​Discret dans les médias, Karim Benzema s'est confié à Vanity Fair. Critiqué pour son choix de ne pas chanter la Marseillaise ... il n'élude rien.


Les sorties de Karim Benzema dans les médias se font rares. Donc quand elles ont lieu, les voilà scrutées et précieuses. ​Et alors qu'il vit sa saison la plus compliquée depuis qu'il évolue au Real Madrid, l'ancien Lyonnais s'est livré au magazine Vanity Fair. Une interview durant laquelle il est revenu sur de nombreux sujets.

De sa situation en Bleus, aux critiques des médias et fans madrilènes, il répond sans détour. Première cible, Manuel Valls, ​l'ancien Premier Ministre qui avait milité pour sa non-sélection à l'Euro 2016.


"Quand un Premier Ministre parle de toi, ce n’est pas du football. Je crois qu’il ne faut pas mélanger football et politique. Dans mon cas, c’est un sujet politique. Avec Valbuena, ça a été un mauvais moment. J’ai été un jour en prison et je suis revenu triste à Madrid. Maintenant, j’ai trente ans, deux enfants. Je suis tranquille ici. S’ils ont besoin de moi, il savent où je suis"


Un premier coup de gueule, puis une explication claire sur le fait qu'il ne chante pas l'hymne national. "La Marseillaise appelle à faire la guerre. Je n’aime pas cela". Une explication honnête à défaut de faire l'unanimité... Enfin, l'attaquant du Real Madrid a tenu à clarifier la situation : les critiques concernant son niveau actuel ne l'affectent pas.


"Les grands joueurs nous sommes toujours critiqués. Nous vendons des journaux. Si je fais un mauvais match, je n’ai pas besoin de la presse pour le savoir. Moi, je joue au football, pour aider mes coéquipiers et pour tout gagner. Ça m’est égal que mon nom soit dans les journaux. Cela ne signifie rien"


Une belle mise au point de la part du décrié natif de Bron.