​​En s'imposant par deux buts d'écart hier soir face à l'Athletic Bilbao (3-1) au Stade Vélodrome, l'Olympique de Marseille a pris une sérieuse option sur la qualification en 1/4 de finale de l'Europa League. Malgré ce succès ô combien important, les Olympiens ne digèrent pas le pénalty très généreux accordé aux Basques, qui leur permet de garder espoir en vue du match retour jeudi prochain. 


Nous sommes dans le temps additionnel de la première mi-temps de ce huitième de finale aller. L'OM gère sereinement cette rencontre et mène 2-0 suite à des réalisations d'Ocampos et Payet. Alors qu'Aduriz déclenche une frappe au coeur de la surface, le ballon rebondit sur le coude d'Adil Rami. L'arbitre de la rencontre, Manuel de Sousa, désigne le point de pénalty alors qu'en s'attardant sur le ralenti, on s'aperçoit que le bras du défenseur français reste collé au corps et que cette main est donc totalement involontaire. Aduriz transforme alors la sentence et réduit à l'écart juste avant la pause (2-1).

Malgré le second but d'Ocampos lors du deuxième acte, qui a redonné de l'air à toute l'équipe Marseillaise, les discours d'après-match étaient sensiblement centrés sur cette erreur arbitrale. Rudi Garcia s'en est pris directement aux arbitres de surface, qu'il accuse d'être inutile. 


"On voulait reproduire le même match que contre Braga, on l'a fait, la grande différence c'est que ce n'était pas les mêmes arbitres, s’agace l’entraîneur de l’OM. Le problème c'est de mettre des arbitres de surface juste pour faire des erreurs, j'ai toujours dit qu'ils ne servaient à rien. L'année prochaine j'espère qu'il n'y en aura plus besoin, vivement la vidéo..."


Une fois la frustration évacuée, l'entraîneur Olympien a tenu à souligner la très belle performance de ses joueurs, qui ont su développer un jeu attrayant et dynamique. 


"On a vu un très bon match, tous les joueurs sont à féliciter, assure Garcia. On a développé du jeu, on a joué à touches réduites avec du mouvement, de la densité autour du porteur, on a fait de beaux enchaînements offensifs."


Si l'OM réédite la même prestation à San Mamès la semaine prochaine, ce pénalty imaginaire ne sera plus qu'une petite anecdote sans conséquence.