L'ascension irrésistible de Timo Werner en 6 moments

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Selon toute vraisemblance, l'international allemand devrait franchir un nouveau cap dans sa jeune carrière (24 ans) en s'engageant à l'intersaison avec un club plus huppé. Liverpool en a fait une priorité.


Tout proche de contester l'hégémonie de Robert Lewandowski (29 réalisations) au classement des meilleurs buteurs en Bundesliga, Timo Werner (25 buts) confirme journée après journée son ascension fulgurante qui devrait le conduire dans un top 3 européen. Estimé à une soixantaine de millions d'euros, rien ne laissait pourtant prédire un tel avenir pour le natif de Stuttgart. Retour sur six dates qui ont façonné la naissance d'un buteur providentiel.

1. Le foot dans le sang

THOMAS KIENZLE/Getty Images

Né d'une mère autrichienne et d'un père footballeur (ancien attaquant des Stuttgarter Kickers), Timo Werner était prédestiné à prendre la même direction que son illustre géniteur. Rapidement placé sur le pré avec un ballon entre les pieds, il a rejoint la formation du VFB Stuttgart dès l'âge de six ans après s'être essayé au TSV Steinhaldenfeld. Le jeune bambin évolue alors au sein du club où officie un certain Mario Gomez, qui deviendra par la suite son idole et son futur coéquipier.

2. 2013 : Par ici les pros

THOMAS KIENZLE/Getty Images

Une belle décennie bien tassée, onze ans pour être précis, et une formation qui touche à son terme en 2013 : Timo Werner découvre les joies du groupe professionnel et déguste ses premières minutes en professionnel en marge d'une rencontre qualificative à la Ligue Europa face au PFC Botev Plovdiv le 1er août 2013. Seize jours plus tard, il devient le plus jeune joueur de l'Histoire du VFB Stuttgart à disputer une rencontre en Bundelsiga face au Bayer Leverkusen, à seulement 17 ans et 4 mois.

3. La relégation et un nouveau départ

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Passé professionnel à l'âge de 18 ans, Timo Werner ne tarde pas à prendre ses responsabilités sur le front de l'attaque, en enchaînant les prestations encourageantes. Au terme d'un dernier exercice satisfaisant sur le plan personnel (6 buts et 3 passes décisives en 33 matchs de Bundesliga lors de la saison 2015-2016), l'Allemand ne peut pas empêcher cependant la relégation du club en 2. Bundesliga. L'heure est au départ. Le RB Leipzig se manifeste et propose dix millions d'euros pour s'attacher les services du jeune international Espoirs. Comme une évidence, Stuttgart accepte alors que le club ne peut pas se permettre de faire la fine bouche à une période où la formation allemande s'apprête à vivre une transition délicate.

4. Tout feu, tout flamme

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Un doublé face à Hambourg le 17 septembre 2016 pour se mettre dans le bain et 21 buts au compteur à l'issue de la saison : Timo Werner se place au quatrième rang des buteurs en Bundesliga, derrière Robert Lewandowski, Pierre-Emerick Aubameyang et Anthony Modeste. À seulement 20 ans, le TGV allemand a déjà rentabilisé le prix de son transfert. Direction la Ligue des Champions et la Nationalmannschaft.

5. Dans la cour des grands

James Baylis - AMA/Getty Images

Non retenu pour les Jeux Olympiques en 2016, en raison d'un point précis du règlement, lors de son transfert au RB Leipzig, Timo Werner sera finalement récompensé quelques mois plus tard en étant convoqué avec la sélection allemande en marge d'une rencontre amicale contre l'équipe d'Angleterre, qui couronne au passage la dernière sortie de Lukas Podolski avec la Nationalmannschaft. Titulaire à cette occasion (le 22 mars 2017), Timo Werner reçoit les éloges de Joachim Löw à l'issue de la rencontre. Décrit par le sélectionneur allemand comme l'avenir du football allemand, le principal concerné ne manquera pas de répondre aux attentes de tout un peuple. Et le joueur se mettra au travail dès la saison suivante (2017-2018) en inscrivant trois buts en six matchs de Ligue des Champions. Une première réussie sur le plan personnel dans la plus grande des compétitions européennes. En revanche, Timo Werner ne pourra pas empêcher le repêchage en Europa League où le RB Leipzig prendra la porte en quarts de finale de la compétition face à l'Olympique de Marseille.

6. Vers un nouveau départ

Marc Atkins/Getty Images

Si la saison n'est pas encore terminée, Timo Werner peut encore atteindre la barre symbolique des 100 buts avec le RB Leipzig. À cinq journées de la fin, l'international allemand doit encore trouver le chemin des filets à huit reprises. Une mission loin d'être évidente mais également loin d'être impossible. Ensuite, de nouveaux horizons devraient s'ouvrir au joueur qui aura l'embarras du choix au moment de choir son futur club. Et à en croire les dernières informations de The Telegraph, les choses devraient s'accélérer dans les prochains jours. En effet, Timo Werner dispose d'une clause libératoire fixée à 60 millions d'euros valable jusqu'au 15 juin. Par ailleurs, si Liverpool semble tenir la corde sur ce dossier, les Blues n'auraient pas abandonné l'idée de jouer un vilain tour aux Reds. Le dénouement est proche.