On se rapproche doucement de la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Se déroulant du 21 novembre au 18 décembre, la compétition pose déjà quelques interrogations, d'autant plus depuis les déclarations de Sepp Blatter, ce jeudi, préconisant de retirer l'organisation au pays de la péninsule arabique. C'est une saison qui risque d'ailleurs d'être très particulière, pour les principaux clubs européens. 


1. Une pause compliquée à gérer dans la saison

Pour la première fois de son histoire, la FIFA a décidé d'organiser une Coupe du Monde, en hiver. 


Bien évidemment, les rencontres se dérouleront dans un cadre idéal, puisque le Qatar organise l'événement du 21 novembre au 18 décembre. Sur le papier, la solution est adéquate pour une compétition de qualité. 


Mais, sur le papier seulement... D'ordinaire, la Coupe du Monde se déroule à la fin de saison des clubs européens, au mois de juin. Les principaux championnats se terminant au mois de mai, la situation ne posait alors pas de problème.

Mais cette fois-ci, les championnats et les compétitions européennes vont débuter un mois plus tôt, dans l'ambition d'effectuer une pause de quelques semaines, avant et après, la Coupe du Monde. 


Il sera alors très délicat de se concentrer sur la première partie de saison, en sachant qu'un tel événement aura lieu, en plein milieu. Une situation qui pourrait être propice aux grandes surprises, en ​Ligue ​des Champions notamment, où les meilleurs joueurs risquent d'être exténués durant le mois de décembre. 


2. Un risque de blessure accrue

La santé des joueurs pourrait aussi poser quelques interrogations. Quand la ​Coupe du Monde se déroule au mois de juin, les principales stars peuvent se permettre de tout donner, en sachant que les vacances approchent. 


Bien que les clubs européens donneront la possibilité aux joueurs de souffler, les sélections nationales devront effectuer une préparation physique, avant le début de la compétition. 


Une autre pourrait être nécessaire, avant la reprise de la seconde partie de saison. Il n'est pas surprenant de savoir que les organismes risquent de souffrir et flirter avec les limites. 

Lorsque l'on sait déjà que certains joueurs ont du mal à enchaîner les rencontres tous les trois jours, qu'est-ce qu'il adviendra au terme d'une telle saison ? 


Les pépins physiques pourraient se multiplier, pour rendre la vie dure à tous les clubs européens. Il va falloir faire extrêmement attention. Les entraîneurs devront faire preuve de pragmatisme sur certains matchs, pour faire souffler les principales stars de leur effectif. 


3. Un engouement moins important 

Lors de la Coupe du Monde 2018, cela faisait bien longtemps que la France n'avait pas connu un tel engouement. 


Plusieurs supporters qui ne suivent pas réellement le football se découvrent une véritable passion lors de ces grands événements. C'est alors toute une nation qui supporte les Bleus, à travers les différentes fan zones, présentes sur le territoire. 


Une situation idyllique en période estivale, où tout le monde peut facilement se retrouver dehors, pour supporter leur pays. 

Mais une Coupe du Monde en hiver n'offrira sûrement pas autant de garantie. Bien qu'au Qatar les températures seront idéales pour jouer au football, ce ne sera sûrement pas le cas pour les supporters en Europe. 


En plein hiver, il semble délicat d'imaginer des milliers de supporters se retrouver dans les rues, pour fêter les succès. D'autant plus que la finale se tiendrait le 18 décembre, à seulement quelques jours des fêtes de fin d'année. 


​4. Quid des joueurs non-qualifiés pour l'événement ? 

Lors de chaque édition, il n'est pas rare de voir des nations majeures non-qualifiées pour l'événement. 


Pour cette Coupe du Monde 2022, la situation ne sera pas idéale pour les joueurs de ces sélections. En plein milieu de la saison actuelle, certains éléments devront donc attendre plus d'un mois, pour reprendre la compétition. Une pause que l'on peut déjà assimiler à celle que l'on connaît durant chaque été. 


Alors, comment les joueurs absents de la Coupe du Monde parviendront à se motiver dans l'idée de disputer la première partie de saison à fond, en sachant qu'ils seront stoppés en plein milieu. 


C'est une question que l'on est en droit de se poser, à moins de deux ans et demi du début de la compétition. Une chose est certaine : la Coupe du Monde 2022 ne fait et fera jamais l'unanimité. 


On espère au moins que les performances sur les terrains permettront à cette édition de ne pas devenir un véritable fiasco ... ​