ils pouvaient faire autre chose que subir contre les gros. Les Reds étaient-il tout simplement trop forts ? Peut-être.

Mais la non titularisation de Ceballos laisse penser que le coach espagnol a voulu se la jouer défensive, en alignant Xhaka et Elneny, deux milieux récupérateurs. Un profil plus créatif comme celui du milieu de terrain prêté par le Real Madrid aurait pu apporter des solutions dans le jeu. Sa rentrée en fin de match en a donné un petit aperçu.