De passagsur le plateau de TF1, après son retour de Russie, Adil Rami a raconté l'incroyable anecdote qui lui a fait craindre de voir Didier Deschamps le renvoyer de l'Équipe de France.


Que serait l'Équipe de France sans Adil Rami ? Certes, l'international tricolorest le seul joueur de champ à ne pas avoir disputé la moindre minute de jeu lors de la ​Coupe du Monde, mais il n'en reste pas moins l'un des cadres principaux et un élément majeur du vestiaire de Didier Deschamps.

Tout simplement car le défenseur de l'​Olympique de Marseille tient le rôle ô combien important "d'ambianceur". Sa spécialité hors des pelouses, il faut bien l'avouer, que ce soit d'ailleurs en club ou en sélection. Récemment, l'ancien joueur du ​LOSC s'était aussi illustré lors d'une conférence de presse qu'il avait animé avec brio, juste avant le quart de finale face à l'Uruguay.


C'est pourtant juste après le huitième de finale victorieux contre l'Argentine que le Bleu a atteint le sommet de son art. Une péripétie rythméà grands coups d'extincteur, dont il a été le protagonistet "fautif". Une aventure que le principal concerné a brillamment raconté - comme à son habitude - lors de son passage dans l'émission Le Mag, sur TF1


On était dans un restaurant, parce qu'une boîte de nuit, en période de Coupe du monde, c'est quasi impossible, et pour ceux qui le savent, on a la sécurité avec nous et c'est quand même très dangereux. On était une quinzaine dans un restaurant, pépère. Et quand on est rentré, avec l'ambiance, on s'est mis à chanter dans les couloirs. Fidèle à moi-même, je me suis mis avec mon casque, nu, et je jouais à Fortnite dans ma chambre. Dans les couloirs, ça chantait, ça chantait, et les mecs tapaient chambre par chambre pour réveiller.

J'ai senti la tempête arriver vers moi. Dès qu'il y en avait un qui avait le malheur d'ouvrir sa porte, ils retournaient les lits, les machins, etc. Moi j'avais pris un extincteur dans ma chambre. Sécurité, on sait jamais, contre les gamins. Et là je sors pour savoir ce qu'il se passe, y a Ben Mendy qui bloque la porte avec son pied. Il a alors crié et dit 'venez, on va mettre le dawa dans la chambre d'Adil Rami'.

Je suis parti en courant, j'ai dégoupillé l'extincteur et quand ils sont rentrés, ghostbusterSincèrement, j'ai eu peur, car quand j'ai vu l'ampleur de cette bêtise, je me suis dit : 'je vais me faire virer'. Au début, il y avait de la fumée partout dans le couloir. Je ne connaissais pas le système de l'extincteur. C'était de la folie. C'était une chicha. Encore, une chicha c'était gentil, c'était le Vélodrome.

On ne se voyait pas à un mètre dans les couloirs. Tout le monde courait, chantait, se tapait dessus comme on ne voyait pas dans les couloirs. On dansait tous. J'avais remis mon slip entre-temps. Ça faisait mal, quand même, pour respirer. Tout à coup, la sécurité est arrivée et a dit : 'dégagez tous de l'hôtel, c'est toxique'.

Comme des mouches, tout le monde se réveille, en plus il y avait l'alarme, il y avait la femme qui parlait en russe et nous disait de partir, un truc comme ça. Tout le monde est sorti de l'hôtel, les employés et tout, Didier Deschamps aussi en pyjama. Quand je l'ai vu arriver vers nous, je me suis 'ah merde'. Et quand j'ai vu la sécurité venir, la police, les pompiers, je me suis dit : 'Je suis mort'.


Un épisode qui s'est finalement conclu en ayant causé plus de peur que de mal, et qui a sans doute fini de souder ce groupe France. La suite, personne ne pourra l'oublier...