​Selon une consultation menée par l'UNFP, trois-quarts des joueurs ont affiché leur scepticisme concernant une éventuelle reprise de la Ligue 1.


Et si le football français prenait la même direction que le volley-ball, le handball ou encore le championnat de France amateur ? À l'heure actuelle, la problématique est toujours sur la table alors que les instances planchent dans le même temps sur une reprise des compétitions au mois de juin. L'esprit contestataire s'élève. 


Des retours négatifs 


Dans une tribune au ​Monde datée du 21 avril, l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) appelle à l'arrêt définitif des compétitions sur le territoire tant que les conditions sanitaires ne seraient pas réunies. 


"Renonçons à une reprise du championnat dans ses conditions. (...) L'urgence économique ne doit pas prendre le pas sur l'impératif de santé publique".


Par ces mots, le vice-président de l'UNFP, Sylvain Kastendeuch, alerte les instances sur la nécessité de prendre en considération le caractère urgent de la situation au détriment d'une politique économique qui pourrait avoir des conséquences désastreuses à terme sur la santé des sportifs. 


Lors d'une consultation menée par l'UNFP, trois footballeurs sur quatre ont émis des réserves et des craintes concernant une éventuelle reprise. Une étude qui corrèle une précédente consultation mise en ligne par le syndicat et dévoilée par le journal l'Equipe le 17 avril. 

En ligne de mire, les joueurs craignent un éventuel risque de blessure après une interruption de toute activité sportive depuis près de trois mois. Une inquiétude partagée par les entraîneurs qui échangent quotidiennement sur un groupe WhatsApp depuis le début du confinement. 


Récemment, Rudi Garcia avait souligné le danger de reprendre le Championnat au mois de juin tout en mettant en garde la Ligue de Football Professionnel sur la cadence extrême qui pourrait être imposée aux sportifs afin de clôturer au plus vite cet exercice avant la reprise du suivant le 23 août. 


Par ailleurs, à l'unanimité, les entraîneurs de​ Ligue 1 et de Ligue 2 ont estimé à trois semaines la durée d'un retour à l'entraînement avant la reprise des échéances pour éviter de fragiliser encore un peu plus des organismes déjà bien atténués.