Athletic Bilbao - Real Madrid (0-1) : Les 5 leçons à retenir de la nouvelle victoire sur penalty des Merengue

Sergio Ramos
Sergio Ramos a de nouveau sauvé les siens ce dimanche, sur penalty... | Soccrates Images/Getty Images

Sans briller, les Merengue ont assuré l'essentiel, ce dimanche après-midi, lors de la 34e journée de Liga. Comme cela a été (trop ?) souvent le cas cette saison, c'est sur un penalty que le Real a glané sa victoire. Dominateur balle au pied, les hommes de Zinedine Zidane ne méritaient pourtant pas plus que les Basques de l'emporter...

1. Bilbao avait la victoire dans les jambes...

Les deux premières moitiés de chaque mi-temps ont été dominés par Madrid. Mais même dans ces moments, Bilbao aurait pu marquer. La vitesse d'Inaki Williams (23e, 54e) et l'intelligence de Raul Garcia (16e) ont en effet posé de gros soucis à la défense madrilène et sur plusieurs contres, la faille aurait pu être trouvée.

Il a fallu encore un excellent Thibaut Courtois pour bloquer de nombreux tirs. Le portier belge a joué un grand rôle dans cette victoire, tout comme le meilleur élément du Real Madrid cette saison : l'arbitre...

2. Mais la VAR, le Real, tu connais

À la 70e minute de jeu, Dani Garcia a en effet marché sur le pied de Marcelo et le jeu a été interrompu. Le contact est là, même si les deux hommes se sont bien jetés en avant pour être le premier à toucher le ballon, puis au sol pour bénéficier d'une faute.

La vidéo a (bien sûr) servi d'appui favorable aux Merengue finalement. Sergio Ramos a donc récupéré le ballon et s'est chargé de transformer le penalty, pour s'offrir un dixième but personnel cette saison. L'emporter sur ça, c'est moche. Mais c'est ainsi.

On retiendra que le capitaine madrilène est entré un peu plus dans l'histoire en co-détenant avec Mariano Pierna (10 buts avec Getafe en 2005-2006), le record de réalisations sur une saison pour un défenseur au XXIème siècle.

3. Le paradoxe Marcelo

Scénario classique donc à San Mames, mais trophée bien étrange... La Liga a en effet défini Marcelo comme homme du match. Le latéral brésilien était pourtant catastrophique en première mi-temps, complètement dépassé dans son dos, notamment parce qu'il ne fournissait que très peu d'efforts.

S'il s'est bien repris en seconde période, certainement après une soufflante de son entraîneur français, il a de nouveau offert une performance globale très moyenne.

4. Le sur-côté Rodrygo ?

Rodrygo
Rodrygo a été décevant contre l'Athletic Bilbao. | Soccrates Images/Getty Images

Il ne faut bien évidemment pas basculer dans la culture de l'instant. L'ailier brésilien dispose d'un potentiel exceptionnel et se faire titulariser à plusieurs reprises au Real Madrid pour des matchs de championnat le prouve assez bien. Mais cet après-midi, il n'était vraiment pas inspiré...

Que ce soit au niveau de ses prises de balle, de son positionnement bien trop souvent axial ou de ses derniers gestes, rien n'a fonctionné. Berchiche ne lui a pas facilité la tâche en réalisant une très bonne partie. Mais il y avait quand même moyen de s'illustrer.

Après 15 minutes de jeu, seul à l'angle des six mètres, il a par exemple manqué un but tout fait. En milieu de deuxième période, rebelote. Sa sortie fut bien tardive (75e). Il n'aura pas du tout marqué de points ce dimanche...

5. La course au titre pliée ?

Le Real Madrid a fait le job, sans superflu, lors de cette 34e journée de championnat. Les Merengue sont donc sept points devant le Barça en tête de la Liga, avec un match joué en plus.

Le moindre faux-pas des Catalans condamnent donc tout espoir de retour désormais. Karim Benzema et ses coéquipiers n'offrent pas le plus grand des spectacles cette saison, mais ils ont le mérite d'être les plus constants et cela devrait bien être payant.